Le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), a remis ses deux prix d’excellence lors de la 14e édition du Forum annuel des arts et de la culture en Alberta, le 7 juin à Edmonton. Cette année ce sont Bernard Salva et la société Far West Productions qui ont été récompensés pour la façon exceptionnelle dont ils se sont démarqués.

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Vacante pendant près d’un an, la place de directeur de l’ACFA Rivière-la-Paix a finalement trouvé preneur depuis le 26 mars avec Marianne Dupuis. Originaire du Québec, la nouvelle venue en Alberta s’attelle à reprendre les dossiers et à se familiariser avec les défis de la région. Entretien avec Le Franco.

Marianne Dupuis

C’est officiel ! Le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), lance un appel à candidatures pour la 14e année consécutive, afin de remettre deux prix d’excellence. Ces prix récompenseront les artistes francophones ayant brillé par leur contribution, en 2018.

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Les 8 et 9 juin auront marqué un moment faste pour le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA)! Après le déroulement de son assemblée générale annuelle (AGA), puis du forum, l’organisme aura aussi célébré son 15e anniversaire. Des débuts, à la consécration de cette fin de semaine, le RAFA s’est illustré au cours des dernières années pour son encadrement auprès des artistes francophones de la région. Faire vivre l’art en français en Alberta, aujourd’hui le pari est réussi.  

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Le Regroupement artistique francophone de l'Alberta (RAFA) est un organisme certes jeune, mais aussi « reconnu pour son excellence » souligne Sylvie Thériault. Quatorze ans après sa création, le RAFA passe aujourd’hui à la vitesse supérieure. Depuis sa création en 2002, le RAFA a toujours cheminé avec certaines valeurs sans toujours vraiment le réaliser. Aujourd’hui, leadership, créativité, excellence et encouragement sont les valeurs à présent identifiées que l’organisme prône. Le monde des arts est beaucoup plus connu qu’auparavant et il a fait du chemin.    

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Un vent nouveau souffle sur le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA). Rendez-vous notable pour les artistes franco-albertains, Le Forum des arts et de la culture s’est tenu à La Cité francophone d’Edmonton, les 9 et 10 juin derniers. Le RAFA en a profité pour tenir son Assemblée générale annuelle (AGA), où quatre nouveaux membres ont été élus au sein du conseil d’administration. Tour d’horizon sur la portée de cette vague de changements.

Après trois ans à la tête du RAFA, le danseur, chanteur et comédien Casey Edmunds cède sa place à l’auteur-compositeur-interprète Raphaël Freynet. « Ce qui me rend le plus fier, c’est de voir que nos artistes sont sur la carte, ils sont sur les scènes nationales et internationales. On a de plus en plus d’artistes en émergence, alors ça prouve qu’on fait quelque chose de bien au RAFA », fait valoir Casey Edmunds, pour qui la directrice générale du Réseau, Sylvie Thériault, a déroulé un tapis de bain en guise de tapis rouge.tapis

Pour Raphaël Freynet, son nouveau rôle au sein du RAFA représente une occasion de rendre la pareille au Réseau qui l’a accueilli et qui l’a fait grandir. « Je suis fier parce qu’à mon arrivée en Alberta, je n’étais pas un artiste à temps plein. J’ai donc beaucoup bénéficié des services du RAFA, et maintenant, c’est à mon tour de pouvoir redonner à la communauté », indique le nouveau président, qui obtient les honneurs depuis la sortie de son album Le monde à voir, acclamé par la critique.

La vision du président
Raphaël Freynet n’a pas l’intention de s’asseoir sur ses lauriers. Celui-ci s’est dit motivé par plus d’un projet qu’il désire développer. Il tient entre autres à l’importance de l’intégration des nouveaux arrivants, qu’ils soient des artistes provenant d’outre-mer ou d’ailleurs au Canada.

Il souhaite également établir une collaboration plus étroite avec ses homologues artistiques anglophones. Selon lui, cela permettra un meilleur déploiement des artistes et des intervenants culturels francophones sur un plus grand nombre de scènes.

Raphaël Freynet prévoit d’ailleurs de travailler sur un projet de développement de marchés, dans le but de mieux promouvoir les talents des artistes d’expression française. « C’est un grand défi qui existe partout au Canada. Il faut s’assurer que le marché francophone soit au rendez-vous », estime-t-il.

Lors de l’AGA, trois autres postes ont également été comblés. Éric Doucet est le nouveau représentant du secteur chanson/musique. En ce qui concerne la section théâtrale, Joëlle Préfontaine est celle qui prendra les rênes. Pour ce qui est de la portion des arts visuels, Sabine Lecorre-Moore en sera la représentante.

africaCommunications améliorées
Ce n’est pas qu’au conseil d’administration que des changements se sont fait sentir. L’année dernière, une critique avait été lancée au RAFA alléguant qu’il « n’utilisait pas de façon optimale les technologies à sa disposition pour s’ouvrir sur le monde et ainsi favoriser adéquatement le rayonnement de ses membres ». Selon Sylvie Thériault, ce n’est plus le cas cette année. « Chaque fois que j’allume mon téléphone, je reçois constamment des notifications de nos réseaux sociaux », s’exclame-t-elle. Celle-ci ajoute  aussi que le personnel du RAFA voit à réviser tous les outils de communication qu’il a sous la main.  

