Lundi 28 août, l'ACFA Régionale de Red Deer a accueilli son nouveau directeur : M. Serge Gingras. Originaire de la ville de Québec, ce récipiendaire du prix de reconnaissance de la mairesse de Red Deer en 2017 comme Bâtisseur de communauté, vit en Alberta depuis 1981. Très impliqué, il est actuellement le président du Conseil de la Central Alberta Pride Chair Society et le vice-président du Conseil d’administration de la Central Alberta Refugee Effort. Serge Gingras a toujours suivi de près ce qui se passait dans la communauté, tant aux niveaux régional que provincial. Aujourd’hui, il conçoit son rôle à l’ACFA comme une expansion du rôle qu’il a déjà dans la communauté.

 

Qu’est-ce qui vous intéresse dans le communautaire ?

 


J’ai été candidat à trois élections, une élection provinciale et deux élections municipales. Pendant ces trois campagnes-là, j’ai appris à mieux connaître la communauté. À chaque campagne, j’ai découvert des choses intéressantes que je n’avais pas le temps de faire, à cause de mon travail à temps-plein. Je savais que lorsque je finirais de travailler au collège, je m’impliquerais dans le secteur à but non lucratif. Ce poste à la direction régionale permet d’être très connecté avec différents secteurs. Ça va permettre de donner un peu plus de visibilité à l’ACFA dans la région. Bruno, mon prédécesseur, a fait un excellent travail.

Serge Gingras

Chaque régionale possède sa propre couleur locale. Comment pourriez-vous définir la spécificité locale de l’ACFA de Red Deer?

 

Le Cercle local a été formé quand l’école La Prairie a ouvert. Pendant plusieurs années, on associait toujours l’ACFA à l’école La Prairie. Depuis quelques années, on a essayé de démarquer les deux. Il y a quand même des collaborations avec l’ACFA. Dans les premières années, nos locaux étaient situés dans l’école. Cela créait une perception qu’il fallait être impliqué avec l’école pour être membre de l’ACFA. Une fois que l’ACFA a eu ses propres bureaux, cela a été le commencement de réseautage dans la communauté. À présent, toute la question consiste à aller chercher des francophones et des francophiles, et des jeunes qui s’intéressent au fait français dans la communauté, et les rassembler davantage en présentant des activités qui attirent des gens de différents groupes. Mes connexions avec la communauté vont me permettre d’aller frapper à des portes où on n’a pas eu la chance d’aller frapper avant. Et commencer à offrir des activités non seulement dans les locaux de la régionale ici. Mais aussi aux bibliothèques municipales de Red Deer, dans d’autres écoles, par exemple des écoles d’immersion ou le collège de Red Deer qui offre quelques cours et on peut aller chercher des gens là aussi. J’ai un intérêt spécial pour la population vieillissante, j’ai déjà établi des liens avec le centre de ressources pour les aînés.

 

Quelle est votre vision sur trois ans ?

 

Ce qui m’intéresse et ce que j’ai beaucoup entendu dans la communauté, c’est un, le besoin de rassembler les francophones, et deux, de donner des occasions par exemple pour les gens qui savent le français mais qui ne l’ont pas beaucoup utilisé ou qui n’ont pas beaucoup l’occasion de le pratiquer. Et ce, pas nécessairement sous forme de cours. Je pense qu’éventuellement on va commencer à offrir des cours de conversation, mais aussi créer des occasions pour permettre aux gens de se rencontrer même autour d’une table, prendre un café et parler français. Je veux également travailler avec des partenaires afin d’offrir des programmes de lecture pour les enfants, essayer de les rassembler le samedi matin pour qu’ils puissent être exposés à la lecture à l’extérieur du contexte de l’école. En dehors de l’école, il n’y a pratiquement aucune occasion d’impliquer les enfants et les parents dans des activités ensemble.

Il y a aussi les Jeux d’hiver du Canada qui s’en viennent en 2019. On aura probablement un rôle à jouer dans le recrutement et la formation des bénévoles. Il y a quand même un minimum requis pour avoir un certain nombre de bénévoles bilingues ou francophones pour les Jeux.  

 

Quel est le tissu démographique de la population de Red Deer ?

 

C’est une population de plus en plus multiculturelle. Quand je suis arrivé en 1985, c’était surtout anglo-saxon, il n’y avait pas beaucoup d’immigration et de nouveaux arrivants. La population s’est multiculturalisée. On voit des francophones qui viennent d’ailleurs qu’au Québec ou qu’au Canada français. J’en ai connu qui venait d’Afrique. Avec le temps, les gens ont commencé à s’installer ici alors qu’avant ils avaient l’habitude de s’installer dans des grands centres comme Edmonton ou Calgary. Il y a aussi le phénomène des écoles d’immersion qui existe à Red Deer depuis plus de 25 ans maintenant et on voit un autre groupe de gens qui n’était pas avant intéressé au fait francophone qui sont devenus adultes et qui ont eux aussi des enfants dans le système d’immersion. C’est autre volet aussi de la francophonie, des francophiles qu’on ne connaissait pas avant.

 

Quels sont les prochains événements prévus à Red Deer ?

 

Red Deer accueillera le mardi 12 septembre l’AGA, du Conseil de Développement économique de l’Alberta, vers 18h00. J’aimerais à l’avenir organiser des activités régulières environ toutes les deux semaines.   

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