La remise en question de l’existence de l’école Sans-Frontières à Lloydminster n’est qu’une procédure réglementaire obligatoire, selon ses administrateurs. Pourtant, le doute plane sur la capacité du Conseil des écoles fransaskoises (CÉF) à subvenir aux coûts opérationnels de l’école, au-delà de l’année scolaire 2014-2015.

Lors de la réunion organisée par le Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus) le mercredi 26 novembre, le directeur par intérim du CÉF (l’ensemble de l’appareil administratif gérant les écoles fransaskoises), Donald Michaud, a tenu à rassurer la vingtaine de parents présents : « La fermeture de l’école, c’est le dernier recours. Si on fait cette étude, ça ne veut pas dire une fermeture automatique, mais on est obligés (par la loi scolaire), de mettre cette option-là sur la table. »

Refaire les calculs

L’étude en question ?  « Savoir combien d’argent nous viendra de l’Alberta », dit Donald Michaud, et en contrepartie, trouver une manière de calculer combien les élèves qui vivent du côté albertain de la ville frontalière de Lloydminster coûtent au CÉF en services non subventionnés par leur province (mais offerts de facto dans toutes les écoles fransaskoises). « Comme on n’a pas fait l’étude, on n’est pas sûrs du manque à gagner, ni de la viabilité de l’école », explique M. Michaud.

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