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L’école Saint-Christophe a besoin de rénovations

Le conseil d’école et la société des parents font part des problèmes au Conseil scolaire du Centre-Nord. 

 

Les problèmes d’infrastructures de l’école Saint-Christophe à Wainwright, qui accueille une soixantaine d’élèves de la maternelle à la 12e année, en font sourciller plus d’un. L’un des pavillons, l’édifice d’un ancien collège, ne pose pas problème. 

 

Le deuxième, par contre, auparavant une salle communautaire de la légion à laquelle a été rajoutée quatre portatives posées sur des blocs de béton, aurait besoin d’un coup de neuf. 

 

« Cette construction ne devait être que temporaire. Cela fait maintenant sept ans que c’est comme cela », s’indigne le directeur de l’école francophone, Steve Mazerolle. 

 

La présidente de la société des parents et du conseil d’école, Marie-France Lachaîne, a présenté la situation au Conseil scolaire du Centre-Nord (CSCN), le 14 mai dernier. Parmi les problèmes soulevés, le gymnase était au premier plan. 

 

« Il est inadéquat, désuet et même dangereux pour certaines activités. Les grilles d’aérations ne sont plus trop en place et les jeunes risquent de s’y enfarger. Le plafond est également trop bas pour un gymnase, ce qui fait que les grilles sur les lumières au plafond sont trop proches. C’est dangereux, surtout avec les ballons », 

énumère le directeur. 

 

« Il est déjà arrivé qu’un néon explose à cause d’un ballon. La petite en avait partout dans ses cheveux. Par chance, elle portait des lunettes, donc elle n’a rien eu dans les yeux, rappelle Mme Lachaîne. Il y a des petites choses comme ça qui arrivent chaque semaine. »

 

Outre le gymnase, l’entrée en tapis pose problème, puisqu’il sèche très lentement, en hiver surtout. Le directeur soupçonne même que de la moisissure, que l’on retrouve ailleurs dans l’école, se développe en dessous du tapis. L’édifice a également un problème de fourmis. 

 

Marie-France Lachaîne, qui a une fille en maternelle à Saint-Christophe, mentionne aussi les trappes d’aération dans les modulaires, qui donnent directement à l’extérieur. « En hiver, il arrive que les élèves portent leur manteau en classe parce qu’il fait trop froid », dénonce-t-elle. Les fournaises ne seraient plus en état non plus. 

 

L’école a été évaluée en 2008 et, malgré tout cela, « dans le rapport, on peut lire quelques améliorations à faire, mais rien qui presse », ajoute Mme Lachaîne. Cette dernière est d’ailleurs convaincue que plusieurs parents francophones n’envoient pas leurs enfants à l’école francophone à cause de l’état du bâtiment.

 

La présidente ne s’attendait pas à avoir de résultats immédiatement après sa présentation, puisque les membres du CSCN l’avaient avertie qu’ils ne prendraient pas position tout de suite. « Le but était qu’ils soient au courant et qu’ils ne nous oublient pas », souligne-t-elle. 

 

« Ils ont écouté nos craintes et nous ont posé des questions, mais nous n’avons pas eu de suite encore », renchérit le directeur. 

 

La secrétaire-trésorière du CSCN, Josée Devaney, a assisté à la présentation. « Plusieurs éléments qu’ils nous ont montrés ne demandent qu’un peu plus d’entretien, les portes qui ne ferment plus très bien et les vieilles grilles d’aérations, par exemple », note-t-elle. Elle estime que ces réparations devraient se faire au courant de l’été. 

 

« Le plus gros problème avec le gymnase est le plafond trop bas », consent Mme Devaney. La secrétaire-trésorière rappelle toutefois que d’autres écoles du CSCN n’ont même pas de gymnase. 

 

À la suite de cette présentation, l’école Saint-Christophe monte à la 6e place des priorités du conseil scolaire, alors qu’elle occupait la 9e place juste avant. « On ne peut pas dire combien de temps ça va prendre, ça ne dépend pas de nous. Ça 

dépend du budget du gouvernement provincial qui décide combien il met dans les infrastructures des écoles », ajoute-t-elle. 

 

En avril dernier, le directeur général du CSCN, Henri Lemire, a eu une rencontre avec la Ville de Wainwright pour l’amélioration du gymnase, mais le terrain où est situé l’édifice pose problème. « C’est tout près de bassins d’épurations d’eau et d’égouts, donc une nouvelle construction est impossible à cet endroit », se désole Steve Mazerolle. 

 

Le directeur de l’école se lance donc dans un autre projet : il souhaite faire des partenariats pour une nouvelle école qui servirait aussi de centre communautaire ou de centre sportif à la communauté. 

 

Il prévoit inviter le député de Battle River-Wainwright et ministre des Affaires municipales, Doug Griffiths, à visiter l’école prochainement. « S’il ne peut pas venir, c’est nous qui irons à sa rencontre », annonce Steve Mazerolle. 

 

« Ce genre de partenariat est très encouragé au niveau du gouvernement. Cela aide toujours les projets même si ce n’est pas facile, parce qu’il faut que le partenaire soit au même niveau dans la réflexion et qu’il soit prêt à mettre de l’argent en même temps », indique Mme Devaney, en assurant que le conseil scolaire est très favorable à cette idée.

 
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