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Carnaval Lego : un des meilleurs!

Tous les morceaux du Carnaval Lego sont tombés en place afin de créer un véritable chef-d’œuvre pour le plus grand plaisir des festivaliers qui se sont rendus à Saint-Isidore du 15 au 17 février dernier.

« C’est un grand, grand succès, se réjouit la présidente du comité organisateur du Carnaval, Chantal Monfette, qui souligne qu’un nouveau record a été atteint pour le nombre de laissez-passer vendus pour la journée du samedi. On n’a jamais vu ça, c’est incroyable. Personnellement, je pense que c’est un de nos meilleurs carnavals, pour le nombre de personnes que l’on a accueillies, la température parfaite, les bénévoles extraordinaires et les participants contents d’être là. Dans l’ensemble, il n’y a pas eu d’accrochages et ça s’est vraiment bien déroulé », affirme la présidente.


Selon les organisateurs, plus de 3000 personnes se sont rendues à la 31e édition du Carnaval qui offre une expérience riche en traditions et en culture francophones.

Le temps clément et l’abondance de neige présentaient les conditions idéales pour profiter des multiples activités à l’extérieur, que ce soit un tour en traineau, le soccer d’hiver, la compétition de sculpture sur neige, ou encore, pour les plus petits, escalader le mur du château de neige et se perdre dans le labyrinthe de balles de foins.

À l’intérieur, l’ambiance était à la fête avec une succession d’artistes qui faisaient rire, chanter et danser. Parmi ceux-ci, le Québécois Alain-François a soulevé la foule avec son énergie et son charme contagieux, tant avec ses chansons traditionnelles à répondre que lorsqu’il surprenait avec d’autres « instruments » un peu plus originaux : un encadrement de lit, un tuyau, une poubelle... 

Pour sa part, l’humoriste Étienne Dano, qui terminait sa première tournée d’une semaine en Alberta, a conquis la foule le samedi soir avec un spectacle ponctué de références locales. Son choix vestimentaire – un t-shirt sur lequel était inscrit un message qui proclamait son amour pour Saint-Isidore, AB – a fait en sorte que le sentiment était réciproque. « Les artistes étaient super, on a reçu beaucoup de beaux commentaires de gens qui ont bien apprécié les spectacles », fait savoir Mme Monfette.

Maurice Allard, un des pionniers de Saint-Isidore qui s’est établi dans la région en 1956, affirme avoir participé à chaque édition du Carnaval depuis le début. Comme tant d’autres dans cette communauté engagée, M. Allard aime encore donner un coup de main – cette année il a aidé à la préparation du bois pour le feu de joie – même si ce sont désormais les plus jeunes qui prennent la relève pour l’organisation de la fête. 

Se rappelant l’époque où le Carnaval se déroulait sur une journée seulement avec une foule moins nombreuse, M. Allard est content de voir un évènement qui attire aujourd’hui des gens venus d’ailleurs qui, pour certains, veulent découvrir la culture francophone. « Cela démontre la vitalité de notre communauté et la continuité du développement en français. Les gens ne veulent pas venir nous voir parler en anglais, ils veulent voir comment ça se passe en français ici », croit-il.

Entre deux bouchées de tire sur neige, Levi Cox, un élève en 7e année à l’école Frank Ross à Dawson Creek, C.-B., dit apprécier l’expérience que lui offre le Carnaval. « C’est très amusant et il y a beaucoup de choses à faire », témoigne celui qui participait au voyage organisé par son école.

Parmi les invités d’honneurs, la sénatrice Claudette Tardif s’est dite ravie de pouvoir enfin participer à son premier Carnaval de Saint-Isidore. « Je suis épatée de constater l’ampleur du travail, a-t-elle fait remarquer. Vous êtes une communauté bien vivante; l’impact se fait ressentir non seulement dans une continuité du développement de la communauté, mais de toute la région. C’est une belle occasion de faire rayonner la langue, la culture et la tradition francophones », a constaté Mme Tardif dans son allocution lors de l’ouverture officielle.

Cette vitalité culturelle s’entendait dans la performance du groupe de Saint-Isidore, Les Voltaires, et dans celle de Non, Non, Non, groupe mené par le musicien de la région Joël Lavoie, qui s’est taillé une place sur la scène musicale franco-albertaine.

La vitalité était là aussi dans les pas de la troupe de danse folklorique Plein Soleil, tout comme dans les premiers pas des interprètes de la région qui participaient au concours Carnaval Idole. Cette année, le choix des juges est retombé sur Cory Roberts, enseignant à l’école Héritage de Falher, qui a remporté la première place dans cette compétition.

Pour ce qui est de l’avenir du Carnaval, la relève est entre de bonnes mains, comme en témoigne l’enthousiasme de Paul Lavoie, de Saint-Isidore, et Mila Walisser, de Peace River, les deux élèves du secondaire à l’école Héritage qu’on a couronné roi et reine du Carnaval 2013.

« Dans la communauté francophone, c’est vraiment quel-que chose qui me tient à cœur, avoue celle qui songeait depuis longtemps à participer à la compétition duc et duchesse. C’est une chance d’être fier d’être francophone. En plus, j’ai aimé faire du bénévolat pour aider à la décoration du centre culturel et, quand on rentre ici après, on est fier de ça », partage Mila Walisser.

C’est un honneur qui était en quelque sorte prédestiné pour Paul Lavoie, puisque son frère ainé Justin et sa sœur Janelle avaient été couronnés dans les années précédentes.

Il suit dans les traces de son père Alain Lavoie qui, lui aussi, participe à l’organisation du Carnaval depuis sa jeunesse. « C’est très important pour la communauté francophone, croit Paul Lavoie. Ça fait longtemps que je fais du bénévolat. Tu le fais parce que tu veux aider ta communauté et pour le Carnaval », avance-t-il.

Mais au-delà des rôles assignés et des prix remportés, que ce soit un bénévole qui donne généreusement de son temps, une famille fidèle au rendez-vous d’année en année, ou un festivalier qui en fait l’expérience pour la première fois, selon Paul Lavoie, l’évènement peut se résumer ainsi : « J’aime tout du Carnaval : la poutine, la tire sur la neige, socialiser avec les amis. C’est une grande fête », conclut-il.
 

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