Lundi 28 août, l'ACFA Régionale de Red Deer a accueilli son nouveau directeur : M. Serge Gingras. Originaire de la ville de Québec, ce récipiendaire du prix de reconnaissance de la mairesse de Red Deer en 2017 comme Bâtisseur de communauté, vit en Alberta depuis 1981. Très impliqué, il est actuellement le président du Conseil de la Central Alberta Pride Chair Society et le vice-président du Conseil d’administration de la Central Alberta Refugee Effort. Serge Gingras a toujours suivi de près ce qui se passait dans la communauté, tant aux niveaux régional que provincial. Aujourd’hui, il conçoit son rôle à l’ACFA comme une expansion du rôle qu’il a déjà dans la communauté.

Du 21 au 25 août derniers, 24 élèves de la 10e et 11e année inscrits dans des programmes de langue française partout au Canada se sont réunis à Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard, pour le Forum national des jeunes ambassadeurs (FNJA). Organisé par Français pour l’avenir, cet évènement a permis à la prochaine cohorte d’ambassadeurs d’être formée en leadership et gestion d’évènements et informée au sujet des défis et des avantages du bilinguisme canadien.

Le trio québécois de musique traditionnelle De Temps Antan était de passage au Arden Theater de Saint-Albert, vendredi 14 novembre. Le chanteur-accordéoniste-harmoniciste Pierre-Luc Dupuis s’est prêté au jeu de l’entrevue.

Le Franco : Quand vous vous présentez, comment définissez-vous votre trio ?

Pierre-Luc Dupuis : Il y a une espèce de trademarkqui a surgi depuis quelques années, c’est power trio. […] On est des gars qui ont quand même écouté beaucoup de rock, beaucoup de punk… On se laisse influencer par ces musiques-là. On fait de la musique traditionnelle avec une énergie qui est, à la base, pour des danseurs. […] Après, c’est de la chanson à répondre, c’est des pièces instrumentales... Un mélange de tradition et de compositions originales. […] On fait aussi parfois appel à des auteurs. […]

LF : Depuis dix ans, qu’est-ce qui a changé dans la façon de faire votre métier ?

P.-L.D. : Honnêtement, il n’y a pas beaucoup de choses qui ont changé pour nous. On a toujours gardé la même approche, la même façon de travailler. Après dix ans, on est encore les trois mêmes personnes (André Brunet, lui-même et Éric Beaudry, de gauche à droite sur la photo, NDLR). […]. Je dirais que ce qui a changé, c’est peut-être l’industrie autour : les collaborateurs avec qui on travaille, les agents de spectacles, la gérance…

Ce qu’on réalise après dix ans, c’est qu’on est vraiment comme une PME, une petite entreprise qui essaye de survivre dans un grand monde. […] On a toujours travaillé à trois, souvent autour d’une table de cuisine, à se lancer des idées… Après, la scène, ça fait partie de nous, je pense qu’on a gardé pas mal la même attitude en dix ans.

La chanteuse métisse Andrea Menard présentera son nouvel album Liftaux côtés du guitariste Robert Walsh – producteur et co-auteur du disque – vendredi 14 novembre à Edmonton, puis les 15 et 16 à Calgary. Le Montréalais nous en dit plus…

Le Franco (LF) : Comment avez-vous rencontré Andrea Menard ?

Robert Walsh (RW) : J’ai grandi à Montréal, j’ai passé dix ans à Toronto et puis c’est en venant en Alberta avec ma femme – qui a grandi ici –, que j’ai rencontré Andrea. [Ma femme] a fait une pièce de théâtre avec elle en Saskatchewan. Après ça, on est devenu des amis.

Andrea avait une bourse pour créer une pièce de théâtre, a musical, et elle a dépensé tout son argent sur une auto, un ordinateur… elle n’a rien écrit ! (rires) Elle m’a demandé de travailler avec elle sur la musique et on a créé notre première chose ensemble qui s’appelait The Velvet Devil. […] Ça a commencé comme un one-woman-show et puis CBC a décidé de faire un film avec*. […] Ça raconte l’histoire d’une femme métisse qui s’est trouvée à Toronto chantant du jazz et tout… C’est une belle histoire.

Après ça, l’Institut Gabriel-Dumont a approché Andrea pour faire quelque chose de métis. On a écrit tout un album (Simple Steps, 2005). Tu ne dirais pas que c’est de la musique autochtone comme telle mais il y a des influences. […] Ça a remporté beaucoup de prix.

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