École La Prairie : retour à la case départ

La Ville de Red Deer a refusé la demande de changement de zonage du terrain Aspen Ridge qui aurait permis au Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) d’y construire la nouvelle école La Prairie, regroupant la maternelle à la 12e année, lors d’une rencontre du conseil municipal tenue le 19 mars dernier.

Selon la ville, le site Aspen Ridge est zoné pour accueillir une école de la maternelle à la 8e année. C’est donc les niveaux secondaires qui posent problème.


La conseillère du CSCN, Nicole Lorrain, se dit déçue, mais pas surprise de l’issue du dossier. « Il y avait tellement d’opposition lors du forum public tenu le 5 mars dernier que l’on s’y attendait », précise-t-elle.

Les résidents ont soulevé plusieurs craintes quant à l’augmentation du trafic dans leur quartier si une école secondaire venait à s’y implanter. Mme Lorrain avoue que le changement de zonage (la deuxième demande pour ce terrain) va à l’encontre du plan de développement municipal.

« Les études avaient déjà été faites et les règlements de la ville déjà établis. Changer tout ça à mi-chemin ne plaisait pas aux résidents et c’est ce que la ville a retenu », explique cette dernière.

Plan B
Le conseil municipal de Red Deer a mandaté les administrateurs du CSCN à trouver un site approprié pour l’école La Prairie.

Une réunion où se sont rassemblés Alberta Education, Alberta Infrastructure, les conseillers municipaux de Red Deer et des membres du CSCN, durant laquelle Alberta Infrastructure a réitéré sa promesse de construire une nouvelle école pour le conseil francophone, s’est tenue d’urgence le 20 mars en après-midi.

« On regarde l’option du site où nous nous trouvons actuellement, mais c’est loin d’être l’idéal. Si on fait quelque chose sur ce terrain, nous devons satisfaire nos critères et il faudra demander beaucoup de zonage », s’inquiète le président du conseil, Paul Dumont.

Le site actuel avait été jugé inadéquat et trop petit pour la construction d’une école M-12, selon Alberta Infrastructure.

Le CSCN s’est réuni en soirée le 20 mars afin de développer une liste de demandes qui rendraient le site conforme aux exigences du gouvernement. Cette liste a été présentée à la ville de Red Deer le 21 mars.

« Cela ne met pas en péril le projet d’une nouvelle école, mais si nous n’arrivons pas à un compromis avec ces recommandations, je n’ai aucune idée de la prochaine étape », admet Nicole Lorrain.

Situation urgente
Le conseil doit trouver un nouveau site rapidement s’il veut faire partie de la série d’écoles qui seront construites dès cette année et prête à accueillir les élèves en septembre 2014.

En effet, le gouvernement de l’Alberta a donné au CSCN et à la Ville de Red Deer jusqu’au 11 avril pour trouver une solution.

Rappelons que dans une annonce du mois de mai dernier, le gouvernement de l’Alberta s’est engagé à construire 22 nouvelles écoles d’ici 2014, dont quatre à Red Deer. La province avait fixé au 20 mars la date limite pour faire partie de la cohorte, mais compte tenu des défis entourant l’école La Prairie, cet échéancier a été repoussé.

« Ces trois autres écoles nous attendent, elles sont prêtes à lancer les soumissions. Si dans six mois, ou un an, nous sommes prêts à construire, mais que les frais augmentent parce que nous avons manqué la date limite, qui va financer le surplus? », s’interroge le président du CSCN, Paul Dumont.

Ce dernier rappelle que la Ville de Red Deer a la responsabilité de trouver un terrain adéquat au conseil, en vertu du Municipal Government Act.

Pour l’heure,  Nicole Lorrain dit ignorer les conséquences qui découleraient si le CSCN n’était pas prêt à la date butoire.

Cette dernière affirme que les frais encourus pour effectuer les études préliminaires pour le terrain d’Aspen Ridge seront défrayés par la ville de Red Deer et le gouvernement de l’Alberta.

De son côté, Paul Dumont rappelle qu’une attente trop longue aurait des effets néfastes sur la fréquentation de l’école La Prairie. « Cela fait sept ou huit ans que l’on attend la nouvelle école. Nous avons beaucoup d’élèves qui ne passent pas au secondaire parce qu’ils ne sont pas attirés par notre école. Plus on attend, plus les ayants droit risquent de poursuivre leur éducation en anglais », déplore le président du CSCN.

 

 

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