École à Lac La Biche : des imprévus retardent le projet

L’ouverture d’une nouvelle école francophone de la prématernelle à la 2e année à Lac La Biche est repoussée à septembre 2013, le Conseil scolaire Centre-Est (CSCE) n’ayant pas réussi à sécuriser un site pour la rentrée 2012.

Les négociations entre le CSCE et le conseil anglophone Northern Lights pour un partenariat entre les deux institutions n’ont pas donné les résultats souhaités.


Le CSCE s’engageait à fournir l’expertise de professeurs francophones pour un programme d’immersion à Lac La Biche, en échange d’un lieu fourni par le conseil anglophone pour l’implantation d’un programme d’enseignement francophone.

« Nous sommes toujours intéressés à voir si on peut travailler ensemble, mais les conseillers recommandent d’aller de l’avant indépendamment d’un partenariat avec Northern Lights. Ça ne compromet pas le projet d’école francophone sauf que pour ce qui est du lieu, on regarde d’autres options », indique le directeur général du CSCE, Marc Dumont.

La nouvelle école, qui devait être construite pour le conseil anglophone à Lac La Biche, risque de ne pas être prête pour septembre 2012, voire même 2013.

Le conseil Northern Lights anticipe un manque d’espace pour accommoder les élèves du programme francophone pour l’année prochaine. « Northern Lights n’était pas chaud même à l’idée d’ajouter des modulaires à l’école anglophone actuelle », explique M. Dumont.

Alberta Education a d’ailleurs refusé la demande de modulaires formulée par le CSCE pour le futur programme francophone de Lac La Biche.

« Mais nous n’avons pas l’habitude de prendre un non comme réponse finale. Les institutions n’ont pas les mêmes obligations envers les francophones que les anglophones », précise Marc Dumont.

Faire preuve de patience
Ce délai d’un an ne devrait pas influencer le nombre d’élèves qui fréquenteront la future école francophone selon ce dernier. L’étude démographique effectuée par le CSCE à l’automne dernier démontrait un grand intérêt des parents ayant droit de la région de Lac La Biche avec des enfants en bas âge, à envoyer leur enfant à l’école francophone.

La priorité du CSCE est maintenant de trouver un site pour le programme francophone. Le directeur général n’exclut pas la possibilité de se retrouver en situation intérimaire pour la première année du programme. « Ça pourrait être des modulaires comme ça pourrait être d’implanter l’école dans le centre communautaire pour la première année », indique-t-il.

À ce sujet, le conseil aimerait revenir sur l’idée d’une enveloppe allouée à l’expansion et au développement à partir des fonds du Programme des langues officielles en éducation au sein de la Fédération des conseils scolaire francophones de l’Alberta.

« Il n’y a pas seulement le CSCE qui souhaite développer de nouveaux programmes », affirme M. Dumont. La question a été abordée lors du dernier conseil d’administration de la Fédération le 24 février dernier.

Marc Dumont doute, toutefois, qu’un partenariat s’établisse avec le conseil anglophone Northern Lights. « S’ils étaient plus sérieux, nous aurions plus de réponses et nous serions plus avancés », avance le directeur général.


L’immersion francophone, un concept vendeur?
La direction du conseil anglophone avoue qu’elle doit faire plus de travail markéting auprès des parents, du personnel enseignant et administratif quant à l’implantation d’un programme d’immersion à Lac La Biche.

Il s’agit, selon M. Dumont, d’un gros travail qui n’a pas été fait. « Ça nous donne une idée de l’énergie que Northern Lights est prête à mettre sur le projet. Ce n’est pas une question d’hostilité ou d’ignorance, mais pour plusieurs raisons, le français ne figure pas dans les priorités de Lac La Biche », déplore-t-il.

Convaincre les parents anglophones et le personnel de Northern Lights de la nécessité d’implanter un programme d’immersion à Lac La Biche peut s’avérer difficile lorsque le programme de Plamondon ne compte que peu d’élèves.

Le conseil anglophone s’apprête également, tout comme les 62 conseils de la province, à renégocier leur convention collective avec le syndicat enseignant.

Néanmoins, la situation reste en suspens puisque l’état des finances du conseil scolaire sera largement déterminé par la nouvelle loi scolaire. « Le deuxième élément qui viendrait influencer le cours des choses est les élections provinciales », conclut Marc Dumont.
 

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