Samedi 11 avril à 13h, Francophonie albertaine plurielle (FRAP) a tenu une réunion d’information et de discussion au Campus Saint-Jean. L’occasion de rappeler la raison d’être de ce nouvel organisme et de prendre le pouls de la communauté.

Qu’est-ce que Francophonie albertaine plurielle (FRAP) ?

« La FRAP a pour mission de rapprocher les communautés et de veiller à l’intégration socioéconomique et culturelle des francophones issus de la nouvelle immigration, notamment les communautés d’origine africaine et haïtienne qui sont les plus vulnérables. » C’est ainsi que Jeanne Lehman, présidente de la FRAP, a résumé l’objectif de l’association dans son discours d’ouverture, samedi après-midi au Campus Saint-Jean. Officiellement lancé le 12 décembre, l’organisme se définit comme « un groupe de pression et d’action ».

La FRAP souhaite se concentrer sur six orientations : l’éducation, l’employabilité et l’entreprenariat, la culture, la participation civique, la représentativité des communautés (pour que la nouvelle immigration participe aux prises de décisions les concernant) ainsi que le changement du discours public. L’association rappelle que « le visage de la francophonie a changé en Alberta » et veut s’assurer que l’offre de services proposés par les organismes albertains corresponde aux besoins des communautés d’origine étrangère. « La confiance n’exclue pas le contrôle », a souligné Mme Lehman.

Un Comité ad hoc intégration professionnelle a été créé début octobre par le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) pour « entamer un dialogue par rapport à l’intégration professionnelle d’individus issus de l’immigration ». La première réunion a eu lieu le 5 novembre.

« On a eu une rencontre avec le groupe FRAP (Francophonie albertaine plurielle) le 19 juin. On s’est dit que c’était un sujet qui méritait davantage d’informations, davantage de débats », explique Karen Doucet, présidente du comité et du CSCN, qui affirme que le conseil est « sensible aux changements dans notre communauté [francophone] ». Elle se rappelle notamment d’une hausse record du nombre d’élèves en 2006 (+21%), conséquence directe de l’immigration francophone.

Le mois dernier, une pétition réclamant davantage d’enseignants issus de l’immigration au sein du CSCN avait réuni 500 signatures.

 

 

 

Le Réseau en immigration francophone de l’Alberta (RIFA) a proposé de nouveaux axes stratégiques lors de son atelier au Congrès annuel de la francophonie, le 18 octobre dernier. Ce fut l’occasion également de recevoir une rétrospection de différentes voix des communautés immigrantes et d’accueil d’Edmonton.

 

En 2010, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a entrepris des consultations communautaires auprès de tous ses partenaires pour trouver des manières d’engager les communautés ethnoculturelles au sein de la communauté franco-albertaine. En 2011, le Réseau en immigration francophone de l’Alberta (RIFA) a officiellement été créé, constitué de 33 membres qui se rencontrent régulièrement afin de mettre en œuvre la stratégie 2030 dont le but est, ultimement, « la construction d’une société plurielle de langue française en Alberta ».

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