C’est ce qu’a dit l’accusé à la fin du procès simulé par les élèves du cours de droit criminel de l’école de la Rose Sauvage. Ce procès a eu lieu au palais de justice de Calgary le 18 avril, en présence d’une vraie juriste comme juge, d’un jury de 12 personnes et de 17 membres du public.

Cette phrase en titre se dit sans doute toujours mieux quand on est déclaré « innocent », mais dans ce cas-ci l’accusé a été trouvé « coupable » de posséder une arme à feu sans permis, mais heureusement « innocent » quant au chef d’accusation voulant qu’il ait braqué cette arme sur quelqu’un, dans le contexte d’une soirée de fête qui avait mal tourné. Le personnage accusé a su tirer son épingle du jeu car le procès n’a pas été facile, avec la partie adverse armée d’arguments persuasifs et d’un tas de questions.

De la préparation pour ce procès simulé, il y en a eu pendant plus de deux mois, notamment grâce au travail des six élèves, de Marc Fecteau, enseignant responsable des cours de droits à l’école de la Rose Sauvage, et de Me Bianca Kratt, avocate et membre de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA).

 

L’équipe de préparation ce procès criminel simulé (de gauche à droite) : Me Bianca Kratt, avocate, Alison Berthelot (jouant le rôle de l’avocate de la défense), Martin Vachon (l’accusé), Mariem Ghunay (témoin de la défense), Rebecca Jones (procureure de la poursuite), Jonathan Boulanger (victime), M. Marc Fecteau, enseignant, et Catherine Lacombe (rôle de policière, témoin de la poursuite).

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