Le document ‘‘Catholic School Facilities in Alberta’’ produit par la Alberta Catholic School Trustees’ Association (ACSTA) dont est membre la partie catholique du CSCN, adopté à l’unanimité en janvier 2003, et réaffirmé en avril 2011, semble confirmer le rapport à l’autre tel qu’il est apparu dans les années 1980 lors d’une assemblée tenue à l’école Maurice-Lavallée quand un parent catholique a déclaré à un parent non-catholique (comme c’était la seule école francophone à Edmonton, à ce moment-là…) qu’il ne voulait pas que sa fille soit contaminée par celle du non-catholique. Et ici, on ne parle pas du virus Ebola mais de deux petites filles, déjà copines, qui devaient avoir 7 ou 8 ans. Le commentaire avait scandalisé beaucoup de parents catholiques qui voyaient sans doute leur catholicisme d’un autre œil. Ce serait à eux/elles, il me semble, d’intervenir aujourd’hui pour défendre un catholicisme qui correspondrait davantage à la vision d’ouverture que promeut le pape ces jours-ci.

Voici donc des extraits de ce document que l’on peut facilement trouver en ligne. Conformément aux enseignements catholiques, on dit qu’une école catholique a « une culture et une philosophie distincte et unique », qu’elle « se définit et se caractérise par le fait qu’elle est centrée sur le Christ », qu’elle est « un instrument de l’Église », qu’elle se focalise sur « le développement de la personne humaine dans sa totalité », qu’elle est « engagée à l’inculturation de la vie et de la foi », qu’elle est « imprégnée de tous les aspects de l’Évangile de Jésus Christ ». En somme, c’est une école, dit-on, où « la présence, la vérité et la vie du Christ en imprègnent tous les aspects » (ma traduction).

L’organiste Jeanne Robinson a réussi une impressionnante collecte de fonds pour réparer le vieil orgue de l’église de Bonnyville. La somme amassée permettra à un spécialiste de la société Casavant de venir à début décembre pour donner une nouvelle jeunesse à l’instrument.

« Chaque fois qu’un réparateur venait, j’allais à l’église le rencontrer et il disait toujours : ce que je fais ici, c’est comme un petit pansement, votre orgue a vraiment besoin d’une bonne réparation », raconte l’organiste Jeanne Robinson, qui est aussi représentante du Nord-Est au sein du conseil d’administration de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA).

La musicienne fait alors estimer le coût d’une réparation complète de l’orgue, dont le cuir commence à se fendre. Le devis est salé : environ 70 000 $. « J’en avais parlé à la paroisse qui trouvait ça pas mal dispendieux. J’ai dit : moi je vais m’en occuper. » Elle décide donc d’aller frapper à la porte des commerces et des paroissiens pour tenter de réunir la somme requise. « N’importe quelle donation était très appréciée : 5, 10, 15, 20 $… », précise-t-elle.

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