L’ouverture officielle du Centre albertain d’information juridique (CAIJ) de l’AJEFA (Association des juristes d’expression française de l’Alberta) aura lieu le jeudi 30 avril à La Cité francophone. Le CAIJ est en fait ouvert de façon informelle depuis le 1er février.

La continuité de la clinique

« Toutes les activités de la clinique [juridique] sont transférées au centre », précise son directeur Ali Rachid.

Le centre continuera donc à proposer de l’information juridique gratuite (c’est-à-dire référer les clients aux dispositions législatives et règlementaires susceptibles d’être pertinentes, à la différence d’un avis juridique qui offre une opinion sur une situation donnée), en français ou en anglais, de façon confidentielle. « Nous pouvons accueillir la personne pour environ 30 minutes, donner l’information juridique ou orienter vers les organismes appropriés », explique M. Rachid. Les demandes les plus courantes concernent le droit du travail, le droit de l’immigration, le droit de la famille et le droit immobilier.

Au besoin, l’organisme peut aussi mettre en relation ses clients avec des avocats francophones.

Par ailleurs, le service d’assermentation créé en janvier est maintenu.

Enseignant à l’école Sainte-Jeanne-d’Arc et passionné d’automobile, Patrick Lachance est allé rêver un peu au Edmonton Motorshow samedi 11 avril.

Tu peux me résumer le concept du Edmonton Motorshow ?

Un salon de l’auto, c’est pas compliqué, c’est un moment où les concessions, les détaillants ou les compagnies automobiles viennent présenter leurs modèles les plus populaires ou les nouveaux modèles qui sortent du four, dans le but de faire des ventes [...]. Des véhicules, il y en a de toutes les sortes, de la sous-compacte au plus gros camion avec de la puissance à revendre.


Qu’est-ce que tu étais venu chercher ?

Je suis complètement accro à la nouvelle de l’automobile. [Comme] je n’ai pas le temps d’embarquer dans toutes les autos et de les essayer sur la route, le salon de l’auto est ce qui  me rapproche le plus de ça. [...] [Tu peux] aller t’asseoir dans le véhicule : est-ce que tu aimes l’habitacle ? Est-ce que tu te sens à l’aise sur le siège ? [...] Est-ce que les cinq ou six membres de ta famille peuvent vraiment entrer dans cette auto-là ? [...] Officiellement, le besoin n’y est pas – on a notre voiture familiale, un Honda CR-V 2014, c’est bien correct, et moi je conduis un Toyota RAV4 1997 et une moto – mais je rêve au jour où je n’aurais plus d’enfant à la garderie pour pouvoir m’acheter une voiture ! [...]

Samedi 11 avril à 13h, Francophonie albertaine plurielle (FRAP) a tenu une réunion d’information et de discussion au Campus Saint-Jean. L’occasion de rappeler la raison d’être de ce nouvel organisme et de prendre le pouls de la communauté.

Qu’est-ce que Francophonie albertaine plurielle (FRAP) ?

« La FRAP a pour mission de rapprocher les communautés et de veiller à l’intégration socioéconomique et culturelle des francophones issus de la nouvelle immigration, notamment les communautés d’origine africaine et haïtienne qui sont les plus vulnérables. » C’est ainsi que Jeanne Lehman, présidente de la FRAP, a résumé l’objectif de l’association dans son discours d’ouverture, samedi après-midi au Campus Saint-Jean. Officiellement lancé le 12 décembre, l’organisme se définit comme « un groupe de pression et d’action ».

La FRAP souhaite se concentrer sur six orientations : l’éducation, l’employabilité et l’entreprenariat, la culture, la participation civique, la représentativité des communautés (pour que la nouvelle immigration participe aux prises de décisions les concernant) ainsi que le changement du discours public. L’association rappelle que « le visage de la francophonie a changé en Alberta » et veut s’assurer que l’offre de services proposés par les organismes albertains corresponde aux besoins des communautés d’origine étrangère. « La confiance n’exclue pas le contrôle », a souligné Mme Lehman.

Mercredi 1er avril, le premier cours printanier de « yoga bébé » proposé par l’Institut Guy-Lacombe s’est tenu à La Cité francophone. Cinq jeunes mamans y ont participé.

Studio de La Girandole, 13h. Cinq jeunes femmes s’installent en demi-cercle sur des tapis de sol autour de Charlotte Le Mellédo, la professeure de yoga. Particularité du cours ? Cinq bébés accompagnent leurs mamans.

