Après la région de Rocky Moutain House en 2010, voilà que Medicine Hat pourrait perdre son cercle local lié à l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA).

Le processus de dissolution a été enclenché par le Conseil d’administration (CA) provincial de l’ACFA, qui s’est réuni à La Cité francophone d’Edmonton le 26 aout dernier.


« En juin dernier, lors de sa rencontre régulière tenue à Lethbridge, le CA a mandaté l’administration de fournir un rapport sur le statut des cercles locaux et des ACFA régionales », a souligné la présidente de l’ACFA, Dolorèse Nolette.

Selon les statuts et règlements de l’ACFA, une régionale doit être constituée d’au moins 100 membres, alors que seulement cinq personnes sont nécessaires à la création d’un cercle local. Toutes les régionales de l’ACFA, ainsi que le cercle local de Canmore, répondent aux critères.

Cependant, même si Medicine Hat compte un nombre suffisant de personnes intéressées, plusieurs autres critères ne sont pas répondus. « À ce jour, il y a neuf adhésions, mais il n’y a pas de programmation, ils n’ont pas de budget et ils n’ont pas de statuts. Ils ne sont donc pas conformes à nos critères, à la charte et aux statuts et règlements de l’ACFA », soutient le directeur général de l’organisme provincial, Denis Perreaux.

Ce dernier dit espérer que le processus de dissolution du Cercle local de Medicine Hat amènera les francophones de l’endroit à se mobiliser.

« La dissolution n’est pas immédiate. On démarre la procédure et cela pourrait durer un an. La première étape, c’est de les aviser. Les membres vont recevoir une lettre pour voir s’il y a un intérêt à continuer », explique-t-il.

Compte tenu de la distance qui sépare Lethbridge et Medicine Hat (quelque 170 kilomètres), le représentant du sud au Conseil d’administration provincial, André Laroche, qui réside à Lethbridge, espère que c’est ce qui va arriver. « Les gens au niveau local ne sont peut-être même pas au courant qu’il y a un cercle local », note-t-il.

Si la correspondance du Secrétariat provincial de l’ACFA reste lettre morte, « après un certain moment, on va aller plus loin. En fin de compte, ils pourraient être inclus et payer leur cotisation à l’ACFA de Lethbridge, comme cela a été le cas avant que le cercle local ne soit formé », indique M. Perreaux.

Rappelons cependant que le cercle local de Medicine Hat a été créé à la suite de la mise sur pied du projet de coordonnateur scolaire communautaire dans le sud de la province en 2010, projet qui a été annulé récemment par l’ACFA.

Par ailleurs, le CA provincial entend regarder au cours des prochains mois cette question des cercles locaux de plus près.

« Présentement, il faut cinq membres actifs pour démarrer un cercle local, mais on l’a vu à Rocky Mountain House et maintenant à Medicine Hat, lorsqu’un petit nombre d’individus se manifeste et que certains d’entre eux quittent, le cercle local cesse d’exister. Le CA devra analyser la situation et peut-être demander à ce qu’il y ait plus que cinq francophones qui se manifestent pour créer un cercle local », avance Dolorèse Nolette.
- Le Franco

 

 

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