Pour la première fois en Alberta, un concours d’humour francophone pour les jeunes vient de voir le jour. Son introduction s’inscrit dans une plus large tendance à travers le pays où l’humour en français fait salle comble.

Pilleri La francophonie tout en humour Ontario

Le tout premier concours d’humour en français destiné aux jeunes vient de faire son entrée en Alberta. Un projet pilote produit par l’ACFA avec l’implication des Conseils scolaires qui permet à des jeunes de 14 à 18 ans de faire partie d’une aventure innovante, ludique et formatrice.

Fais moi rire

C’est dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie que l’ACFA, coordonnateur de l’évènement, a mis en place le concours : Fais-Moi Rire. Si un tel concours d’humour existe déjà en Ontario, c’est une première pour la jeunesse albertaine. Dédié aux  jeunes de 14 à 18 ans, ce concours représente un moyen unique de s’épanouir et le tout en français !

La Communauté ivoiro-canadienne d’Edmonton organisait sa première Soirée du Grand Rire samedi 18 mars au Northgate Lions Recreation Centre. Les humoristes ivoiriens Gohou et Nastou étaient les invités d’honneur, mais des danseurs et comédiens locaux ont aussi proposé de petits spectacles.

Samedi 18 mars, plus de 300 personnes ont répondu à l’appel de la Communauté ivoiro-canadienne d’Edmonton. À l’intérieur du vaste Northgate Lions Recreation Centre, toutes les tables ont trouvé preneur. Pour déplacer cette foule de gens prêts à payer entre 35 et 50 $ leur billet d’entrée, les organisateurs ont eu recours à un argument choc : la venue du duo comique ivoirien Gohou et Nastou, très célèbre en Afrique, notamment  à la télévision.

Dès sa première apparition sur la scène, Michel Gohou déclenche un tonnerre d’applaudissements et de cris. Le comédien n’hésite pas à aller immédiatement au contact de son public, circulant entre les tables et blaguant avec ses fans. Il se moque notamment de l’affaire Dominique Strauss-Kahn au détour d’une vanne, draguouille un peu, puis remonte sur scène afin d’interpréter deux sketchs en solo. Il tourne d’abord en dérision le christianisme… avant de s’attaquer au très récent crash de l’avion de Germanwings dans les Alpes françaises, qui a fait 150 victimes. « Pour nous, il n’y a pas de tabous, explique Gohou après le spectacle. Derrière l’humour, il y a toujours un message qui passe. Le message, c’est comme une pilule, si on enlève le côté sucré, c’est très amer ! »

François Massicotte animait le 7 mars deux représentations du Gala Juste pour rire dans le cadre des Rendez-vous de la francophonie, avec une poignée de jeunes humoristes émergents. Le Franco s’est entretenu avec lui de l’évolution de l’humour, d’un rire et d’une rive à l’autre.

Pourquoi avez-vous été choisi pour être porte-parole des Rendez-vous de la francophonie ?

Je n’ai jamais su pourquoi c’était moi, j’ai peut-être perdu une gageure en quelque part ou peut-être parce que je suis le vétéran. Je suis rendu là, c’est rendu moi le capitaine de l’équipe. Ça me fait plaisir parce que je trouve ça formidable comme projet. Je ne suis jamais venu à Edmonton et je me suis demandé pourquoi je n’étais jamais venu. Ça fait trente ans que je fais des shows. Il y au dessus de 40 000 francophones qui habitent à Edmonton, pourquoi je ne suis jamais venu faire un show à Edmonton ? Il était temps. Et pourquoi on n’en fait pas plus ? J’espère que ça va se développer un peu plus. C’est autant de populations francophones que plusieurs villes au Québec, comme par exemple Drummondville.

Comment est-ce que vous expliquez cela ?

C’est difficile à expliquer. Il y en a qui n’y pensaient pas, qui n’y croyaient pas ou qui le savaient pas… vraiment je suis étonné. J’ai déjà fait Winnipeg en 93, les auditions Juste pour rire, où j’avais rencontré Maxim Martin, qui avait gagné le concours. J’ai déjà fait un show à Vancouver, durant les Olympiques en 2010. On connaît le Nouveau-Brunswick, parce qu’il y a beaucoup de francophones là-bas… mais même Toronto, il y a énormément de francophones à Toronto. Pourquoi est-ce qu’on ne fait pas de show jamais à Toronto en français ? Il y a quelque chose là, c’est sûr.

Jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 décembre, le RiRe fêtait ses 20 ans en proposant un double spectacle : d’abord un florilège des précédentes éditions, puis l’habituelle rétrospective humoristique de l’année passée. Rencontre avec Josée Thibeault, membre de la Gang du RiRe depuis 2000.

Inspiré du Bye Bye, la fameuse rétrospective humoristique québécoise de l’année, le RiRe fêtait ses 20 ans d’existence les 11, 12 et 13 décembre au théâtre de La Cité francophone d’Edmonton, devant un public fourni (280 personnes sur trois soirs). « C’est la première année où il n’y a pas de diffuseur », regrette cependant Josée Thibeault, qui participe au spectacle depuis 2000. Jusqu’à présent, Radio-Canada avait toujours diffusé le RiRe (sauf en 2005 à cause du lock-out), mais pas cette année, conséquence des compressions. Une captation a tout de même eu lieu cette année, alors une diffusion podcast n’est pas impossible…

Autre nouveauté 2014, plus positive celle-là, la constitution en société de la Gang du RiRe autour d’un noyau dur des cinq artistes : Ève-Marie Forcier, Vincent Forcier, Patrick Henri, Steve Jodoin et Josée Thibeault. De quoi faciliter les demandes de subventions et la réception de dons. Actuellement, l’équipe ne se paye « pratiquement pas ».

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