Au nom de l'honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, l'honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences et des Sports, a annoncé jeudi 6 septembre, à l’Université de l’Alberta d’Edmonton, l'attribution de 167 nouvelles bourses d'études supérieures du Canada Vanier, et de 70 nouvelles bourses postdoctorales Banting.

image article des fonds pour la recherche

L'Université de l'Alberta a remis cette année 13 prestigieux doctorats honorifiques. Alors que celui des sciences remis à David Suzuki a créé une grande polémique, celui des lettres, décerné mercredi 6 juin à France Levasseur-Ouimet a mis tout le monde d’accord. Récompensée pour son apport dans le domaine des langues et de la culture, la Franco-Albertaine était surprise de recevoir cette distinction. Entrevue avec une femme d’exception, voix importante de la communauté franco-albertaine.

France Levasseur Ouimet

Reconnaître les perspectives francophones dans les programmes d’études albertains : pourquoi ? C’est la grande question qui a été abordée lors d’un symposium à l’Université de l’Alberta à Edmonton, le vendredi 8 juin. À l’aube de l’élaboration d’une politique de services en français et en pleine élaboration des nouveaux curriculums en matière d’éducation en Alberta, cette question en soulève bien d’autres, à savoir quelles sont les perspectives francophones ? Et comment s’expriment-elles ou pas, dans le contexte actuel ? Rencontre.

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Voici mon attaque à cinq (pour une pénalité double-mineure).
 
Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. Pour débuter l’année, j’offre une rétrospective sur l’année 2015 avec les 10 évènements marquants.  La voici!
Carey Price aux honneurs en 2015 (Credit de photo : John Locher / The Associated Press).
1.  La Coupe Stanley retourne aux Blackhawks
 
Le 15 Juin, les Blackhawks ont remporté leur troisième Coupe Stanley en six ans avec une victoire de 2-0 contre le Lightning.  Ce fut leur première occasion de remporter la coupe à domicile depuis 1938 et la première fois au United Center.  Voilà un autre honneur pour le Franco-Manitobain Jonathan Toews qui,  étant le capitaine de son club, a soulevé le grâle du hockey le premier.  Un autre manitobain, le défenseur Duncan Keith, a remporté le trophée Conn Smythe pour la meilleure performance individuelle lors des séries éliminatoires.
 

Depuis le 15 mai, Dolorès Nolette est devenue directrice intérimaire du centre collégial de l’Alberta, situé sur le Campus Saint-Jean. Ce contrat d’un an est un défi pour Mme Nolette. En 2013, le centre collégial s’était vu menacé de fermer ses portes faute d’inscris. Le centre collégial avait alors perçu une aide de la communauté francophone grâce à l’intervention de quatorze organisations franco-albertaines. Deux ans plus tard, le centre collégial est toujours là, avec  cette fois-ci une nouvelle personne aux commandes.

 

Après les difficultés de ces deux dernières années, le centre collégial est toujours debout ! La récente entrée en fonction de Dolorès Nolette, ancienne présidente de l’ACFA puis actuelle directrice intérimaire du centre, marque une nouvelle étape dans l’histoire du centre collégial. « C’est un défi, un rôle de bâtisseur », explique Mme Nolette. Dans ce rôle qui lui a été imparti, elle compte y laisser sa marque, mais apporter aussi son expertise du milieu francophone : « Ce que je compte apporter, ma connaissance de la francophonie ». Elle croit en un continuum de l’éducation, mais sous sa forme collégiale. L’université représente souvent un cursus long et coûteux. Le collégial apporte des formations plus courtes, d’un an ou deux ans, et qui peuvent aboutir directement vers le marché de l’emploi : « Des universitaires se transfèrent vers le collégial », précise-t-elle. De plus, ce programme pourrait convenir à différents types de personnes. « Il y a un besoin pour ce genre de formation : une formation universitaire ce n’est pas pour tout le monde », avance la nouvelle directrice. Le centre collégial dispose actuellement de trois type de formations : la formation de la petite enfance, la formation en technique d’administration et communication des affaires, et enfin une formation en gestion touristique. Cette formation ferait appel à un clientélisme plus varié, tel que des étudiants, mais aussi des personnes qui veulent reprendre une formation en complément de leur expérience professionnelle.

 

Après l’annulation de sa dette vis-à-vis de l’Université de l’Alberta en juin 2014, le Campus Saint-Jean est reparti sur des bases saines mais doit désormais élaborer de nouveaux programmes pour résister à la prochaine vague de coupures annoncée par le gouvernement.

« Il est certain qu’à l’heure actuelle, l’Université de l’Alberta peut difficilement éponger des coupures supplémentaires », reconnaît le doyen du Campus Saint-Jean (CSJ) Pierre-Yves Mocquais. Après les coupures de 7% imposées par le gouvernement Redford, celles du gouvernement Prentice devraient tourner autour de 5%. En cause : la chute du prix du pétrole qui aurait fait perdre 7 milliards de dollars à la Province ces six derniers mois.

« L’Université est en train d’envisager des moyens pour permettre aux facultés de se retourner, explique le doyen. Elle essayera de faire le pont financièrement de manière à ce que les facultés soient en mesure de générer certains revenus. » Dans le cas du CSJ, la création de nouveaux certificats professionnels permettrait de générer les revenus nécessaires. Il s’agirait de formations post-bac en deux ans, principalement destinées aux professionnels. Des cours qui  pourraient être suivis sur des périodes intensives d’un mois.

Mardi 3 février, un professeur et trois étudiants francophones de l’Université de l’Alberta ont organisé une table ronde sur la liberté de la presse en invitant des universitaires et un caricaturiste, entre autres. Une exposition sur le même thème était proposée jusqu’au 10 février.

