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Une dégustation de vins bien spéciale!

Seize ans après son passage à Bonnyville, l’expert en vins, Marc Vigneron, aujourd’hui directeur général de la compagnie Nobilis, était de retour pour rencontrer la communauté.

Plus de 70 personnes se sont présentées au Centre culturel de Bonnyville, le 26 octobre dernier, pour participer à une soirée de dégustation de vins qui visait à souligner le 35e anniversaire d’incorporation de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Bonnyville/Cold Lake.


« Voilà près d’un an déjà que le conseil d’administration tenait à organiser une soirée formelle pour souligner le 35e anniversaire d’incorporation. L’idée de tenir une dégustation de vins a été mentionnée et tout le monde semblait emballé », a soutenu la présidente de l’ACFA régionale de Bonnyville/Cold Lake, Colette Déchaine.

C’est alors que la possibilité d’inviter Marc Vigneron a été évoquée. Ce dernier avait fait un arrêt à Bonnyville en 1996, sous l’initiative de Clémence Lavoie. La soirée avait connu du succès. « C’est un retour aux sources ce soir. De revenir ici, 16 ans plus tard, simplement pour le plaisir de la chose est très spécial », souligne M. Vigneron.

Ce dernier est directeur général de la compagnie Nobilis, qui se spécialise dans l’importation de vins, ayant des bureaux à Calgary et en France. Depuis quelques années déjà, Marc Vigneron travaille de la France. « Je viens rencontrer des clients à l’occasion. Lorsqu’on m’a contacté pour voir si j’étais disponible, j’ai accepté avec plaisir. C’est le seul évènement francophone auquel je participe », évoque celui qui fait affaires avec une vingtaine de détaillants.

Pour cette soirée, la régionale avait mis en vente 70 billets. « La vente s’est très bien déroulée. On aurait certainement pu en vendre davantage, mais nous ne pouvions pas pour une question d’espace », mentionne Colette Déchaine.

La 23e présidente de l’histoire de la régionale était heureuse de la réponse des gens. « Nous ne voulions pas que ce soit une soirée de prélèvement de fonds. Nous avions surtout l’intention de tenir une soirée formelle à un autre moment que lors de notre assemblée annuelle », affirme la présidente. « Cette soirée nous a permis d’honorer l’effort et l’engagement des gens impliqués dans la communauté », ajoute-t-elle.

Des moments clés
Gilbert Proulx a été, de 1977 à 1979, le quatrième président de l’histoire de la régionale. Créée officiellement en 1969, l’association avait été présidée, avant son incorporation, par le Dr Jean-Paul Bugeaud (1969 à 1971), suivi par Donald Cyr (1971 à 1976) et René Dallaire (1976-1977).

« C’était naturel pour moi que de devenir président. Ayant été élevé dans la langue française, grâce à mes parents qui y tenaient beaucoup », se remémore Gilbert Proulx.

Ce dernier reconnait que les trois personnes qui l’ont précédé avaient laissé leur marque dans la communauté.
« Il était impossible de suivre leurs traces, le Dr Bugeaud par exemple, il a tellement fait pour la francophonie. J’ai plutôt fait mon propre chemin », avoue M. Proulx.

Selon Gilbert Proulx, si la régionale se porte si bien aujourd’hui, c’est grâce à l’achat du Centre culturel, en 1987, alors que René Dallaire effectuait un deuxième mandat à la présidente de l’organisme. « Nous avons été chanceux de compter sur plusieurs hommes d’affaires sympathiques dans la communauté. C’est grâce à des familles francophones comme les Caouette et Vincent que nous avons eu un bon prix pour l’édifice », se rappelle M. Proulx.

L’achat n’a cependant pas été des plus faciles. « L’ACFA provinciale ne voulait pas, à l’époque, que des régionales se portent acquéreurs de centres. C’est pour cette raison que nous avons créé la société du Festival Bonnyvillois. Sans l’achat du centre culturel, je suis persuadé que la régionale ne serait pas aussi ancrée dans la communauté aujourd’hui », estime-t-il.

Un autre moment fort de
l’ACFA régionale de Bonnyville aura été l’inclusion de la région de Cold Lake. « Cela a permis à l’association de desservir la clientèle francophone de Cold Lake. Cela n’a peut-être pas été aussi facile au départ, mais je pense qu’aujourd’hui, les gens de Cold Lake sont membres de la régionale à part entière », avance Jean-Claude Mongeau.

M. Mongeau a été président de la régionale en 2000-2001, soit au moment où Cold Lake a joint les rangs. « Cela s’est fait sous ma présidence, mais tout le travail avait été fait avant », précise-t-il.  C’est lorsque Luc Pinon (1995 à 2000) est à la tête de la régionale que cette idée naitra.

Avenir assuré?
Si l’ACFA régionale a connu beaucoup de succès, lors de ses 35 années d’incorporation, l’avenir semble prometteur, aux dires d’anciens présidents.

« C’est certain qu’à l’époque où il n’y avait pas de gestion scolaire francophone, l’ACFA jouait le rôle rassembleur dans la communauté et il y avait un grand impact au niveau social. Mais on remarque un renouveau. Beaucoup de jeunes semblent s’intéresser à la régionale », indique Jean-Claude Mongeau.

« C’est certain que la relève passe, à mon avis, par les écoles françaises, et le fait de pouvoir compter sur une personne (Colette Déchaine) qui travaille dans l’école francophone constitue un atout », ajoute-t-il.

Gilbert Proulx partage cet avis. « Il y avait beaucoup de jeunes dans la salle ce soir. C’est bien plaisant de constater que la relève de la régionale semble être entre bonnes mains », déclare-t-il.

M. Proulx est content de voir à l’œuvre « un groupe de jeunes qui est assez entêté pour garder le momentum », conclut-il, en parlant de l’ACFA régionale de Bonnyville/Cold Lake.
 

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