Le 14 juin 2017, après plusieurs décennies d’attente et de revendications, la communauté francophone de l’Alberta obtient enfin une politique de services en français. Cette annonce inédite, faite à la Government House à Edmonton, permettra d’améliorer et d’étendre les services en français offerts dans la province.

En réponse à l’annonce faite le 14 juin par le gouvernement de l’Alberta sur la politique en matière de francophonie, plusieurs organismes et associations communautaires réagissent. L’ACFA de Calgary, la Cité des Rocheuses et la clinique francophone de Calgary saluent tous la nouvelle mais attendent encore plus de la part des responsables politiques.

COLINLa rentrée au Campus Saint-Jean avait une saveur particulière en ce début du mois de septembre. Le gouvernement albertain avait fait la promesse, en juin, qu’il gèlerait les frais de scolarité des étudiants des 26 collèges et universités de la province, incluant l’Université de l’Alberta et sa Faculté Saint-Jean, pour une période de deux ans, à compter de cet automne. Chose promise, chose due.

 

« C’est sûr que c’est une bonne nouvelle. Ça permet aux étudiants de mieux planifier leurs dépenses et leur budget de cette année et de l’an prochain. Ça évitera à certains de devoir travailler au cours de l’année, et de se consacrer entièrement à leurs études », explique Colin Champagne, le président de l’Association des universitaires de la Faculté Saint-Jean.

Le gouvernement de l’Alberta a dévoilé jeudi 2 avril, à La Cité des rocheuses de Calgary, un investissement de 625 000 dollars sur trois ans pour développer le nouveau Réseau de centres d’appui parental francophones.

C’est à la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) que reviendra le mandat de la gestion du nouveau Réseau de centres d’appui parental francophones. Le budget d’1,75 million de dollars sur trois ans évoqué comprend un renouvellement d’1,125 million pour l’Institut Guy-Lacombe de la famille et 625 000 dollars supplémentaires pour le développement du réseau.

Actuellement, l’Institut Guy-Lacombe d’Edmonton est le seul centre d’appui parental francophone de l’Alberta mais d’autres organismes pourraient obtenir le label et rejoindre le réseau, comme la Société de la petite enfance et de la famille du Sud de l’Alberta (SPEFSA) à Calgary ou Franco-accueil à Saint-Paul.

Les centres d’accueil parental sont des lieux de rencontre où les parents peuvent accéder à des ressources et participer à des activités pour favoriser le développement de leurs enfants de 0 à 5 ans.  L’un des buts est de renforcer le lien entre le parent et l’enfant. « Le parent accompagne toujours son enfant dans un centre d’appui parental, ce n’est pas un service de garde », précise Mireille Péloquin, la directrice générale de la FPFA et de l’Institut Guy-Lacombe.

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