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Discutons climat avec l'ambassadeur de France au Canada

Chapuis2L’ambassadeur de France au Canada, Nicolas Chapuis, était de passage à Edmonton et à Calgary, dans le cadre de sa tournée canadienne visant à promouvoir la conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris, du 30 novembre au 11 décembre.

 

« Tout ce qu’on dit sur la croissance et l’économie ne prend pas en considération le climat. Pourtant, le climat est un vrai sujet. Les différentes industries, ce qui inclut l’’exploitation pétrolière, doivent être novatrices, même si de nouveaux modes de production exigent des investissements importants », a lancé Nicolas Chapuis à la soixantaine de personnes venues à sa rencontre, le 9 octobre, lors d’un dîner d’affaires qui se tenait dans un restaurant français de Calgary.

 

 Nicolas Chapuis admet que le pays est en récession économique, mais il estime que le climat et l’économie vont de pair. « Si les gouvernements et les entreprises investissent dans de nouvelles technologies, il y aura à un certain moment un point de croissance », croit-il.

 

Selon l’ambassadeur de France au Canada, les provinces ont une plus grande conscience environnementale que le gouvernement canadien. Surtout que l’Alberta, s’est-il permis de rappeler, a une nouvelle administration « jeune et bien éduquée ».

 

« L’administration de Rachel Notley est l’une des meilleures que j’ai rencontrées. Elle est ouverte et “business friendly”. N’hésitez pas à vous faire entendre auprès des membres du gouvernement si vous avez des préoccupations », a-t-il dit aux gens d’affaires, en ajoutant que le gouvernement albertain avait besoin de leur aide pour améliorer les conditions environnementales et économiques de la province.    

 

La conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris vise à aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. A l’issue de cette conférence, Ottawa s’est engagée, en mai, à réduire de 30% d’ici 2030 ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2005.


Rappelons que le gouvernement canadien s’est retiré du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre en 2011.

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