Marcher et courir pour une bonne cause!

Le 11 mai dernier, près de 1000 coureurs ont participé à la 19e édition  du Sport Chek Mother’s Day Run & Walk à Edmonton, dont un petit groupe d’enseignants de l’Unité locale francophone No 24.

C’est près de Northlands que des enseignants francophones se sont réunis pour prendre part au marathon de la fête des Mères dans le but de promouvoir l’implication de l’Unité locale dans la communauté.

Éric Cloutier, directeur des communications pour l’Unité locale au sein de Alberta Teacher’s Association (ATA), a expliqué la provenance du concept de participer à de tels évènements. « Chaque année, l’unité locale essaie de créer un rassemblement pour démontrer que nous sommes visibles dans la communauté. »

« Le problème qui est spécifique à notre Unité locale, rajoute M. Cloutier, c’est que nous sommes répartis partout dans la province, de Lethbridge jusqu’à Grande Prairie, donc c’est très difficile de trouver une activité qui va convenir à tous. Étant donné que le marathon avait lieu simultanément à Edmonton et Calgary, on a cru qu’il s’agissait d’une bonne opportunité. »

De plus, tous les profits de la journée ont été versés aux fondations Stollery Children’s Hospital et Calgary Health TrustNeonatal Intensive Care Units pour venir en aide aux enfants malades. « Nous avons choisi cette course spécifiquement puisque tous les fonds amassés vont pour aider les enfants malades, donc évidemment il y a en quelque sorte un lien avec notre travail, » souligne-t-il.

Difficultés de participation
Malgré le fait qu’il s’agissait d’une importante initiative, l’Unité locale a dû faire face à des contraintes au niveau de la participation. En effet, environ 25 participants à Edmonton et à Calgary étaient avec l’Unité. M. Cloutier exprime de ce fait que le temps de l’année aurait pu être un facteur en cause.

« Nous avons eu de la difficulté à obtenir une plus grande participation, puisqu’en fin d’année, les enseignants sont souvent très occupés. À l’aide des médias sociaux, nous avons fait de la publicité, mais nous ne pouvons pas commencer à aller dans toutes les écoles de la province pour assurer qu’il y ait de la promotion. »
 
C’est ainsi que l’enseignante de 1re année à l’école Gabrielle-Roy, Mylène Deschênes, a mis sur pied le groupe École publique Gabrielle-Roy et amis, pour inciter les gens à venir aux activités francophones. Grâce à son initiative, elle a réussi à obtenir un total de 16 inscriptions.

« Même si la proposition de l’évènement a été lancée lors d’une réunion de l’Unité locale et affichée sur les médias sociaux, il en revenait aux représentants d’en faire une plus grande promotion dans leurs écoles respectives. Ainsi des groupes auraient pu être créés, tels que celui de l’école Gabrielle-Roy, pour assurer une plus grande présence des différentes écoles et par le fait même un meilleur rassemblement francophone, » a-t-elle conseillé.

Une opportunité de rassemblement francophone
Étant donné que la communau-té franco-albertaine est en situation minoritaire, la ma-jorité de la population n’est pas à l’affut des activités et des évènements que cette dernière organise. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui ne connaissent pas l’existence des écoles francophones.

En fait, c’est précisément ce que M. Cloutier a affirmé, « puisque nous sommes dans un milieu minoritaire, nous constatons que les gens, par exemple les enseignants des autres écoles anglophones avec lesquels nous collaborons, ne sont pas trop certains que nous existons. »  

Ainsi, il relate l’importance d’obtenir une plus grande participation et suggère que l’organisation fréquente de rassemblements francophones initiés par l’Unité locale pourrait permettre d’apporter une plus ample visibilité aux conseils scolaires francophones.

« L’Unité locale désire procurer une opportunité de rassemblement pour les enseignants francophones puisqu’à l’exception du souper des conseils scolaires, qui a lieu au mois de février à l’ATA, nous ne nous regroupons jamais. Chacun fait ses propres activités dans son école, mais c’est important que toutes les écoles francophones se réunissent dans des évènements comme celui-ci afin d’être plus visibles au sein notre communauté. »

Ses propos sont également partagés par Mme Deschênes, « Si nous nous impliquons dans toutes sortes d’activités comme celle-ci et que nous nous intégrons à la communauté anglophone, cela va démontrer aux gens que nous pouvons nous unir et collaborer. En plus, c’est une merveilleuse opportunité publicitaire pour nos écoles. »

M. Cloutier termine donc en révélant qu’il s’agit d’une initiative que l’Unité locale désire reproduire chaque année. « Nous voulons continuer à offrir d’autres opportunités aux enseignants de se réunir entre eux à l’extérieur des réunions de l’ATA, alors nous allons probablement choisir quelque chose de différent chaque année ainsi créant des rassemblements francophones grandissants. »

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