Certaines se connaissent déjà, mais toutes se présentent en précisant, à la demande de la prof, si elles ont accouché par voie basse ou par césarienne. En effet, Charlotte conseille d’attendre 4 à 6 semaines dans le premier cas, 12 dans le second, avant de (re)faire du yoga, pour des questions de cicatrisation. Eva Lemaire, mère du petit Matteo, a accouché il y a seulement 5 semaines. « Attention à l’ouverture des hanches », prévient Charlotte, encourageant la jeune mère à « ne pas aller trop loin dans les étirements ».

Après quelques anecdotes personnelles permettant de détendre l’atmosphère, les participantes peuvent commencer les exercices, en suivant les indications de la professeure qui donne ce cours depuis septembre 2014 et enseigne le yoga depuis trois ans.

Le gouvernement de l’Alberta a dévoilé jeudi 2 avril, à La Cité des rocheuses de Calgary, un investissement de 625 000 dollars sur trois ans pour développer le nouveau Réseau de centres d’appui parental francophones.

C’est à la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) que reviendra le mandat de la gestion du nouveau Réseau de centres d’appui parental francophones. Le budget d’1,75 million de dollars sur trois ans évoqué comprend un renouvellement d’1,125 million pour l’Institut Guy-Lacombe de la famille et 625 000 dollars supplémentaires pour le développement du réseau.

Actuellement, l’Institut Guy-Lacombe d’Edmonton est le seul centre d’appui parental francophone de l’Alberta mais d’autres organismes pourraient obtenir le label et rejoindre le réseau, comme la Société de la petite enfance et de la famille du Sud de l’Alberta (SPEFSA) à Calgary ou Franco-accueil à Saint-Paul.

Les centres d’accueil parental sont des lieux de rencontre où les parents peuvent accéder à des ressources et participer à des activités pour favoriser le développement de leurs enfants de 0 à 5 ans.  L’un des buts est de renforcer le lien entre le parent et l’enfant. « Le parent accompagne toujours son enfant dans un centre d’appui parental, ce n’est pas un service de garde », précise Mireille Péloquin, la directrice générale de la FPFA et de l’Institut Guy-Lacombe.

Gardienne d’enfants, Lise Foster se déguise bénévolement depuis 25 ans… et le lapin de Pâques n’est qu’un de ses multiples costumes.

« J’ai commencé à me déguiser quand mon garçon avait 6 ans et ma fille 3 ans, pour la journée de l’Halloween », se souvient Lise Foster. Ils ont maintenant 31 et 28 ans mais leur mère n’a jamais cessé de s’occuper des marmots. Ce sont simplement ceux des autres. En ce moment, elle en garde quatre à la maison. Vivre au contact des petits lui a permis de conserver « un cœur d’enfant ».

Originaire d’Abitibi, Lise est arrivée en Alberta en 1982. C’est bénévolement qu’elle décide d’endosser divers costumes – ce sont généralement les siens – aux évènements de la communauté : l’abeille à la Fête franco-albertaine, la mère Noël à La Cité francophone, le lapin de Pâques à la cabane à sucre… Cependant, pas de grandes oreilles blanches cette année. « C’est juste que [la cabane à sucre] était au mois de mars et donc trop loin [de Pâques], alors je me suis déguisée en clown », explique la gardienne de 54 ans.

Samedi 28 mars, le nom de la présidente de la nouvelle Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton a été révélé à la Soirée du Grand Rire. Il s’agit d’Aïssata Ouattara, une jeune femme bien décidée à favoriser l’intégration et l’épanouissement de ses compatriotes de la Côte d’Ivoire.
 

« Nous avons compris que si nous, femmes, mettions nos expériences et nos forces ensemble, nous ferions de grandes choses pour notre communauté », explique simplement Aïssata Ouattara, présidente de l’Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton. Créée le 28 novembre 2014, l’association à but non lucratif compte une cinquantaine de membres et vient de se doter d’un bureau élu révélé à la Soirée du Grand Rire. Elle s’adresse à toutes les Ivoiriennes de l’Alberta et aussi aux femmes qui ont épousé un Ivoirien.
 

Pourquoi créer une nouvelle association féminine alors qu’il existe déjà une Communauté ivoiro-canadienne d’Edmonton (CICE) ? « Vous savez, la femme a toujours œuvré aux côtés des hommes. Elle a des qualités de mère, d’épouse, d’éducatrice et de travailleuse. C’est ce qui fait d’elle le pilier du foyer et un maillon essentiel pour le développement de notre communauté », estime la présidente, qui a d’ailleurs été soutenue par Giscard Kodiané, président de la CICE. « Il a vu que chaque fois qu’on organisait des choses, la femme était plus impliquée ! », sourit Aïssata, qui a déjà plusieurs projets en tête.

