Enseignement et technologie : Gilles Robert honoré

L’enseignant de l’école Notre-Dame des Monts de Canmore, Gilles Robert a reçu, le 26 mai dernier, le prix « Utilisation innovatrice de la technologie en enseignement » par le ministère de l’Éducation.

« Je me suis rendu compte que beaucoup d’élèves quittaient notre école parce que le côté social était défaillant, explique Gilles Robert. C’est pour cette raison que j’ai voulu intégrer les technologies interactives à mon enseignement. »


À l’école Notre-Dame des Monts, les classes sont très peu nombreuses. Les 10e et 11e années comptent, à elles deux, sept élèves. Beaucoup de jeunes migrent vers les écoles anglophones. Pour l’éducateur, il s’agissait de trouver un moyen de retenir les francophones dans son institution.

La technologie au rendez-vous
« Je partage avec d’autres écoles en temps réel étant donné que nos élèves se sentent un peu isolés », explique Gilles Robert.

Ses tableaux interactifs sont branchés en réseau, ce qui fait que les élèves d’autres classes voient ce qu’il écrit en temps réel et peuvent travailler en équipe grâce aux plateformes d’apprentissage en ligne. Pour l’enseignant, c’est une excellente façon de varier les groupes de travail. Sur un même document, une équipe de deux, par exemple, peut partager des images, modifier le texte et clavarder en ligne.

Virtuellement parlant, en communiquant avec d’autres classes, Gilles Robert peut doubler, voire même tripler le volume de ses classes. L’école Les Cyprès de Medecine Hat est l’une de ses principales collaboratrices, mais ses classes discutent également avec des jeunes du Québec et du Mali.

L’été dernier, celui-ci s’est justement rendu au Mali pour montrer à des écoliers et des enseignants à utiliser la technologie. « C’est incroyable de voir des jeunes, qui n’ont même pas l’électricité dans leur village, utiliser des ordinateurs pour la première fois », dit-il. Depuis ce temps, ses élèves font de la vidéoconférence avec leurs pairs maliens.

Selon le jeune pédagogue, il s’agit d’une occasion en or pour s’ouvrir sur la francophonie internationale. Ce dernier s’attend à ce que d’autres écoles emboitent le pas. « Bientôt, j’enseignerai à deux, trois ou quatre classes en même temps. Il suffit seulement que mes compères comprennent qu’utiliser la technologie intelligemment, ça ne nécessite pas plus de temps, ça en épargne », fait valoir Gilles Robert.

Où prend-t-il son budget?
« Ça fait quatre ans que je demande des petites choses par-ci par-là. On me l’a toujours accordé », exprime Gilles Robert. Chacun de ses élèves a maintenant accès à un ordinateur personnel et un iPad.

Lorsqu’on dit « tous ses élèves », on parle de quatre élèves à la 11e année. « Si j’ai recours à la technologie en salle de classe, c’est grâce à la Société des parents pour l’éducation francophone (SPEF). Leur contribution s’élève à plusieurs milliers de dollars », précise-t-il.

Médias sociaux
Selon lui, l’utilisation de la technologie ne se limite pas à la salle de classe. Le soir, la discussion des jeunes se poursuit sur Facebook. Chaque année, des évènements sont organisés pour eux afin qu’ils puissent se rencontrer et se sentir moins isolés.
 

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