« Le satire joue un rôle central dans une démocratie fonctionnelle », estime Brian Gable, caricaturiste en chef au Globe and Mail. Invité au campus de l’Université de l’Alberta le 3 février pour débattre de la liberté d’expression, le dessinateur n’a pas pu se déplacer mais a tout de même participé aux débats grâce à la vidéoconférence. Cette table ronde était organisée en réponse à l’attentat au journal satirique français Charlie Hebdo qui a fait 12 morts le 7 janvier dernier, notamment les caricaturistes Charb, Cabu, Honoré, Tignous et Wolinski.

Pour M. Gable, le dessin de presse n’a pas pour objectif premier de choquer « ceux qui décident d’être insultés », mais plutôt d’évoquer les « problèmes sociaux », bien qu’il reconnaisse que le manque de contexte reste un « point faible » incontestable (ce qui est aussi vrai avec les articles de presse, dans une moindre mesure…). En ce qui concerne l’attentat de Charlie Hebdo, la publication de caricatures du prophète Mahomet avait permis aux deux assassins de justifier leurs actes.

L’Université de l’Alberta a annoncé que la fermeture de la librairie Le Carrefour à La Cité francophone aurait lieu fin juin 2015. Celle-ci continuera cependant à offrir ses services en ligne.

« On n’a tout simplement pas le financement possible pour continuer d’offrir les services à La Cité francophone », affirme le bibliothécaire en chef de l’Université de l’Alberta, Gerald Beasley. Le doyen du Campus Saint-Jean (CSJ), Pierre-Yves Mocquais, précise que « les pertes sèches étaient extrêmement élevées, 40 000 $ par mois. » M. Beasley estime avoir amplement consulté la communauté francophone à ce sujet. Il était d’ailleurs présent au Congrès annuel de la francophonie albertaine en octobre, où les besoins pour des services en ligne plus approfondis avaient été discutés lors d’un atelier.

Afin de maintenir la librairie ouverte 7 jours sur 7, et d’effectuer une refonte des services, qui selon le bibliothécaire profiterontà tout l’Ouest canadien, un site internet bilingue était de mise. « Nous sommes très conscient sque nous sommes la dernière librairie francophone dans l’Ouest du Canada et c’est pour cette raison que nous voulons servir une communauté la plus élargie que possible », explique Gerald Beasley. Le site web sera lancé avant la fermeture du local actuel, prévue en juin 2015. Il s’agira d’un site de l’Université de l’Alberta.

Mercredi 3 décembre, des étudiants anglophones ont présenté leurs expériences en tant que bénévoles au sein d’organismes francophones, dans le cadre du programme Community Service Learning de l’Université de l’Alberta à Edmonton.

Ces derniers mois, dans le cadre du programme Community Service Learning (CSL), une quinzaine d’étudiants en français intermédiaire du professeur Sathya Rao ont fait du bénévolat dans trois organismes francophones : le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), l’Alliance française d’Edmonton et l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). L’objectif ? « Leur montrer que la francophonie en Alberta, c’est quelque chose de vivant ! », explique M. Rao.

Pour cela, des partenariats ont été mis en place entre l’Université et des organismes à but non lucratif afin de « connecter les idées, les théories et les concepts que [les étudiants] apprennent à l’école et les appliquer dans le monde réel », résume Sheryle Carlson, une des coordinatrices des partenariats CSL. Chaque année, plus de 1 200 étudiants de l’Université de l’Alberta et 200 partenaires participent à ce programme vieux de dix ans. Cependant, cela ne fait que quelques années que des organismes francophones ont été intégrés et ils sont encore peu nombreux.

Le 30 juin 2014, l’arrivée de Pierre-Yves Mocquais à la tête du Campus Saint-Jean s’est accompagnée de l’effacement par l’Université de l’Alberta d’une dette de près d’un million de dollars. Le doyen revient sur les conséquences des précédentes coupures budgétaires du gouvernement et sur le nouveau départ du Campus Saint-Jean.

Pour diminuer sa dette auprès de l’Université de l’Alberta, le Campus Saint-Jean a dû réduire les dépenses ces dernières années. Quelles ont été les conséquences directes au niveau du personnel ?

Le gouvernement de l’Alberta a fait des coupures de manière très importante. Après avoir promis une augmentation de 2%, il a fait des coupures de 7%. Nécessairement, ça a eu un impact très important sur toute l’Université et sur les facultés. Ça a été le cas pour le Campus Saint-Jean. Il y a eu d’autres raisons à l’époque […] mais cela a surtout été un mauvais concours de circonstances. Par conséquent, lorsque, effectivement, l’Université a demandé au Campus Saint-Jean de résorber sa dette, ça a entraîné un certain nombre de mesures qui ont surtout été mises en place dans les années 2012-2013-2014 et qui ont consisté à essayer de réduire au maximum les dépenses. Ça a signifié avant tout supprimer des postes.

34 personnes ont été mises à pied ou sont parties, ce qui est énorme. Certaines personnes ont décidé de prendre leur retraite et ont tiré parti d’un certain nombre d’avantages que l’Université offrait à ce moment-là. […] Des postes ont aussi été supprimés. Vous avez des chargés de cours et des membres du personnel de soutien dont le contrat n’a pas été renouvelé. Quand je dis personnel de soutien, je parle du personnel administratif. […] Étant donné la nature de leur contrat de travail, il est malheureusement plus facile de se séparer d’eux.

Les licenciements purs et durs, ça a été surtout pour le personnel administratif et pour certains contractuels qui, depuis des années et des années, recevaient un contrat par an pour enseigner et qui, tout d’un coup, se sont retrouvés sans contrat. […]

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