Assemblée générale de L'ACFA de Grande-Prairie: Aller de l'avant

« On continue d’aller de l’avant, de rester positif et de grandir ! »

C’est au sein de l’école francophone Nouvelle Frontière que l’assemblée générale annuelle (AGA) de l’ACFA régionale de Grande Prairie s’est tenue samedi 30 septembre. Entre les membres et les représentants d’organismes présents, ce sont 35 personnes qui ont assisté à la réunion. La directrice, Michelle Margarit, revient sur le bilan de la régionale.

« D’un point de vue des adhésions, l’année a été fantastique ! », se réjouit Mme Margarit. Avec une augmentation de 25% des adhésions, portant le nombre à environ 200, l’ACFA régionale a nourri ses rangs.

Par ailleurs, la directrice remarque que la participation aux activités est plus forte, que ce soit pour le Festival des Sucres, la Fête de la Saint-Jean, ou le Festival du blé d’Inde : « On voit de nouveaux visages, les gens semblent beaucoup plus fiers de leur francophonie. C’est agréable de voir la diversité qui grandit », commente-t-elle.

Malgré tout, l’ACFA régionale accuse un déficit de 12 000 dollars. Ce mauvais résultat s’expliquerait par la baisse d’octrois du gouvernement provincial pour des services francophones dont la demande a baissé.


AGA Grande Prairie 2Une région francophile

La responsable rappelle que Grande Prairie a toujours été une région favorable à la langue française avec plus de 3 000 enfants apprenant la langue et plus de 5 000 francophones à l’échelle de la ville, soit plus de 10% de la population. « Le travail avec les enseignants et les étudiants pour faire de notre langue une langue plus vivante continue », déclare-t-elle.

Plusieurs organismes étaient représentés lors de l’AGA : Canadian Parents for French, le Conseil scolaire du Nord-Ouest, l’École Nouvelle Frontière, les programmes d’immersion dans les écoles publiques, les programmes de français dans les écoles catholiques et le CDÉA.

La gérante se dit heureuse de voir tous ces représentants impliqués : « Je suis enchantée de voir qu’on est tous sous la même bannière, qu’on veut porter haut le drapeau franco-albertain », témoigne-t-elle. Elle espère aussi faire des activités pour motiver les jeunes avec le FJA et développer le leadership des adolescents de la région.

 

Les défis pour 2018

Pour l’ACFA de Grande Prairie, le défi financier prédomine. « Avec une personne et demie, on aurait bien besoin de fonds supplémentaires pour embaucher un coordonnateur de programme pour nous soulager », confie Mme Margarit.

En outre, le gros chantier à venir sera de travailler à l’ouverture d’une garderie au cours des trois prochaines années. « Il y a de plus en plus de jeunes familles francophones », observe la directrice.

Suite à l’annonce de la politique de services en français par le gouvernement provincial, l’ACFA tentera de profiter de son partenariat avec le conseil scolaire du Nord-Ouest et le Centre pour les nouveaux arrivants de Grande Prairie : « On aimerait obtenir de l’aide de la part de la Fédération des parents francophones de l’Alberta, on est beaucoup plus forts ensemble ! », avance la responsable.

Au niveau de la santé, si des spécialistes francophones sont disponibles à l’hôpital de la ville, on manque de médecin de famille francophone.

Sur le plan de l’immigration, Mme Margarit indique travailler avec la ville pour faire venir plus d’immigrants francophones qui seraient intéressés par l’industrie pétrolière et forestière. « Nous réalisons des ateliers avec l’Association des juristes d’expression française pour aider les nouveaux venus à faire venir des membres de leur famille, et on les aide à trouver un emploi avec la Chambre de commerce ».

Le bilan de l’année 2017 est donc positif pour l’ACFA de Grande Prairie qui bénéficiera en 2018 d’une réserve financière plus large, de 64 000 dollars, lui permettant d’envisager l’avenir sereinement : « On continue d’aller de l’avant, de rester positif et de grandir ! », ponctue Michelle Margarit

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