Jean-Sébastien Rioux vient d’annoncer sa candidature pour devenir député à l’Assemblée législative de l’Alberta, dans la circonscription de Calgary - Mountain View. Retour sur le parcours de ce canadien francophone.

 

Il est assez rare qu’un francophone se présente à des élections en Alberta. C’est pourtant ce qu’a fait Jean-Sébastien Rioux, né à Québec et installé à Calgary depuis 7 ans. De 2006 à 2008, il était le chef de cabinet de Jim Prentice, alors ministre fédéral mais également ministre politique pour l’Alberta. « C’est dans ce cadre que j’ai visité l’Alberta et que je suis tombé amoureux de cette province… et d’une Albertaine ! », explique Jean-Sébastien Rioux.

Dans le reportage du Franco du 11 au 17 décembre dernier (p. 3), signé Arthur Bayon, et portant le même titre que cette chronique, Henri Lemire, cité dans les premières lignes du reportage, explique aux parents de Beaumont, avec l’autorité de l’expert et le détachement de l’administrateur qu’on lui connaît, le choix des parents de la façon suivante: « On ne veut pas vous influencer d’une façon ou d’une autre, dit-il. (…) La loi veut que l’école soit publique ou catholique. Au conseil scolaire, ça ne fait aucune différence », n’ajoute-t-il pas. Il y aurait des chapitres à écrire sur ces quelques énoncés, mais là n’est pas le sujet de cette chronique.

Les conseils publics et catholiques de la majorité anglophone créent des écoles à l’intérieur de leurs systèmes respectifs déjà établis où la question de la confessionnalité ne se pose pas, ou exceptionnellement. Or, dans le système francophone, dans la mesure où ce sont des conseils composés, on nous dit qu’il faut choisir et que c’est la loi dictée par l’Acte scolaire albertain.

Si c’est aujourd’hui la pratique (voir art. 255.3 de l’Acte scolaire albertain) – et il faut s’en féliciter en autant que le processus reste objectif et les parents bien informés –, cela n’a pourtant pas toujours été le cas étant donné la façon dont le CSCN s’est développé. Il semble que certains se soient donné des passe-droits et des privilèges en raison d’une application partisane qui remonte à sa création. Le processus actuel qui permet aux parents de l’école de choisir l’option qui leur convient correspond-il à l’application souhaitée par la Cour suprême du Canada?

Le 21 janvier dernier, la Cour suprême du Canada a entendu une autre cause relative à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’agit du dossier Commission scolaire francophone du Yukon c. Procureure générale du Territoire du Yukon.

En plus des deux parties, il y a eu les intervenants suivants : la procureure générale du Québec, le procureur général de la Saskatchewan, le procureur général des TNO, le procureur général de la Colombie-Britannique, le commissaire aux langues officielles du Canada, la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, la Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique, la Fédération nationale des conseils scolaires francophones et la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada.

Sur toutes les pages des mémoires des parties et des intervenants, il est inscrit qu’il y a une interdiction de publication. Au début de l’audience, la juge en chef a indiqué que l’ordonnance d’interdiction de publication vise à protéger l’identité d’un enfant et de ses parents. Les documents relatifs aux affaires faisant l’objet d’une ordonnance de non-publication peuvent toutefois être consultés par le public et par les médias. Et les personnes intéressées à visionner en différé le déroulement de l’audience peuvent le faire grâce au site Internet de la Cour suprême du Canada.

Fin mars, une vingtaine d’élèves du lycée français de Mexico viendront passer quelques jours à Calgary parmi leurs camarades du lycée Pasteur. Une occasion pour eux de découvrir la ville et les Rocheuses à travers des sorties culturelles et sportives.

 

Pour la première fois dans le cadre de son Programme International, le lycée français Louis Pasteur va mettre en place un échange avec son homologue de Mexico City, le Liceo Franco-Mexicano. Ce projet a notamment pu voir le jour grâce à l’aide apportée par la Consul du Mexique à Calgary, Cecilia Villanueva Bracho, qui est également une parent d’élève du lycée Pasteur.

