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ACFA régionale de Lethbridge : repartir sur de solides bases

L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Lethbridge/Medicine Hat, ayant subi de grandes réformes pendant la dernière année, semble avoir regagné l’intérêt de ses membres et être prête à se remettre en route.

C’est ce qu’ont pu constater plus d’une trentaine de personnes rassemblées à la Cité des Prairies le 3 juin dernier, pour assister à l’assemblée générale annuelle (AGA) de la régionale. « Ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu autant de monde à une de nos AGA », fait remarquer d’entrée de jeu le président sortant, François Eudes. Il rappelle que l’an passé, seulement 16 personnes s’étaient déplacées, et que de ce nombre, certains étaient partis pendant l’assemblée.


En un an, les réformes administratives et de gouvernance au cœur de l’association, qui ont permis de redresser sa situation financière sans compromettre la diversité de son offre d’activités, ont semblé remettre l’ACFA régionale dans les bonnes grâces de ses membres.

 


Un petit CA qui fait de grandes choses
François Eudes a été actif au sein du conseil d’administration de l’ACFA pendant 10 ans, dont un peu plus de trois ans en tant que président. Inquiet à la lecture du rapport annuel 2009-2010, qui affichait un déficit de 26 000 $, M. Eudes avait décidé de reprendre la barre. « Les projets étaient réalisés sans conscience financière, relate-t-il. L’organisation en déficit en était venue à utiliser les fonds réservés aux dépenses de cons-truction du nouveau centre pour s’acquitter de ses factures d’exploitation. »

Découragés par le déficit et les problèmes de gestion de l’organisme, très peu de membres s’étaient présentés lors des élections de 2010, et seulement quatre postes au CA avaient été comblés. Qu’à cela ne tienne, pour Lethbridge, l’année 2010-2011 a été une année charnière. Des changements apportés dans la gouvernance et les pratiques de l’association lui ont permis d’enregistrer cette année un surplus de 14 000 $, en plus de se rapprocher de sa communauté.

La régionale ne verse désormais qu’un salaire, celui de la directrice générale Kate Gilbert, qui affirme d’ailleurs que la nouvelle administration est « beaucoup plus professionnelle et efficace. » Pour le reste, l’ACFA fonctionne par appels d’offres, et signe des contrats de service avec des professionnels de la communauté.

« Nous allons chercher parmi nos membres des gens qui ont de l’expertise. Au lieu de veiller sur tout, notre employée peut se concentrer sur l’administration, la communication et le développement de nouveaux projets », indique le président sortant.

Il s’agit selon lui d’une réforme stratégique. « L’ACFA est une association. Comment fait-on vivre un mouvement associatif? Il faut à la base que les membres s’unissent vers un but commun et partagent leurs compétences », a-t-il établi, avant de noter que la réforme avait engagé dans l’ACFA plus de membres de la communauté, ce qui a eu pour effet de motiver un nombre plus important de personnes à proposer leur candidature lors de l’élection de 2011.

Le vice-président Éric Guilbert et le trésorier Michel Houenagnon ont ainsi conservé leur position, alors que quatre nouveaux conseillers ont été élus. Il s’agit de Pascale Jakobsson, Cosmin Badea, Rémi Van Dijk et Jessica Schultchen.

Un nouveau visage à la présidence
Résidente de Lethbridge depuis 2010 et enseignante à la maternelle de l’École La Vérendrye, Julie Choquette Scott a été élue présidente de son ACFA régionale lors de l’élection du 3 juin. Bien qu’elle se soit impliquée dans sa communauté en tant que bénévole depuis son arrivée, elle a hésité avant d’accepter sa mise en nomination, jugeant qu’elle ne connaissait pas assez l’AFCA pour en être à la tête. Le président sortant François Eudes et le vice-président, Éric Guilbert, l’ont rassurée sur les responsabilités du poste avant qu’elle ne l’accepte, une décision accueillie par les applaudissements enthousiastes de l’assemblée.

« J’ai atteint mes objectifs », lance M. Eudes pour justifier sa décision de ne pas convoiter de nouveau la présidence. Selon lui, les applaudissements témoignent d’ailleurs de la satisfaction des membres qui voient un nouveau visage, jeune et dynamique, prendre le poste.

« J’ai plusieurs défis qui m’attendent, confie Julie Choquette Scott. Mais avant tout, nous avons un nouveau centre communautaire, la Cité des Prairies. Je veux la faire connaître, ses locaux, son emplacement et les activités qui y sont offertes. » Notons que la régionale a emménagé le 11 mars 2011 dans le même bâtiment qui accueille l’École La Vérendrye. La nouvelle présidente compte d’ailleurs faire le lien entre l’école et l’association. Comme son prédécesseur, elle a souligné le fait que les enseignants étaient souvent trop débordés pour s’impliquer dans les activités de l’ACFA.

Elle-même enseignante, elle assure avec confiance qu’elle saura marier les responsabilités que comportent sa profession et le poste de présidente. « L’an passé, comme je venais d’arriver, je travaillais beaucoup sur la planification de mes cours. Cette année, j’ai déjà un bon plan de base. Je vais travailler autant que l’an passé, mais au lieu d’être dans ma classe, je serai juste en face, dans les bureaux de l’ACFA. »

BDV : L’équipe de l’ACFA régionale de Lethbridge. Dans la rangée du haut : Éric Guilbert, vice-président; Michel Houenagnon, trésorier; Rémi Van Dijk, conseiller; François Eudes, président sortant et Cosmin Badea, conseiller.  Dans la rangée du bas : Kate Gilbert, directrice générale; Julie Chquette Scott, présidente; Pascale Jakobsson, conseillère. Absente lors de la prise de photo : la nouvelle conseillère Jessica Schultchen. (photo : courtoisie)

 

 

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