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Dernier arrêt : Grande Prairie

La caravane communautaire de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) s’est stationnée à Grande Prairie le 23 mai dernier.

 

À bord de la caravane, Cynthia Daviault, coordonnatrice de projet Accent et du Centre d’information bilingue de l’ACFA, Guyaume Boulianne, assistant à la coordination de la Fête franco-albertaine, et Stéphanie Trottier, agente de développement et des communications à la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA). 

 

 

 

Ces derniers, accompagnés du directeur des affaires communautaires de l’ACFA, Alain Bertrand, sont allés présenter les services de leur organisme à la population d’expression française de Grande Prairie. La caravane devait passer dans la région à la mi-mars, mais lavisite a dû être remise à plus tard à cause d’une tempête de neige. 

 

« On apprécie beaucoup ce projet. Ça défait le mythe que les gens d’Edmonton ne veulent pas venir en région », assure le président de l’ACFA régionale de Grande Prairie, Cédrick Leblanc. 

 

Des kiosques des organismes, un gouter et la présentation de la pièce L’intimidation, ça me concerne…, un projet de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) mettant en vedette André Roy et Gilles Denis, étaient au programme pour cette soirée tenue à l’école Nouvelle Frontière.  

 

Accompagnés de Stéphanie Maisonneuve de l’AJEFA, les deux comédiens ont d’abord joué ce texte de France Levasseur-Ouimet à l’école catholique d’immersion française St. Gerard devant environ 140 jeunes en après-midi. Toutefois, lors de la représentation en soirée pour la venue de la caravane communautaire, seule une dizaine de personnes de Grande Prairie était présente. 

 

Formule à revoir

« C’est très difficile de mobiliser les gens, surtout à la fin mai après une longue fin de semaine », estime Cédrick Leblanc. Pour expliquer le peu de participation à l’évènement, il ajoute que les gens sont très « à la dernière minute » dans sa région, même si l’ACFA régionale a fait des annonces et des rappels par courriel.  

 

La participation à la caravane dans les 11 autres villes depuis janvier a beaucoup varié, tout comme l’impact que cela a eu pour les organismes. 

 

« À quelques endroits, c’était très bon pour faire du réseautage, parler avec les régionales pour récolter de l’information et comprendre comment leur réalité peut être différente d’Edmonton. Cela dépend aussi de ton public cible. Pour la Fédération des ainés franco-albertains (FAFA), par exemple, la visite à Fahler a été très bénéfique puisqu’il y avait beaucoup d’ainés », a fait remarquer Cynthia Daviault.

 

La jeune femme, qui a participé à la plupart des voyages, assure que certaines régions ont bien répondu à l’appel, mais d’autres un peu moins.

 

« L’idée des kiosques, c’est révolu », estime Alain Bertrand. Le directeur des affaires communautaires pense toujours que le concept de la caravane communautaire est excellent, mais qu’il faudrait changer la formule pour attirer plus de gens et créer plus de discussions et de concertation. 

 

Parmi les idées proposées, celle de se joindre à un évènement d’envergure déjà existant plait à M. Bertrand. « À Saint-Paul, on est allé au 40e de l’ACFA régionale et à Jasper, à la cabane à sucre. On a pu y rencontrer beaucoup de gens », cite-t-il en exemple. 

 

Cynthia Daviault, quant à elle, propose que les organismes participant à la caravane organisent des activités pour les gens des régions lors de leur visite. Elle avance également l’idée de ne faire qu’une ou deux régions par année, pour se concentrer sur les besoins de celles-ci. 

 

Les comédiens André Roy et Gilles Denis jugent qu’il serait bien de créer une soirée de divertissement en français « puisqu’il y en a très peu et que ça attirerait plus de gens ». À partir de là, les organismes de la caravane pourraient prendre quelques minutes de la soirée pour expliquer leurs services aux gens présents. 

 

Réitérer le projet

L’avenir de la caravane communautaire est incertain, puisque la subvention de Patrimoine canadien de 15 000 $ ne peut être renouvelée.

 

« La caravane communautaire est très bonne pour les organismes qui n’ont normalement pas les moyens de se déplacer, comme la Coalition des femmes de l’Alberta, la FAFA et le cInéMAGINE », consent M. Bertrand. 

 

Le directeur souligne qu’il faut d’abord préciser le but des déplacements et la façon de faire les rencontres. 

 

« On a créé ce projet parce que les organismes provinciaux ne connaissent pas très bien les régions et que les régions ne connaissent pas tous les services qui leur sont offerts. Il faut rester dans un objectif de concertation », rappelle-t-il. 

 
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