P1080225À peine trois mois après l’ouverture de leur entreprise de cours de premiers soins en ligne, le Franco-Albertain Stephan Guénette et sa partenaire d’affaires, Morgan Moe, voient grand. Ils voudraient tripler leur offre durant la prochaine année. Dans un futur plus lointain, on pourrait même voir apparaître des cours en français sur leur site Internet.

 

Les bureaux de la jeune entreprise Mountain Med Online sont remplis d’équipement de production cinématographique et de matériel de premiers soins. C’est à cet endroit que les deux entrepreneurs albertains filment une partie des vidéos destinées à expliquer, par exemple, comment se servir d’un bâton d’expédition pour immobiliser une fracture. L’autre partie du tournage se fait en montagne où les formateurs utilisent des accessoires du décor, un arbre ou une roche par exemple, pour enseigner des techniques de massage et de soins.

Celine Bosse horizontalLa diététiste-nutritionniste de Calgary, Céline Bossé, ne chôme pas ces jours-ci. Elle travaille à la préparation d’une série de huit ateliers destinés à des enfants d’âge préscolaire. Le tout premier aura lieu le 29 octobre sur les courges, à l’occasion de la fête de l’Halloween.

 

Récemment de retour du Québec où elle a suivi sa formation de l’organisme Les ateliers cinq épices, Céline Bossé, ou « Moman Popotte », son nom de personnage, a des idées plein la tête pour inspirer les jeunes à manger sainement et à varier leur alimentation.

 

Bientôt, elle commencera à faire cuisiner les bouts de choux de quatre à six ans et leurs parents, dans les locaux de la Société de la petite enfance et de la famille du sud de l’Alberta (SPEFSA).

Patricia LortieCinq artistes francophones de Calgary exposeront leurs oeuvres le 26 septembre à la Cité des Rocheuses dans le cadre de la Fête de la culture, qui se tiennent du 25 au 27 septembre. Parmi les oeuvres, Oser rêver, que l’artiste Patricia Lortie a créée pour les Jeux Olympiques de Vancouver, sera exposée pour la première fois dans la métropole.

 

Oser rêver est un ensemble de deux sculptures en bronze, en métal et en verre, qui représentent l’atteinte d’un but et la réalisation d’un rêve. Particia Lortie a distribué un sondage auprès des membres du public où elle les questionnait sur leurs rêves et ce qui les empêchaient de les réaliser.

GOYDeux semaines après son entrée en poste, le nouveau directeur de l’école primaire du Lycée Louis Pasteur de Calgary, Laurent Goy, a déjà la tête pleine d’idées et de projets. Il veut notamment s’assurer que les enseignants, qu’ils soient Canadiens ou Français, se sentent à l’aise au sein de l’équipe et que les jeunes aient une transition naturelle entre les années.

 

« Il est primordial pour moi qu’il n’y ait pas de rivalité au sein de notre personnel enseignant. C’est un phénomène souvent présent dans les écoles en France, mais de ce que j’ai observé, ici, au Canada, du moins au Lycée Louis Pasteur, cela ne semble pas être le cas et je veux faire en sorte que les relations demeurent détendues », explique le nouveau directeur de l’école primaire, Laurent Goy.

 

DessinLa Société de la petite enfance et de la famille du sud de l’Alberta (SPEFSA) tient une journée portes ouvertes le 12 septembre pour faire connaître ses ateliers pour les enfants, les adolescents et les mamans. Cette année, l’organisme offre près de dix ateliers les soirs de semaine et la fin de semaine, allant de l’art dramatique à l’activité physique.

Une centaine de francophones et francophiles de Calgary ont célébré le Stampede en dansant en ligne et en partageant un repas, le 11 juillet, au centre communautaire de Cliff Bungalow. C’était dans le cadre du 3e « BBQ Franglofun » organisé par le Bureau de visibilité de Calgary et l’Association communautaire Cliff-Bungalow Mission.

« Je l’ai souligné lorsque j’ai invité des amis et des résidents du quartier à ce barbecue : vous n’avez pas besoin de parler français pour y participer. C’est l’occasion de partager un repas et de célébrer nos racines francophones et l’histoire riche en diversité culturelle de ce quartier », précise Bob Lang, le président de l’Association communautaire Cliff-Bungalow Mission et l’un des organisateurs de ce troisième « BBQ Franglofun ».

Le soleil était au rendez-vous, le 27 juin, à la Fête de la Saint-Jean-Baptiste organisée par la Cité des Rocheuses. « Peut-être même un peu trop chaud », d’après la directrice de la Société de la petite enfance et de la famille du sud de l’Alberta, Christiane Tanguay. Mais l’organisation avait prévu le coup.

Partout sur les tables de pique-nique, on retrouvait des contenants réfrigérés avec de l’eau fraîche. L’organisation a aussi aménagé un espace à l’intérieur de la Cité des Rocheuses pour les participants qui voulaient prendre une pause de la chaleur. « La chaleur est vraiment impressionnante cette année, mais les enfants s’amusent malgré tout. Nous avons pris les moyens pour faire en sorte que ce soit agréable pour tout le monde », précise la directrice de la Société de la petite enfance et de la famille du sud de l’Alberta (SPEFSA), Christiane Tanguay, qui a aidé à l’organisation de l’évènement.

