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Un centre scolaire communautaire à faire connaitre

Une vingtaine de membres de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Lethbridge se sont présentés à la Cité des Prairies, le 6 juin dernier, pour participer à l’assemblée annuelle de leur organisme. Officiellement inauguré en mars 2011, cet édifice demeure une carte cachée dont doit profiter la communauté francophone de Lethbridge.

« Ce centre va nous permettre d’aller chercher des gens de l’extérieur qui ne sont pas impliqués dans la communauté, mais, à ce jour, 95 % des personnes pensent que le centre, c’est une extension de l’école La Vérendrye. Nous avons donc un travail à faire, en terme de visibilité du centre, pour changer cette perception », a souligné la présidente de l’ACFA régionale de Lehtbridge, Julie Choquette Scott, lors de la présentation du rapport annuel de l’association.
 

  
Cette dernière estime qu’il sera possible d’y arriver pleinement à l’avenir. « Au cours de la dernière année, les organismes situés à la Cité des Prairies ont appris à vivre et à partager les espaces. Vivre sous un même toit était quelque chose de nouveau et il y a donc eu une période d’adaptation », affirme-t-elle.

Afin d’accroitre l’achalandage au centre, l’ACFA régionale de Lehtbridge s’est assurée de présenter des activités sur une base quotidienne, par l’entremise de ses cours (Zumba, français pour adulte, théâtre et autres), ses spectacles ou activités thématiques ponctuelles. L’association entend continuer à présenter divers cours dans la prochaine année; une programmation préliminaire détaillée a d’ailleurs été présentée lors de la rencontre.

« Il faut féliciter notre association qui, pour une des premières fois de son histoire, nous offre, si tôt dans l’année, une programmation aussi détaillée de la prochaine année », a noté François Eudes.

Ce dernier invite cependant le conseil d’administration (CA) à ne pas perdre de vue l’objectif premier de ce lieu de rassemblement. « À mon avis, il manque des opportunités de se regrouper, de socialiser ici à la Cité. Les cours sont très importants, mais assurons-nous d’ajouter des activités sociales qui nous permettront de nous regrouper. C’est une des raisons pour laquelle nous avons travaillé si fort pour obtenir un centre communautaire francophone rattaché à l’école », d’ajouter M. Eudes.

Stabiliser les finances
Un autre mandat du CA sera d’assurer que l’association retrouve un équilibre financier. En effet, après avoir enregistré un surplus de 13 000 $ en 2011 (1er avril 2010 au 31 mars 2011), l’organisme a terminé sa plus récente année financière avec un manque à gagner de 7000 $. « Le financement de l’ACFA est encore précaire. On dépend beaucoup des subventions. Si on reçoit toutes les sommes que nous avons demandées, nous devrions être corrects », a affirmé le trésorier de l’ACFA régionale de Lethbridge, Michel Houenagnon.

La situation de l’association régionale aurait pu être encore plus difficile. « Le camp d’été de l’an dernier n’a pas connu autant de succès qu’on aurait pu l’espérer. En septembre, lorsque nous sommes revenus de la période estivale, nous avons dû apporter certains ajustements, sinon le déficit aurait été encore plus grand », soutient Julie Choquette Scott. « Nous avons alors décidé de nous ajuster dès septembre, plutôt que d’attendre », ajoute-t-elle.

Comme le souligne le trésorier, les endroits où l’organisme pouvait s’ajuster sont limités. « Là où l’ACFA peut avoir une influence, c’est au niveau des salaires des employés et les honoraires des contractuels. Désormais, plutôt que d’avoir des contractuels à l’année, nous avons revu la structure et ceux-ci sont désormais sur une base ponctuelle », mentionne Michel Houenagnon.

Pour l’assemblée, il est important que l’ACFA continue de s’ajuster si elle entend garder une main d’œuvre motivée. « Pour moi, couper les salaires et les honoraires n’est pas l’option que l’on doit privilégier. On doit plutôt augmenter les revenus en faisant plus de collectes de fonds. Cela nous permettrait aussi de nous bâtir un coussin », avance Mireille Rochon.

Le trésorier de l’ACFA régionale de Lethbridge indique que le CA explore présentement cette possibilité. « Puisque l’on dépend principalement du gouvernement à l’heure actuelle, on vit sur le respirateur artificiel tout le temps », lance M. Houenagnon.

Pour ce faire, l’organisme ne doit pas limiter ses actions au centre communautaire. Le meilleur exemple est l’activité de la cabane à sucre tenue ce printemps et qui a attiré 1500 personnes. « C’est le genre d’activités et de mandat que devrait avoir l’ACFA, soit être plus présente dans la ville, ne pas se restreindre aux murs de la Cité des Prairies », croit François Eudes.

Nouveau CA
Julie Choquette Scott terminait lors de l’AGA sa première année à la tête de l’organisme régional. « Un élément que j’ai réalisé pendant cette dernière année est que l’ACFA, c’est une histoire de famille, de soutien, de communauté et de partage », s’exclame celle qui n’a pas hésité avant de renouveler son mandat.

Celle-ci sera épaulée par Marco Bernard, Michel Houenagnon, Pascale Jakobsson, Pierre-André Ouellette, Mireille Rochon et Christine Trudel.
 

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