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La passion du café

Goerges-Gabriel Pomeng, francophone de 31 ans, vit une passion particulière : le café de spécialité. Nouveau résident à Calgary pour parfaire sa formation, Georges-Gabriel a appris avec les plus grands. Rencontre avec un apprenti torréfacteur attachant et prometteur qui partage son histoire et son amour pour le café.

Une fois lancé sur le sujet du café, Georges-Gabriel pourrait en parler pendant des heures. Sympathique, décontracté et le sourire enfantin, c’est avec un savoir surprenant que le jeune talent parle de son art et de son parcours atypique.  

Son colocataire Richard Shin en fait l'éloge.  « J’aime sa cool attitude. Son attitude et sa personnalité font ressentir aux gens qu’il est accessible ». Lorsque Georges-Gabriel reçoit, il met le visiteur tout de suite à l’aise. Une qualité naturelle et une philosophie de vie pour celui qui a passé une partie de son enfance sur lÎle de la Réunion. En offrant un café, de spécialité bien sûr, l’apprenti torréfacteur ne fait rien au hasard. La boisson est minutieusement préparée. Les mesures de la recette sont enregistrées et vérifiées sur son téléphone portable, le café est pesé sur une balance électronique. Pointu, pour un café maison ! Mais le résultat à la dégustation est au rendez-vous. Un goût pêche singulier se distingue à chaque gorgée. Gabriel affirme qu’aucun arôme ni additif n’a été ajouté. Tout réside dans la torréfaction et la préparation.

Le café, Georges-Gabriel ne l’a pas découvert en un jour. C'est un processus qui a pris du temps. « J’ai découvert le café très tôt à vingt ans », dit-il. Voilà maintenant un peu plus de dix ans qu’il peaufine son art. Il débute à l’époque au Starbuck, en parallèle de ses études en management, en France. Alors intrigué par l’histoire et la théorie du café, Georges-Gabriel ne réalisait pas tout de suite qu'il venait d’approcher sa vocation. Il lui aura fallu encore cinq ans et un peu plus de 460 km, pour tomber en amour devant sa première tasse de café de spécialité, dans une petite échoppe de Londres, au marché de Camden Town.

Depuis ce jour, le jeune passionné comme il le laisse entendre n’a qu’une idée en tête. « À ma rentrée en France, j’ai repris des études dans le commerce international pour travailler dans le café », confie-t-il. Fort d’un stage de fin d’études à Nordic Approach en Norvège, George-Gabriel y fait la rencontre de son mentor qui n’est autre que Tim Wendelboe. Pour ceux à qui le nom ne dit rien, Monsieur Wendelboe est une vedette internationale dans le monde du café. Il donne des conférences partout dans le monde et a écrit des ouvrages sur le sujet.

Lorsqu’il revient sur son passé dans le sanctuaire de l’or noir, Georges-Gabriel ne regrette pas son choix de voler loin du cocon norvégien pour explorer l’Alberta. « Le Canada m’a toujours intéressé pour son ouverture d’esprit. En lui faisant part de mon projet, Tim m’a conseillé d’aller à Phil & Sebastian pour parfaire ma formation. » Il ajoute que le café de qualité qu’on boit à Phil & Sebastian, ainsi que les gens géniaux et atypiques qu’il y a rencontrés, lui donne davantage envie de continuer.

Barista

Une envie qui pourrait le mener bien loin. « Ma vision à court terme est de devenir un bon barista et de découvrir plus tard le monde de la torréfaction de façon plus approfondie », explique George-Gabriel. Vas-t-il un jour ouvrir son propre café ? « Pourquoi pas. J’y pense », songe-t-il.

Avis aux amateurs de bon café à Calgary. Pour ceux désireux de découvrir le café, ne sachant pas comment s’y prendre... Voici un conseil du guide :  Visitez plusieurs cafés. Lorsque vous allez dans un café, intéressez-vous, demandez comment ils font leur café, d’où il vient, comparez par vous-même les goûts, les saveurs.

Si vous vous arrêtez à Calgary près d’un Phil & Sebastian, passez voir Georges-Gabriel, il vous servira un délicieux café. D’ici là, entraînez vos palais.

Bonne dégustation.

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