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Première garderie francophone à Grande Prairie

Le 25 avril dernier, le Ministère provincial des services à l’enfance a étendu un programme de subventions à 100 établissements de garderie en petite enfance. De ce nombre, neuf reviennent à la communauté francophone, dont 24 places à la nouvelle garderie Les Petits boucs. Située à l’école Nouvelle Frontière à Grande Prairie, elle offrira dès le mois de septembre des services de garde de qualité, avec des frais maximums de 25 $ par jour.

Les Petits boucs

« Cette garderie voit le jour car elle répond à une vraie demande croissante des parents francophones de la province », confie Rachelle Bergeron, coordonnatrice des communications du conseil scolaire nord-ouest n°1. Dès la rentrée, la première garderie francophone verra donc le jour à l’école Nouvelle Frontière de Grande Prairie, et cerise sur le gâteau : les prix seront cassés ! Pour 25 dollars par jour seulement, le centre des Petits boucs offrira un service de 7 h 30 à 17 h 30 et du lundi au vendredi.

Les trois éducatrices diplômées sont déjà au pied d’œuvre pour accueillir les enfants de 3 à 5 ans. Cette garderie, limitée à 24 places subventionnées, est très attendue des familles francophones à qui elle offre un service de garde de qualité accessible, ainsi que le maintien et le renforcement de la langue et la culture francophones.

Dans son rapport sur la petite enfance, le Commissariat aux langues officielles précisait que « se situant en amont du continuum, le développement de la petite enfance est un domaine d’intervention positive, préventive et précoce pour la revitalisation des langues et des communautés francophones ». Ce nouveau service à la petite enfance sera donc un ajout essentiel à la communauté francophone de Grande Prairie et contribuera à son essor.

Pour ce qui est du contenu, Rachelle Bergeron explique que sur le terrain « on assistera à une mise en œuvre d’un cadre pédagogique d’apprentissage fondé sur des données probantes, et tiré du programme du ministère », avant d’assurer que « le soutien aux enfants sera inclusif à répondre à leurs besoins variés ».

« La préinscription de la garderie n’est pas encore complète, mais je ne serais pas surprise de voir dans quelques temps une liste d’attente », analyse la coordonnatrice. En ce qui concerne la priorité dans la liste d’attente, elle dépendra du règlement de l’établissement, pas encore « précisément défini », poursuit elle. 

Sentiments partagés

Malgré tout, certains parents ne sont pas satisfaits. « On m’encourage à apprendre le français à mon fils mais les services ne suivent pas et il n’y a jamais de place », lâche Alex Sorlut, un parent francophone de l’Alberta.

Selon Mireille Péloquin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), même si ce n’est pas suffisant, l'initiative répond tout de même aux besoins urgents. « Nous avons rencontré le Ministère des services à l’enfance à plusieurs reprises. [...]. On leur a expliqué que la petite enfance était un moment important dans la vie d’un individu pour transmettre la langue et la culture ».

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