L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Saint-Paul a convié ses membres à une fête pour marquer l’évènement.

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées au Centre communautaire, le 26 janvier dernier, pour participer aux festivités entourant le 40e anniversaire d’incorporation de l’ACFA régionale de Saint-Paul.


« L’ACFA, il y a 40 ans, est devenue une association sans but lucratif afin, entre autres, de pouvoir faire des demandes de subventions et remettre des reçus pour des dons, mais la francophonie de Saint-Paul a beaucoup plus d’histoire », a souligné Roger Dallaire, qui agissait comme maitre de cérémonie.

M. Dallaire partageait cette tâche avec Pierre Lamoureux. « En 1973, l’ACFA est devenue une société, agissant comme personne morale. On lui a donné une forme réelle. Ce n’était plus un club social », mentionne M. Lamoureux.

Ce dernier rappelle que l’ACFA joue un rôle clé dans la communauté de Saint-Paul : « Si on perd notre langue, on perd la perception sociale de qui on est », indique-t-il. « Autant hier qu’aujourd’hui, l’ACFA joue un rôle important pour la défense de nos droits et encourager le fait français », d’ajouter Roger Dallaire.

Afin de dresser un portrait de l’histoire de la francophonie de Saint-Paul, les organisateurs ont demandé à Germaine Champagne, « une personne qui s’est beaucoup donnée et qui continue à le faire au musée » selon Roger Dallaire, de s’adresser aux gens présents.

« L’ACFA régionale de Saint-Paul a 40 ans, mais la francophonie ici existe depuis bien plus longtemps, soit 1926. Les gens, à l’époque, avaient pris conscience qu’il fallait préserver notre langue et notre culture et ils avaient formé des cercles de l’ACFA dans plusieurs communautés », a présenté Mme Champagne.

Selon cette dernière, les gens se réunissaient pour entretenir des liens entre eux. « L’ACFA a aussi joué un grand rôle dans les écoles pour s’assurer de trouver des professeurs qui pouvaient enseigner le français », soutient Germaine Champagne.

Mme Champagne rappelle aussi tout le travail qu’Eugène Trottier a fait pendant de nombreuses années. « Tout le monde connaissait M. Trottier. Plusieurs personnes disaient qu’il vendait de l’assurance, mais ce dernier se faisait un devoir de rappeler qu’il vendait avant tout une adhésion à l’ACFA », souligne-t-elle. Précisons que pendant de nombreuses années, l’adhésion à l’ACFA et le Service de sécurité familiale, mis sur pied en collaboration avec l’Assurance-vie Desjardins, étaient jumelés.

Puis, en 1973, l’ACFA régionale de Saint-Paul verra le jour avec, comme premier président, Roland Rocque. « L’ACFA a toujours été très active dans la communauté, et ce, grâce à des personnes dévouées et engagées », lance Germaine Champagne.

Celle-ci a tenu à remercier ses descendants, les pionniers de Saint-Paul, qui a permis à l’ACFA de voir le jour et de pouvoir célébrer ce qu’elle est aujourd’hui. « C’est maintenant à la génération actuelle de continuer et de prendre la relève pour assurer le plein développement de la francophonie », affirme-t-elle.

Un avis partagé par Laval Pelchat, qui a été président de la régionale à quelques reprises. « Pour permettre à l’ACFA de s’épanouir et se développer, il faut s’impliquer dans l’organisme et je suis fier d’avoir fait mon bout de chemin. Aujourd’hui, on a une jeune présidente (Julie Piquette) et une jeune employée (Natalie Hébert). La jeunesse, c’est l’avenir », a-t-il soutenu.

Ce dernier estime que son implication dans la Relève albertaine, puis dans l’ACFA, l’a défini comme personne. « Ces engagements ont contribué à faire de moi qui je suis, soit une personne fière de ma francophonie. Après 60 années de vie en Alberta, j’ai le droitd’être Franco-Albertain », estime-t-il.
- Étienne Alary

 

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