Mardi 10 mars, les députés albertains ont voté en faveur du projet de loi 10 amendé favorisant la création d’alliances gais-hétéros dans les écoles. Une décision soutenue par les conseils scolaires francophones de la province*.
Alors que la version initiale du projet de loi 10 autorisait les conseils d’écoles à bloquer l’éventuelle création d’alliances gais-hétéros, la troisième version a finalement fait sauter ce verrou. Mardi 10 mars à l’Assemblée législative de l’Alberta, le projet de loi amendé a été voté à la quasi-unanimité.

Une alliance gais-hétéros est un groupe dirigé par des élèves au sein d’une école offrant un lieu de soutien et de socialisation pour réunir les jeunes en minorité sexuelle (gais, lesbiennes, bisexuels, transgenres…) et les hétérosexuels. L’un des objectifs est de lutter contre le sexisme et l’homophobie.

Au moins trois des quatre conseils francophones de l’Alberta* se disent prêts à appliquer la loi même si, pour le moment, aucune demande de création d’alliance n’a été enregistrée.

« On est super content que cette loi ait été adoptée comme ça, réagit Kevin Bell, le président du Conseil scolaire Centre-Nord. On était rendu à la 7e ébauche d’une politique qui ressemble en tous points à la loi… Ça s’accorde merveilleusement bien. » Pas question de mettre en place une différenciation entre les écoles publiques et les écoles catholiques. « C’est une question de droits humains, pas de religion ou de croyance personnelle », insiste M. Bell.

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