Fort McMurray : garderie francophone accréditée

La garderie Chez Mme Piccolo de Fort McMurray bénéficie désormais d’une accréditation qui lui permet de garantir à sa clientèle qu’elle offre des services de qualité.

Pour Angélina Gionet, agente de développement au sein de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Wood Buffalo et coordonnatrice du projet, l’accréditation de la garderie Chez Mme Piccolo est une bonne nouvelle pour les services de gar-de à l’enfance francophones.

C’est que l’établissement est le seul à offrir des services en français dans la région. Elle peut accueillir 18 jeunes de 19 mois à 5 ans, et est fonctionnelle depuis 2009, date à laquelle le gouvernement lui a accordé une licence.


«  Après avoir eu une licence, pour avoir une accréditation, il faut prouver qu’on a un service de qualité. Il faut donc tout documenter et s’assurer que les programmes des enfants sont toujours axés sur l’éducation, et délivrés dans un contexte plus chaleureux, respectueux », a d’abord expliqué Angélina Gionet.

Maintenant que la garderie a obtenu son accréditation, le défi sera de maintenir la qualité des services, comme le mentionne Catherine Martel, directrice de l’établissement. « Notre but sera de continuer d’offrir des services de qualité. Nous aurons beaucoup plus de confiance de la part des parents et une meilleure collaboration avec les collègues de travail », indique-t-elle.

La garderie, qui emploie cinq personnes, fonctionne à pleine capacité. En plus des 18 enfants qui y sont accueillis, l’endroit est aussi sollicité par de nombreux parents placés en liste d’attente.

Même si le besoin de services de garde à l’enfance se fait ressentir parmi les francophones de la région, le projet a d’abord été accueilli avec scepticisme, selon la coordonnatrice.

« Au début, les gens ont réagi en soulignant que ça fait déjà 15 ans que l’on essaie d’ouvrir une garderie à Fort McMurray. Nous avons eu comme commentaire qu’il n’y a pas de demande pour une garderie en ce moment. Mais quand je me suis renseignée, j’ai découvert qu’en fait, il était seulement difficile de trouver du personnel. Mais ce qui m’a beaucoup aidée, c’est que je n’ai pas cherché du personnel bilingue, mais plutôt du personnel francophone », note-t-elle.

Angélina Gionet est d’avis qu’il y a une volonté d’accéder à des services de garde en français. D’ailleurs, elle planche actuellement sur des moyens d’offrir à la clientèle francophone une pouponnière, une prématernelle et un programme de halte scolaire. Les démarches ont déjà débuté auprès du Conseil scolaire Centre-Nord.

BDV : Angelina Gionet (photo : archives)

 

 

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