Une deuxième école francophone à Grande Prairie?

Lors de sa dernière rencontre à la fin novembre, le Conseil scolaire du Nord-Ouest (CSNO) a adopté un nouveau plan capital 2014-2017 qui inclut la construction d’une deuxième école francophone (maternelle à la 8e année) à Grande Prairie.

« Avec la forte croissance démographique que connait Grande Prairie et le fait que l’école Nouvelle Frontière déborde déjà, l’ajout d’une 2e école francophone est inévitable », estime le directeur général du CSNO, Marcel Lizotte.


Le CSNO et le gouvernement provincial arrivent à la même conclusion. « C’est à la suite de discussions avec Alberta Infrastructure que cet ajout à notre plan capital est apparu évident, surtout lorsqu’on pense à long terme, alors qu’on estime que la population de Grande Prairie continuera d’augmenter à un rythme soutenu. Nous aussi, à l’école Nouvelle Frontière, nous connaissons une croissance marquée chaque
année », explique M. Lizotte.

« Il était donc important de faire une demande maintenant, tout en sachant que ce ne sera pas pour la rentrée scolaire 2014-2015, mais c’est évident qu’un jour, il y aura une deuxième école francophone à Grande Prairie », ajoute-t-il.

L’école Nouvelle Frontière étant située dans le sud de la ville, la future école serait située du côté nord de Grande Prairie. « La ville a déjà prédéterminé 10 sites qui sont disponibles et réservés aux conseils scolaires pour la construction de futures écoles. L’emplacement ne sera donc pas un problème, comparativement à ce qui a été vécu ailleurs en province », déclare Marcel Lizotte.

Cette possibilité de nouvelle école réjouit la communauté francophone. « On sent cette vitalité et cette affluence de jeunes familles vers Grande Prairie. De plus, le fait que l’école Nouvelle Frontière est située dans un nouvel édifice depuis l’automne 2008 joue un rôle important », affirme la directrice de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Grande Prairie, Michelle Margarit.

Selon cette dernière, le français n’a jamais été autant valori-
sé. « L’école francophone et
les écoles d’immersion con-naissent des augmentations dans leurs inscriptions. C’est devenu à la mode de parler français à Grande Prairie, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années », fait-elle remarquer.

Nouvelle Frontière
Au niveau du plan capital 2014-2017, cette nouvelle école constitue la 3e priorité des conseillers. La première grande priorité demeure l’école Nouvelle Frontière.

« Elle a été ouverte à l’automne 2008 et a été construite pour desservir une clientèle de la maternelle à la 9e année, même si le CSNO avait identifié la nécessité d’une école maternelle à la 12e année. La construction a donc eu lieu sans l’ajout d’espace nécessaire pour les élèves de 10e, 11e et 12e années. Il faut remédier à ce problè-
me », énonce Marcel Lizotte.

Bien que le CNSO ait maintes fois demandé des classes modulaires, dont deux ont été approuvées l’été dernier et devraient être en place au début 2014, le conseil espère que l’école Nouvelle Frontière fera partie d’un projet de modernisation.

« Lorsqu’il est question de classes modulaires, aux yeux du gouvernement, c’est quelque chose de temporaire, tandis que la modernisation est un projet permanent », nuance Marcel Lizotte.

Le CSNO espère l’ajout de trois classes pour des cours EPT (Études professionnelles et technologiques pour les élèves du 2e cycle du secondaire) et une classe polyvalente. « C’est notre première priorité et ça presse. On perd des élèves, car ceux-ci n’ont pas un accès équitable à certains cours, comparativement à d’autres écoles. (…) La province a indiqué qu’elle annoncerait des projets de modernisation avant Noël et une seconde ronde au printemps. Pour nous, il faut que ce soit cet hiver », indique M. Lizotte.

L’école Nouvelle Frontière compte cette année deux classes de maternelle et deux classes de 1re année, un heureux casse-tête pour ses dirigeants. « La bibliothèque a été transformée, tout comme le laboratoire de sciences. Encore des changements qui affectent tous les élèves, mais surtout nos jeunes du secondaire », note M. Lizotte.

Quatre-Vents
La seconde priorité du conseil scolaire est la modernisation de l’école des Quatre-Vents de Peace River. « C’est une grande école, un édifice trop grand pour nos besoins, qui doit être revue pour en faire une plus petite école », soutient le directeur général du CSNO.

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