La deuxième édition de l’Africanival a eu lieu du 14 au 15 juillet à 10581 107 rue, dans la ville d’Edmonton. Au programme, des festivités colorées qui ont permis aux visiteurs de goûter aux saveurs afro-caribéennes.

Africanival

La première édition du festival Afrofest s’est déroulée du 3 au 4 juin, au Churchill Square. Une première afin de répondre à la demande de la communauté d’Edmonton, désirant partager sa culture et se faire connaître auprès du grand public.

Le premier long métrage de Roger Parent, ancien professeur du Campus Saint-Jean, s’est distingué en remportant le Coup de cœur/Prix spécial du jury lors du festival international de cinéma Vues d’Afrique 2017, qui s’est déroulé à Montréal à la fin du mois d’avril. Cette récompense vient honorer ce film-documentaire qui évoque la dure réalité de l’intégration des réfugiés africains francophones.

C’est une grande première pour le CDÉA et toute la communauté francophone des affaires. Le 24 novembre dernier, une quarantaine d’investisseurs et d’entrepreneurs se sont réunis pour explorer les opportunités d’affaires entre la province et le continent africain.

La Guinée fête ses 58 années d'indépendance ! Pour la 7e fois, l'Association guinéenne de Calgary (AGC) a organisé une soirée culturelle afin de souligner l'événement. Elle s'est déroulée au Community Association Hall, le 8 octobre dernier, laissant place à quelques nouveautés.

La Communauté ivoiro-canadienne d’Edmonton organisait sa première Soirée du Grand Rire samedi 18 mars au Northgate Lions Recreation Centre. Les humoristes ivoiriens Gohou et Nastou étaient les invités d’honneur, mais des danseurs et comédiens locaux ont aussi proposé de petits spectacles.

Samedi 18 mars, plus de 300 personnes ont répondu à l’appel de la Communauté ivoiro-canadienne d’Edmonton. À l’intérieur du vaste Northgate Lions Recreation Centre, toutes les tables ont trouvé preneur. Pour déplacer cette foule de gens prêts à payer entre 35 et 50 $ leur billet d’entrée, les organisateurs ont eu recours à un argument choc : la venue du duo comique ivoirien Gohou et Nastou, très célèbre en Afrique, notamment  à la télévision.

Dès sa première apparition sur la scène, Michel Gohou déclenche un tonnerre d’applaudissements et de cris. Le comédien n’hésite pas à aller immédiatement au contact de son public, circulant entre les tables et blaguant avec ses fans. Il se moque notamment de l’affaire Dominique Strauss-Kahn au détour d’une vanne, draguouille un peu, puis remonte sur scène afin d’interpréter deux sketchs en solo. Il tourne d’abord en dérision le christianisme… avant de s’attaquer au très récent crash de l’avion de Germanwings dans les Alpes françaises, qui a fait 150 victimes. « Pour nous, il n’y a pas de tabous, explique Gohou après le spectacle. Derrière l’humour, il y a toujours un message qui passe. Le message, c’est comme une pilule, si on enlève le côté sucré, c’est très amer ! »

La célébration du Mois de l’histoire des noirs, samedi 28 février à l’Africa Centre, a permis aux communautés africaines d’Edmonton de partager leurs succès, tout en discutant de leurs faiblesses.

« En tant qu’Africains et noirs, on n’a pas beaucoup de moments pour célébrer. Et nous avons trouvé que les gens ont souvent beaucoup de stéréotypes de l’être africain, de l’être noir. On a remarqué que les gens ont aussi une certaine ignorance vis-à-vis des succès, des accomplissements des gens d’origine africaine », fait remarquer le directeur du comité d’organisation de l’événement, Ibrahim Karidio.

C’est l’une des raisons pour lesquelles la journée de samedi avait à son menu une présentation historique des luttes africaines, mettant en vedette les grands leaders noirs, les plus connus étant Frederick Douglass, Nelson Mandela et… Obama. « Ce qui démontre qu’Obama est bien africain, c’est qu’il ne s’implique dans rien sans en être le chef», termine l’auteur Guy Armel Bayegnak, qui donnait la présentation. « Nous avons beaucoup de dirigeants [dans nos communautés africaines immigrantes], des gens d’action, mais on oublie que ce sont des gens aimables, polis et pacifistes », pense M. Karidio.

Les festivités ont donc commencé par des discours des représentants de l’Africa Centre ainsi que de la ville d’Edmonton, y compris le maire Don Yveson et les conseillers Bev Esslinger et Dave Loken. Ont suivi la présentation historique de M. Bayegnak et l’organisation de la foule en groupes de discussions autour des thèmes de la journée : autonomisation, leadership et héritage, le tout entrelacé de prestations musicales et dansantes – sur scène et dans le salle – au rythme du groupe multiculturel Wajjo et de la troupe de danse camerounaise Pomae. La journée fut clôturée par un défilé de mode avec des costumes de toute l’Afrique et un repas abondant. Plus de 400 personnes s’y sont présentées, en comptant les tout petits et les jeunes qui ont pu profiter de la garderie et des activités parascolaires de l’Africa Centre.

La fondation Bosalisi expose et vend des œuvres de l’artiste congolais Mayemba à partir du vendredi 28 novembre à la Cité francophone d’Edmonton. Une manière de soutenir l’art africain et de le faire découvrir aux Albertains.

« Souvent, ses œuvres disent quelque chose. Par exemple, il y en a une qui représente deux personnes, un homme et une femme, qui rentrent dans une forêt. La forêt représente les obstacles de la vie. » C’est ainsi que Max Mubela, co-fondateur de Bosalisi, présente l’artiste congolais Mayemba qui sera exposé à La Cité francophone d’Edmonton. Le vernissage aura lieu le 28 novembre dans la rotonde (10h-18h) et les tableaux seront ensuite déplacés dans la salle 212 du 29 novembre au 6 décembre (accessible entre 10h et 16h30).

Peintre autodidacte reconnu, Mayemba expose actuellement à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, une institution soutenue matériellement par la fondation Bosalisi. « On va recevoir d’ici quelque temps des œuvres [des étudiants ou des professeurs] de l’académie, explique M. Mubela. En attendant, Mayemba s’est proposé. Il s’occupe aussi des jeunes de la rue au Congo… Donc il rejoignait un peu notre objectif. »

 

Créée le 14 janvier 2014 et installée à la Cité francophone d’Edmonton, la fondation Bosalisi veut améliorer les conditions d’enseignement en Afrique subsaharienne, notamment en République démocratique du Congo. Sa directrice générale raconte.

« En septembre dernier, mon mari [Max Mubela] a été au Congo. Il a vu qu’il y avait beaucoup de souffrance, beaucoup de pauvreté et pas beaucoup de ressources pour les jeunes, surtout en milieu rural : des écoles qui n’ont pas de bancs, pas de tableaux… On écrit par terre ! » Maryse Kiese-Mubela a beau avoir passé les premières années de sa vie au Congo, elle n’a pas connu ce dénuement. « Quand tu rentrais à l’école, tu avais un nouvel uniforme, ton sac à dos, tes affaires… », se souvient-elle.  C’était il y a une vingtaine d’années, avant qu’elle ne déménage à Montréal, puis Edmonton.

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