Les commémorations du Grand Centenaire

La salle de spectacle de la Cité des Rocheuses affichait pratiquement complet le samedi 15 novembre. De nombreux francophones avaient fait le déplacement, malgré un temps ensoleillé et radouci, pour rendre hommage aux soldats tombés lors de la guerre 1914-1918.

 

Des élèves de CM2, de 3e et de 1ère du Lycée Louis Pasteur ont ouvert le bal de cette journée commémorative. Au programme : poèmes, explications des symboliques liées au Jour du Souvenir, comme le coquelicot ou les deux minutes de silence, mais surtout une bouleversante lecture des lettres d’un soldat francophone et de sa famille restée en Alberta.

 

L’auteure franco-albertaine, Nadine Mackenzie, ayant à son actif près d’une trentaine d’ouvrages, est à son tour montée sur la scène de la Cité des Rocheuses. Elle a pris le parti de parler de la ville de Trochu, non pas en contant son histoire chronologique, mais en dévoilant quelques anecdotes. Trochu est un village francophone, créé en 1904 par un groupe d’aristocrates français, dont faisait partie Armand Trochu. Ces anciens officiers sont retournés combattre en France pendant la guerre 1914-1918.

 

Nadine Mackenzie a écrit leur histoire dans Du sang bleu dans l’Ouest du Canada, le seul ouvrage canadien ayant obtenu le label de la Mission du Centenaire, un projet soutenu par le gouvernement français. Après sa conférence, l’auteure a pu répondre à quelques questions, notamment celles d’élèves du Lycée Louis Pasteur, curieux d’en savoir plus sur sa carrière.

 

Nadine MacKenzie à la cité des Rocheuses

 

Après quelques minutes de pause, les participants ont réintégré leurs sièges afin de visionner le film Passchendaele. Ce long-métrage raconte l’histoire d’un soldat canadien, blessé en France lors de la Première Guerre mondiale et qui rentre se faire soigner à Calgary. Il y rencontre une belle infirmière avec qui il entame une histoire d’amour qui le mènera à nouveau sur les champs de batailles.

 

Cette après-midi riche en émotions a pris fin avec l’intervention de Stéphane Guevremont, docteur en histoire. Il a pu discuter avec le public du film et des messages qu’il véhicule. Tous ont pu rentrer chez eux le cœur et la tête pleins de sentiments mélangés, mais surtout reconnaissants envers ces soldats, canadiens ou français, tombés il y a maintenant un siècle.

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