Recherche de financement à Smoky River

La présidente de la Société historique et généalogique de Smoky River Gaétane Gravel-Gervais se dit positive sur l’avenir de la Société, bien que cette dernière  ait perdu le financement que lui rapportait l’activité de bingos dans la région.

La Société a tenu une rencontre extraordinaire il y a quelques semaines où se sont présentés quelques maires, des membres de la chambre du commerce de Smoky River, une représentante du musée de Rivière-la-Paix, des membres de la Société et une représentante de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA)  régionale de Rivière-la-Paix, Cécile Lefebvre.


« Il y avait beaucoup de gens à la réunion, mais cela n’a pas abouti à grand-chose », admet Mme Lefebvre, trésorière de l’ACFA.

La régionale s’est tout de même engagée à verser un octroi de 3000 $, en vertu d’une subvention de Patrimoine canadien qui encourage l’association à aider les organismes francophones.

Selon la trésorière, cet octroi devrait permettre à la société de fonctionner quelques mois, du moins jusqu’à son activité casino, prévue en aout. « C’est sûr qu’on se fie au casino, cela nous permet de fonctionner pendant un an, mais ce n’est pas un revenu régulier », fait observer Gaétane Gravel-Gervais.

Malgré cette situation difficile, Mme Gravel Gervais reste optimiste. Elle affirme avoir reçu beaucoup d’appuis de la part des communautés environnantes, de professeurs d’université et d’auteurs historiques.

Cette dernière attend des nouvelles des municipalités voisines qui devaient présenter la situation de la Société historique et généalogique lors des prochains conseils municipaux. Elle assure avoir confiance dans les démarches entreprises jusqu’à maintenant.

Diversifier ses revenus
La présidente entend redoubler d’efforts pour assurer la survie de son organisme. « J’aimerais faire la promotion de la généalogie dans le coin et, une fois par mois, écrire en français sur l’histoire d’un pionnier du coin, où sur l’ancêtre d’une famille d’ici », témoigne Mme Gravel-Gervais.

D’ailleurs, elle s’implique dans certaines activités comme le  traditionnel Festival du miel de Falher, en plus d’avoir organisé un barbecue devant la bâtisse de la société généalogique en mai dernier. « Ça nous permet de couvrir certains frais. Nous avons 1000 $ de frais par mois et cela n’inclut pas les salaires, pour l’instant nous sommes tous bénévoles », illustre-t-elle.

La société est ouverte une journée par semaine, soit les mardis, mais la présidente assure être disponible sur demande.

Gaétane Gravel-Gervais espère également une augmentation du nombre de membres à la Société.

Pas question de déménager
« La Société porte le nom de Smoky River, on ne veut pas que ça quitte Smoky River », rappelle Mme Gravel-Gervais, qui précise n’avoir nullement l’intention de sortir les documents qu’on retrouve à la société.

À noter que la société, fondée en 1983, contient 10 000 volumes et 17 000 photos et négatifs sur les archives du Canada, mais plus particulièrement sur la région du nord-ouest de l’Alberta. Les documents témoignent autant de l’histoire francophone, anglophone et des Premières nations.

« Il y a tellement de références pour la recherche, ce serait de valeur de tout perdre », déplore quant à elle, Cécile Lefebvre.

 

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut