Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a décidé de transférer l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord le 2 juillet prochain. Lors de la rencontre organisée en novembre dernier, le CEF avait évoqué des problèmes financiers liés à la contribution moindre de l’Alberta pour chacun de ‘‘ses’’ élèves (par rapport à la Saskatchewan). Or plus de trois quarts des enfants de cette école viennent de l’Alberta...

« C’était un choix très difficile. On a réfléchi longtemps, on a regardé toutes les alternatives… La pire de toutes, c’était de fermer l’école aux élèves de l’Alberta », raconte André Denis, président du Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus). Ce choix, c’est le transfert de la gestion de l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), décidé vendredi 27 mars. Techniquement, l’école fermera le 2 juillet – pendant les vacances donc – et rouvrira dans la foulée, probablement dès le lendemain.

Une des raisons de ce transfert : un manque d’argent au Conseil des écoles fransaskoises (CEF, l’entité administrative). Sur les 46 élèves que compte l’école francophone, 34 viennent de l’Alberta ; or la province n’offre que 13 000 $ annuels par élève, contre 21 000 $ en Saskatchewan.

La remise en question de l’existence de l’école Sans-Frontières à Lloydminster n’est qu’une procédure réglementaire obligatoire, selon ses administrateurs. Pourtant, le doute plane sur la capacité du Conseil des écoles fransaskoises (CÉF) à subvenir aux coûts opérationnels de l’école, au-delà de l’année scolaire 2014-2015.

Lors de la réunion organisée par le Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus) le mercredi 26 novembre, le directeur par intérim du CÉF (l’ensemble de l’appareil administratif gérant les écoles fransaskoises), Donald Michaud, a tenu à rassurer la vingtaine de parents présents : « La fermeture de l’école, c’est le dernier recours. Si on fait cette étude, ça ne veut pas dire une fermeture automatique, mais on est obligés (par la loi scolaire), de mettre cette option-là sur la table. »

Refaire les calculs

L’étude en question ?  « Savoir combien d’argent nous viendra de l’Alberta », dit Donald Michaud, et en contrepartie, trouver une manière de calculer combien les élèves qui vivent du côté albertain de la ville frontalière de Lloydminster coûtent au CÉF en services non subventionnés par leur province (mais offerts de facto dans toutes les écoles fransaskoises). « Comme on n’a pas fait l’étude, on n’est pas sûrs du manque à gagner, ni de la viabilité de l’école », explique M. Michaud.

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