Fête franco-albertaine : virage à 180 degrés!

Les responsables de la Fête franco-albertaine (FFA) ont profité de Rond Point 2013 pour faire le point sur la situation de l’évènement qui célèbrera son 25e anniversaire en juillet prochain.

« Il y a cinq ans, nous avions tenu un atelier à Rond Point et cela nous avait vraiment aidés à établir une nouvelle vision. Aujourd’hui, nous voulons valider, auprès des gens, si la Fête franco répond toujours aux attentes », a soutenu, d’entrée de jeu, le président du conseil d’administration de la FFA, Pierre Bergeron, à la vingtaine de personnes réunies en atelier le 18 octobre dernier.


À l’époque, la Fête connaissait des ennuis au niveau organisationnel et financier. « Pendant de nombreuses années, la Fête franco se déplaçait d’une région à l’autre en province, et, inévitablement, chacune des régionales qui accueillait l’évènement voulaient faire mieux que l’autre. Cela a créé une situation financière très précaire », rappelle Pierre Bergeron.

En effet, en 2009, l’organisme trainait un déficit accumulé de 55 000 $ et une dette de plus de 80 000 $. À la suite de l’atelier tenu en octobre de cette année-là, le CA a effectué une volteface.

« Nous avions simplifié la structure de la Fête. De plus, il y avait un certain épuisement en région d’accueillir ce grand évènement. Cela nous a permis d’effectuer des changements. Ainsi, plutôt que de chercher une région, nous cherchions un site pouvant répondre à tous les besoins », indique Pierre Bergeron.

Cela a amené la Fête franco-albertaine à se tenir au David Thompson Resort à trois reprises au cours des quatre dernières années, l’édition 2011 ayant eu lieu à Saint-Albert en marge du 150e anniversaire de la ville.

« Tenir l’évènement deux années de suite au même endroit a vraiment fait une différence. Cela permet au comité organisateur d’améliorer le produit pour les festivaliers », affirme-t-il.

L’organisme vit aussi de meilleurs jours. « Notre déficit d’il y a cinq ans s’est transformé en surplus accumulé de 40 000 $ et il nous reste environ 30 000 $ de la dette à rembourser à l’ACFA », avance fièrement le président du CA. « On peut maintenant bâtir sur des bases solides », ajoute-t-il.

Pour y arriver, il a fallu que le CA prenne certaines décisions difficiles. « On ne prend plus de risque financier, notamment au niveau des artistes qui demandaient des cachets exorbitants, » souligne Pierre Bergeron.

Malgré tout, les gens participent à la Fête en grand nombre. « En 2010, le site du David Thompson Resort était rempli à 60 %. En 2012, il l’était à 76 % et pour la plus récente édition de la Fête, le site était occupé dans une proportion de 95 % », annonce fièrement la coordonnatrice de la FFA, Renée Lévesque-Gauvreau.

« N’oublions pas que la fête de 2011 à Saint-Albert a été l’une des plus achalandées », enchaine Pierre Bergeron.

Cet engouement de la communauté franco-albertaine force l’organisme à être proactif. « Nous travaillons sur des partenariats à Nordegg et à Rocky Mountain House, car le site du David Thompson commence à être petit », mentionne Mme Lévesque-Gauvreau rappelant que cela n’était pas idéal puisque Nordegg est à quelque 45 kilomètres du site de camping.

Et le rassemblement de 2014, qui verra la Fête souligner son 25e anniversaire, promet d’être très occupé. « Nous avons sondé les gens à savoir s’ils viendraient plus tôt, advenant que la Fête commence le jeudi et une très forte majorité de répondants ont répondu affirmativement à cette possibilité. Donc, idéalement (avec un financement adéquat), nous aimerions offrir une journée de plus », fait remarquer la présidente du Comité organisateur de cette 25e Fête franco-albertaine, Denise Lavallée.

Une fête dans le Nord?
Même si les organisateurs sont heureux de tenir la Fête près de Nordegg, site qui devrait accueillir l’évènement en 2015, d’autres scénarios sont aussi étudiés.

« Nous n’écartons pas la possibilité de travailler avec une régionale qui voudrait accueillir la Fête, mais une demande doit être acheminée au moins deux ans à l’avance et cette région doit remplir certaines conditions en terme de ressources physiques et matérielles, sans oublier une participation financière », informe Pierre Bergeron.

Le comité se penche aussi sur d’autres sites de camping pouvant accueillir les festivaliers.

« On aimerait trouver un site dans le nord, dans la région de Slave Lake par exemple, et un autre dans le sud, permettant de ne pas toujours tenir l’évènement dans le centre, soit au David Thompson », conclut M. Bergeron.
- Le Franco

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