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Un jeune de l’école Héritage participe à un réseau au service des enfants amputés

Les Vainqueurs, c’est le nom du programme pour enfants amputés qu’a suivi Samuel Velie à Saskatoon. Ce jeune résident de St-Isidore âgé de 12 ans s’est rendu pour la seconde fois à ce séminaire. Un temps fort, mais aussi propice pour rencontrer et parler du handicap, ainsi que des progrès réalisés en matière de prothèse. Rencontre.

« Le cercle des Vainqueurs a été conçu il y a 70 ans par les anciens combattants qui revenaient de la Seconde Guerre mondiale » précise Karen Lambert, la maman de Sam Velie.

« Ils se sont dit que ce serait vraiment intéressant pour les jeunes amputés d’avoir un réseau où les jeunes pourraient communiquer ensemble et se soutenir » explique cette dernière. Pour le jeune Sam et sa famille ce rassemblement fait pour les enfants, permet de rencontrer d’autres jeunes dans la même situation et cela une fois par an. « J’ai vraiment aimé ça, car je ne me suis pas senti seul, le fait d’avoir une main différente ou bien d’être différent des autres », explique cet élève de l’école Héritage.

Si le rassemblement s’était déroulé l’année dernière à Edmonton, cette année il a eu lieu à Saskatoon. Un programme que la maman de Sam aurait aimé connaitre plus tôt. « Ça aurait été plus profitable pour lui quand il avait par exemple deux ans, ça aurait été une référence », souligne-t-elle avec regret. En effet, certains parents amènent de tout jeunes enfants à ce séminaire, afin de récolter des informations utiles face au quotidien que représente un handicap.

L’intérêt d’un tel programme

La première fois que Sam et ses deux parents ont assisté à l’événement, ils ont constaté qu’ils n’étaient pas les seuls à vivre cette situation.  « La première fois, j’étais émue quand je suis arrivée là, tu vois que tous les enfants sont amputés d’une quelconque façon, on réalise qu’on n’est pas tout seul », se remémore la maman de Sam, la voix teintée d’émotion.

Sam connait une amputation partielle de sa main droite, ce qui nécessite une prothèse faite sur mesure, comme pour chacun des enfants. Les conseils prodigués lors de cette rencontre sont précieux, puisqu’ils permettent entre autres de ménager le « bon » membre. Dans le cas de Sam par exemple, il faut faire attention à ne pas fatiguer sa bonne main. « Il y a des couteaux spéciaux, des bols, des lacets, toute sorte d’outils comme ça, que l’on peut utiliser tous les jours », explique la mère du jeune Sam.  La pratique de certains sports comme le golfe demande plus d’énergie. « Attacher les lacets, ou tenir un bol, jouer de la flute ou découper du papier avec des ciseaux sont des choses un peu plus difficiles », s’explique Sam. Son sport préféré reste le soccer, un sport qui lui donne une grande latitude dans l’ampleur de ses mouvements.S’il n’existe pas une amputation pareille, les enfants connaissent des besoins similaires, notamment en matière de prothèse, « ce programme nous démontre comment aller chercher des prothèses et ils nous aident aussi de façon financière », précise Mme Lambert.

L’Association des Amputés de guerre, elle prend en charge les frais concernant les demandes de prothèse. L’Association ne reçoit actuellement aucune subvention gouvernementale. Ses programmes existent grâce à l’appui du public envers le Service des plaques porte-clés et des étiquettes-adresse. De mémoire d’homme, le Service des plaques porte-clés a été créé en 1946 pour permettre à des anciens combattants de trouver un travail bien rémunéré.

Cette année, ce rassemblement a réuni de jeunes amputés qui ont fait le déplacement de toutes les provinces de l’Ouest. L’année 2016 aura aussi marqué le 70e anniversaire du Service des plaques porte-clés de l’association. Cette association permet à des jeunes comme Samuel de se donner les moyens d’acquérir une plus grande indépendance dans le quotidien, mais aussi de se forger un mental de vainqueur !  

 

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