 

Cette semaine en était une de répit pour l’actualité franco-albertaine et dans les agendas de ceux qui se dévouent allègrement aux activités de la communauté. J’espère que vous avez pris tout le repos qu’il vous faut puisque les semaines qui viennent seront bien remplies d’adrénaline, de partage et de délires hivernaux. En une ligne je cite : la Classique Héritage, la Soirée de curling francophone, le Pentathlon de Jasper, l’Aventure du canoë volant et le Carnaval de Saint-Isidore, pour en omettre plusieurs, je suis certaine…

Ceci ne veut toutefois pas dire que les pages de votre journal hebdomadaire ne sont, cette semaine, que bonnes pour le foyer… Parfois, quand nous ne sommes pas de facto occupés par une multitude de nouvelles ou d’événements primordiaux pour notre francophonie, cela nous laisse le temps de réfléchir aux bonnes nouvelles. Les bonnes nouvelles qui ne sont pas flamboyantes mais qui dévoilent plutôt des idées brillantes… Il y en a trois dans le journal cette semaine. Mais c’est de leur thème sous-jacent dont je veux parler.

C’est ce qu’espère la Beaumont Heritage Society qui, depuis 2010, tente de sauver les bâtiments historiques de ce village, devenu ville tardivement.

« Il ne se passait pas grand chose ici jusque dans les années 70 », explique Carole Hudson, la fondatrice de la Beaumont Heritage Society. « Le village de Beaumont était très petit quand je suis née dans les années 50. Chaque quart de section avait une ferme, une grange et puis des vaches, c’est tout ! », relate Adèle Madu, née Gobeil. Cette dernière vient de signer les papiers pour faire don de l’étable familiale (photo ci-dessous) à la société patrimoniale, conjointement avec une autre association intéressée à préserver les traditions locales : la Beaumont Agricultural Society.

L’étable – achetée dans les années 40 par Ernest et Angéline Gobeil – va être déménagée à un mille et demi de la ville, sur le terrain de l’Agricultural Society. Le rêve est d’en faire une salle communautaire où pourront être célébrés les mariages au pas de valse et de two steps, comme dans le bon vieux temps. « Nous, c’est ce qu’on faisait quand on était jeunes : on allait à toutes les danses des villages environnant. Et quand quelqu’un se mariait, tout le village était invité à la soirée dansante, raconte la fille de fermiers. Je veux préserver l’héritage pas seulement de mes parents, mais de toutes les familles de Beaumont. »


Citoyenneté et immigration Canada (CIC) a lancé le système Entrée express pour le recrutement d’immigrants économiques le 1er janvier. Cette procédure de sélection des candidats omet d’adresser les besoins spéciaux des communautés francophones.

« Entrée express, c’est pas la panacée comme on nous l’a dit parce qu’il n’y a rien dans ce système-là qui fait la promotion des communautés », maintient la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Marie-France Kenny. En effet, Entrée express n’est pas un nouveau programme ayant le potentiel de venir pallier à l’abolition du programme Avantage significatif francophone en septembre dernier. Il s’agit plutôt d’une procédure plus efficace pour le gouvernement fédéral de gérer la réception des demandes d’immigration en ligne. Il aurait l’atout d’accélérer le processus d’obtention de la résidence permanente – pour les plus méritants (selon le système de points de CIC).

Save Our Park tente un dernier recours contre le projet d’école francophone à Scenic Acres. L’association de résidents du quartier a saisi le conseil scolaire FrancoSud en justice pour cession de titre de propriété illégale.

 

La bataille de Scenic Acres continue. Depuis le début de l’année, l’association de quartier Save Our Park demande à ce que le conseil scolaire FrancoSud revienne sur sa décision d’implanter une nouvelle école francophone sur le parc de Scenic Acres. En septembre, le conseil scolaire avait décidé de faire une rencontre portes ouvertes afin de démontrer que ce projet ne dénaturerait pas le parc, et que c’était le meilleur emplacement possible pour la nouvelle école.

Pour la quatrième année consécutive, les élèves de la septième à la onzième année de l’école francophone d’Airdrie ont passé 24 heures dehors, pour se sensibiliser aux conditions de vies des personnes sans abri.

 

Après avoir passé toute la journée dehors à faire des activités, 75 élèves de l’école, ainsi que certains de leurs professeurs et de leurs parents se sont réunis pour assister au marché de Noël et récolter des dons d’argent et de nourriture dans les maisons environnantes.

 

La salle de spectacle de la Cité des Rocheuses affichait pratiquement complet le samedi 15 novembre. De nombreux francophones avaient fait le déplacement, malgré un temps ensoleillé et radouci, pour rendre hommage aux soldats tombés lors de la guerre 1914-1918.

 

Des élèves de CM2, de 3e et de 1ère du Lycée Louis Pasteur ont ouvert le bal de cette journée commémorative. Au programme : poèmes, explications des symboliques liées au Jour du Souvenir, comme le coquelicot ou les deux minutes de silence, mais surtout une bouleversante lecture des lettres d’un soldat francophone et de sa famille restée en Alberta.

Page 11 sur 13
Aller au haut