Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a décidé de transférer l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord le 2 juillet prochain. Lors de la rencontre organisée en novembre dernier, le CEF avait évoqué des problèmes financiers liés à la contribution moindre de l’Alberta pour chacun de ‘‘ses’’ élèves (par rapport à la Saskatchewan). Or plus de trois quarts des enfants de cette école viennent de l’Alberta...

« C’était un choix très difficile. On a réfléchi longtemps, on a regardé toutes les alternatives… La pire de toutes, c’était de fermer l’école aux élèves de l’Alberta », raconte André Denis, président du Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus). Ce choix, c’est le transfert de la gestion de l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), décidé vendredi 27 mars. Techniquement, l’école fermera le 2 juillet – pendant les vacances donc – et rouvrira dans la foulée, probablement dès le lendemain.

Une des raisons de ce transfert : un manque d’argent au Conseil des écoles fransaskoises (CEF, l’entité administrative). Sur les 46 élèves que compte l’école francophone, 34 viennent de l’Alberta ; or la province n’offre que 13 000 $ annuels par élève, contre 21 000 $ en Saskatchewan.

La musicienne Anique Granger est en tournée en Alberta et en Saskatchewan jusqu’au 6 novembre. Un circuit estampillé « Chemin chez nous » qui préfère les maisons des particuliers aux salles de concert traditionnelles...

« Je vois les gens et leurs réactions, ils n’ont nulle part où se cacher ! », plaisante Anique Granger. La musicienne d’origine fransaskoise a commencé dimanche 19 octobre, à Legal, sa troisième tournée avec Chemin chez nous (pendant francophone de Home Routes). Cet organisme basé à Winnipeg organise des circuits de concerts folk chez l’habitant dans les communautés francophones de l’Ouest canadien depuis septembre 2009.

« Cela répond à un besoin de nos communautés d’avoir une vie culturelle et de connaître les artistes francophones », estime Nicole Brémault, employée  touche-à-tout de Chemin chez nous.

« Folk, au fond, ça veut dire populaire », rappelle-t-elle. Logique, du coup, d’apporter cette musique directement dans l’intimité des maisons canadiennes. L’organisme privilégie les artistes confirmés tels qu’Yves Lambert, Angèle Arsenault… ou Anique Granger, actuellement en tournée en Alberta.

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