C’est au 16e étage, numéro 840 de la 7e avenue que Planète Franco Radio est diffusé à Calgary. Si cette jeune radio débute dans le paysage des médias, elle n’en a pas moins un concept fort : promouvoir le français en Alberta. Une idée qui vaut le détour et qui mérite que francophones et francophiles tendent l’oreille.

De Calgary à Djibouti, Québec ou bien Paris, Planète Franco Radio est une radio en ligne. Elle possède donc le gros avantage d’être captée n’importe où sur la planète. Un concept novateur et simple pour une radio qui a effectué son lancement en septembre 2014, avec aux commandes quelques fidèles et travailleurs à temps  plein : Élisée Ngangue, directeur de la radio et présentateur de l’émission « Tout en un », une émission de jazz; Tom Galaty, responsable marketing et communication, présentateur de l’émission « Le temps du partage »; Didier Bobiokono, régisseur d’antenne, qui anime l’émission de débat « La passerelle », Nkishi Kaiyembe, technicien; enfin Zinha Muabi à la cellule d’écoute et des critiques, ainsi que Francis Yappi.

Calgary, oh Calgary ! La réputation de cette ville, en matière de croissance économique et d’employabilité générée par l’industrie pétrolière, attire de nombreux immigrants depuis plus de 10 ans. En Alberta, la taxe sur les produits et services (GST) est de seulement 5 %,  contre 15 % au Québec. Chaque année, des milliers d’immigrants provenant d’horizons différents viennent s’y installer. L’immigration est souvent motivée par des raisons économiques,  politiques, voire personnelles ; mais on néglige souvent l’adaptation sociale et culturelle que cela implique. De nombreux immigrants pensent bâtir un avenir meilleur en Alberta, sans soupçonner l’impact que cela aura sur leur identité sociale. Quel est le lien entre l’identité sociale d’une personne et sa recherche d’emploi à Calgary ? Ce fossé n’est pas tous les jours facile à combler, et passe souvent par l’apprentissage de nouvelles manières de faire, de penser et l’assimilation de certains pièges à éviter.

Travail et identité sociale d’une ville

L’appel du grand Ouest séduit.  Statistiques Canada a mené en 2000 une étude sur les changements dans la répartition régionale des nouveaux immigrants au Canada, et presque la moitié de tous les nouveaux immigrants au Canada prévoyaient alors de s'établir à Toronto. En 2012, cette proportion a diminué pour atteindre moins de un sur trois. De manière générale, une proportion importante d’immigrants ont changé leur fusil d’épaule, en choisissant d'autres destinations, plus particulièrement vers les Prairies. L’Alberta, a vu son chiffre presque doubler en passant de 6,3 % à 11,6 % ces 10 dernières années. La réputation de l’Alberta peut donner l’impression qu’il n’y a qu’à se baisser et ramasser pour obtenir un travail à Calgary. Tout dépend de sa profession. Si pour certains, décrocher un travail peut aller vite, ce n’est pas systématique ; et l’Eldorado du plein emploi peut s’avérer être un long pèlerinage. Calgary est la ville des cols blancs. Il n’est pas évident de s’identifier dans une société où beaucoup de ses habitants ont pris le pli de se définir par ce qu’ils ont, et non par qui ils sont. Alors, que faire pour trouver ses marques dans une ville où l’identité sociale et culturelle d’une personne ne se définit principalement qu’au travers d’un salaire élevé, d’un statut lié à celui des grandes entreprises et de ses acquis sociaux ? Erwan Goasdoué, coordinateur de programme à Connexion Carrière à Calgary, explique les principales embûches que rencontrent généralement un nouvel arrivant : “le langage, les immigrants internationaux ont l’attente de tomber dans un pays bilingue”. Autre point important souligne Erwan :   “Le manque de réseau, les gens se sentent isolés. Il faut trouver le moyen de briser la glace. Par exemple, j’aime bien le club de tricot cela permet de rencontrer des personnes, de faire des choses, on apprend et on partage, cela permet de développer le langage”. Enfin, ajoute-t-il : “les certifications locales, faire valoir son diplôme par des écoles locales. C’est quoi les mécanismes qui permettent d’appliquer dans sa recherche d’emplois”. 

Le troisième jeudi de novembre sonne chaque année le glas du Beaujolais Nouveau. Il était possible de célébrer cette tradition en beauté vendredi dernier à l’Alliance Française de Calgary.

 

Une quarantaine de personnes étaient réunies aux locaux de l’organisation afin de déguster le cru 2014 du Beaujolais Nouveau. Un beau succès pour l’Alliance puisque l’évènement affichait complet depuis plusieurs jours et que la tempête de neige n’a pas su décourager les participants de célébrer cette tradition française.

 

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