Plan stratégique
Le nouveau plan stratégique pour 2016-2021 permet de connaître et de comprendre le mandat clair du RAFA : favoriser l’essor et la vitalité de la communauté artistique d’expression française de l’Alberta. La stratégie fait entre autres référence à la légitimité et à l’importance du réseau. Les services aux artistes représentent l’un des principaux résultats visés de ce plan d’action. D’ailleurs, deux demandes de subventions ont été approuvées par Patrimoine Canada, ce qui permettra de contribuer à certains projets.

Des cafés-rencontres efficaces
Lors du Forum, des conversations de style « Café du monde » ont été organisées pour offrir l’occasion aux membres  du RAFA de discuter de sujets liés aux arts et à la culture. Animés par différents acteurs du milieu, les thèmes étaient basés sur le leadership, la créativité, l’excellence et l’encouragement.

Trois choses sont à retenir, subséquemment à ces Cafés rencontre. D’abord, le RAFA dirigera un projet pilote pour la gérance des artistes. Ensuite, celui-ci souhaite travailler en collaboration avec les réseaux scolaires francophones. Enfin, le RAFA a comme but de mobiliser les artistes à Calgary.

Prix d’excellence
La récipiendaire du Prix Sylvie Van Brabant est Pierrette Requier. Cette dernière est reconnue pour sa participation active à la vie littéraire francophone et anglophone dans la province. En juin 2015, elle a été la toute première francophone à accéder au titre de Poète officielle de la ville d’Edmonton. De plus, le succès de sa pièce Les Blues des oubliées, produite par L’UniThéâtre, a connu un grand succès auprès de la communauté franco-albertaine.

Le Prix d’excellence Martin Lavoie a été remis à Lori Karwandy, une pionnière de la francophonie albertaine. Celle-ci a eu l’idée d’instaurer un café du samedi pour inviter les gens à venir discuter en français. De plus, elle chapeaute les tournées Chemin chez nous. Lori Karwandy fait également partie du cercle littéraire. Elle a précédemment occupé le poste de « French lead teacher » pour le conseil scolaire SD numéro 76.

Bravo à ces deux gagnantes!

 

 

Le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA) a engagé celle qui a été sa présidente de 2007 à 2012. Josée Thibeault sera la responsable des services aux arts. Le RAFA l’a engagée dans le cadre de sa planification stratégique visant à revoir son offre et à réorganiser ses postes en fonction des besoin de l’industrie artistique francophone de l’Alberta.

Devant une œuvre contemporaine d’art visuel (une peinture, une sculpture…), le défi est d’aller plus loin que le cliché
« c’est intéressant ». Un regard averti et un esprit ouvert sont bien sûr des prérequis pour comprendre l’art. Mais l’art part également d’une émotion qui nécessite une certaine acuité pour arriver à y mettre des mots, surtout si on désire devenir critique ou commissaire, par exemple. 
 
C’est là que la formation « L’art visuel s’écrit », offerte ici par le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), est venu donner un coup de pouce à ceux qui désiraient ajouter cette corde à leur arc. Pour l’occasion, le RAFA a invité le Montréalais Serge Murphy, lui-même artiste, commissaire et critique, à donner un atelier pour apprendre comment parler d’art – que ce soit son art ou celui des autres. L’atelier, qui a eu lieu à la Cité francophone d’Edmonton les vendredi et samedi 29 et 30 mai, a attiré un petit groupe de curieux, dont principalement des artistes.

Mercredi 3 décembre, des étudiants anglophones ont présenté leurs expériences en tant que bénévoles au sein d’organismes francophones, dans le cadre du programme Community Service Learning de l’Université de l’Alberta à Edmonton.

Ces derniers mois, dans le cadre du programme Community Service Learning (CSL), une quinzaine d’étudiants en français intermédiaire du professeur Sathya Rao ont fait du bénévolat dans trois organismes francophones : le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), l’Alliance française d’Edmonton et l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). L’objectif ? « Leur montrer que la francophonie en Alberta, c’est quelque chose de vivant ! », explique M. Rao.

Pour cela, des partenariats ont été mis en place entre l’Université et des organismes à but non lucratif afin de « connecter les idées, les théories et les concepts que [les étudiants] apprennent à l’école et les appliquer dans le monde réel », résume Sheryle Carlson, une des coordinatrices des partenariats CSL. Chaque année, plus de 1 200 étudiants de l’Université de l’Alberta et 200 partenaires participent à ce programme vieux de dix ans. Cependant, cela ne fait que quelques années que des organismes francophones ont été intégrés et ils sont encore peu nombreux.

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