Originaire de l’Alberta, l’artiste céramiste francophone Dale Dorosh vit désormais en France. Il expose une cinquantaine de pièces à la Galerie PAVA jusqu’au 28 avril. Toutes sont à vendre à prix abordable. Rencontre.

D’où venez-vous ?

Je suis né à Wetaskiwin. Mes grands-parents avaient un chalet à Pigeon Lake. [...] Sinon j’ai grandi à Edmonton.

Parliez-vous déjà français à l’époque ?

J’ai toujours été intéressé à apprendre le français. J’ai commencé en 4e année je pense, jusqu’au lycée et un peu à l’université.

Qu’est-ce qui vous a amené  à la poterie ?

Mon frère a commencé à faire de la céramique avec la Potters’ Guild. Je prenais des cours le samedi matin avec lui. Après, on a pris des cours avec Noboru Kubo à Edmonton.  [...] C’était très beau ce qu’il faisait. Mon père lui achetait des pièces : on utilisait ses tasses et ses bols quotidiennement. Au Japon, la céramique est le premier art. Noboru est [céramiste de] quatrième génération, pour les Japonais ça compte beaucoup. [...] À l’Université de l’Alberta, j’ai suivi des cours avec Noboru à la faculté d’extension. Je travaillais aussi comme technicien pour l’atelier : je faisais des fournées, je mélangeais des émaux… J’étudiais les mathématiques et en même temps l’histoire de l’art. [...]

Gregory Chauvet a découvert le handball sur le tard, au secondaire, ce qui ne l’a pas empêché d’intégrer les équipes provinciales junior et senior, ainsi que l’équipe nationale junior. Il espère se qualifier pour les prochains mondiaux.

Né à Red Deer de parents anglophones, Gregory Chauvet a appris le français en immersion dès la maternelle. C’est à la Lindsay Thurber High School, en 11e, qu’il découvre le handball. « À l’école, j’ai joué pratiquement tous les sports. Le handball était juste le sport qu’on jouait au printemps parce que le basket était fini et qu’on n’avait pas grand-chose à faire ! », se rappelle Greg. Un choix un peu par défaut qui a finalement débouché sur une passion.

Un des attraits de ce sport rapide et nerveux était que « tout le monde commençait au même niveau et avait la même expérience », puisque personne n’avait eu l’occasion de jouer auparavant. Paradoxalement, c’est aussi ce qui dissuadait certains jeunes, découragés à l’idée de se frotter à une toute nouvelle activité. Greg, lui, tente l’aventure et y prend goût. « J’ai été approché par le coach de l’équipe provinciale, il donnait des pamphlets à tout le monde avec du potentiel. »

Lancé à Edmonton en décembre 2014, le service de transport entre particuliers Uber pose problème à la Ville, qui a déposé en février une injonction pour que l’entreprise cesse ses activités. L’audition à la Cour du Banc de la Reine a été reportée au 26 mars. La municipalité souhaite prendre le temps de trouver un règlement autorisant la cohabitation entre Uber et les taxis, qui se disent victimes de concurrence déloyale. Inscrit depuis janvier 2015, Corey Loranger nous explique comment le service fonctionne côté chauffeur.

Quel est ton travail principal ?

Je suis pigiste, comédien au cinéma et je travaille en télévision en tant qu’animateur : je fais du remplacement à Radio-Canada ici en Alberta et à la nouvelle chaîne francophone Unis, pour une émission qui s’appelle Couleurs locales. Je fais aussi de l’animation d’évènements et de la réalisation. Mes horaires sont vraiment non conventionnels. Chaque semaine est différente. C’est pour ça que j’ai la liberté d’entreprendre des trucs comme Uber.

Pourquoi as-tu décidé de travailler pour Uber ?

[… ] Je suis vraiment fan de ce système. Je ne suis pas nécessairement fan de Uber en tant que compagnie, mais c’est vraiment une idée brillante. Cela crée de nouvelles opportunités de transport dans notre ville. [...]

 

Comment s’est passé le recrutement ?

J’ai trouvé ça impressionnant. Le côté sécuritaire de Uber est très développé. [...] J’ai fait mon application en ligne, ça m’a pris peut-être une demi-heure pour répondre à toutes sortes de questions. J’ai dû envoyer plusieurs documents : évidemment mes assurances, mon enregistrement de voiture, mon casier judiciaire, mon historique en tant que chauffeur et des photos de ma voiture (elle doit avoir quatre portes et pas plus de six ans je pense). [...].

 

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