Le 26 septembre à Halifax, le projet de Pédagogie à l’école de langue française (PELF) a été officiellement dévoilé à l’occasion du 67e Congrès de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF). La présidente de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) nous explique de quoi il s’agit.

« C’est vraiment mon histoire personnelle, raconte Dianne Woloschuk, la présidente de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE). J’ai grandi en Saskatchewan, mes parents étaient tous les deux francophones. (…) Cependant, quand je suis devenue adolescente, parler français n’était pas vraiment la chose à faire dans un milieu si anglophone. De plus, on commençait à vraiment voir l’influence croissante de la télévision et de la musique, tout en anglais dans le temps. J’ai presque perdu mon français. Et même si j’ai fait l’effort de le regagner, j’éprouve encore parfois des difficultés à me sentir vraiment à l’aise dans ma langue et dans ma culture. »

Aujourd’hui, Mme Woloschuk estime que beaucoup de jeunes francophones sont en insécurité linguistique. « [Ils] ont peur de mal s’exprimer, ils craignent que leur français ne soit pas assez bon, de choisir les mauvais mots, que ce ne soit pas la bonne expression… Quand on veut encourager les jeunes à parler leur langue, célébrer leur culture, s’engager… ce sentiment de crainte ne les aide pas à développer leur identité francophone. (…) C’est pourquoi on a vu que cette pédagogie était vraiment nécessaire. »

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