Le 19 juin dernier était une journée à marquer d’une pierre blanche pour les élèves d’Alexandre-Taché. C’est à Saint-Albert que la première pelletée de terre a eu lieu afin de marquer symboliquement les fondations de cette nouvelle école. Rétrospective d’une journée tant attendue.

Une petite pelletée de terre, un grand pas pour l’école francophone Alexandre-Taché ! Même le beau temps était au rendez-vous pour cette journée importante pour l’éducation francophone à Saint-Albert. Au total, plus de 200 personnes ont répondu présent, à savoir 150 élèves dont 2 classes de l’école La Mission, le ministre de l’infrastructure Brian Mason, la députée de St. Albert, Marie Renaud, ainsi que les représentants du Conseil scolaire Centre-Nord.

Durant cette journée, un groupe d’élèves a donné une prestation en chantant une chanson de leur répertoire. Leur  groupe s’appelle les « sousoliens ». Un clin d’œil caustique qui fait écho aux nombreuses années que certains ont passé dans le sous sol du centre de soins de longue durée Youville.

Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a décidé de transférer l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord le 2 juillet prochain. Lors de la rencontre organisée en novembre dernier, le CEF avait évoqué des problèmes financiers liés à la contribution moindre de l’Alberta pour chacun de ‘‘ses’’ élèves (par rapport à la Saskatchewan). Or plus de trois quarts des enfants de cette école viennent de l’Alberta...

« C’était un choix très difficile. On a réfléchi longtemps, on a regardé toutes les alternatives… La pire de toutes, c’était de fermer l’école aux élèves de l’Alberta », raconte André Denis, président du Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus). Ce choix, c’est le transfert de la gestion de l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), décidé vendredi 27 mars. Techniquement, l’école fermera le 2 juillet – pendant les vacances donc – et rouvrira dans la foulée, probablement dès le lendemain.

Une des raisons de ce transfert : un manque d’argent au Conseil des écoles fransaskoises (CEF, l’entité administrative). Sur les 46 élèves que compte l’école francophone, 34 viennent de l’Alberta ; or la province n’offre que 13 000 $ annuels par élève, contre 21 000 $ en Saskatchewan.

Près de 80 personnes ont répondu à l’appel du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), qui a invité de nombreuses familles de Sherwood Park et des environs à assister à une rencontre d’information le 23 mars sur la possibilité d’ouvrir une école francophone dans leur communauté. Devant cette salle comble de l’hôtel de ville de Sherwood Park –composée de parents, enseignants, conseillers scolaires et directions d’école –, le directeur général du CSCN, Henri Lemire, a présenté le projet d’école.

D’emblée, il a affirmé qu’il serait possible d’ouvrir une école francophone à Sherwood Park, de la prématernelle à la 6e année, dès septembre 2015. Selon le directeur général, il y a suffisamment d’ayant-droits dans la région. Environ 150 enfants inscrits dans les écoles du CSCN vivent à Sherwood Park. Le conseil a aussi calculé, à partir de données partagées par les conseils Elk Island Public et Elk Island Catholic, que près de 450 enfants d’ayant-droits sont inscrits dans les écoles anglophones et d’immersion de la région.

Vendredi 13 mars, l’évêque belge Eugenio Rixen a rencontré des élèves de l’école J.H. Picard à Edmonton pour leur parler de ses 35 ans passés au Brésil auprès des petits agriculteurs. Un rendez-vous organisé dans le cadre du ‘‘carême du partage’’ de l’organisme Développement et Paix, le Caritas canadien.

« São Paolo, c’est la moitié du Canada ! », s’exclame Monseigneur Eugenio, devant une foule d’élèves massés dans une salle de l’école d’immersion J.H. Picard. En effet, la région métropolitaine de São Paolo abrite plus de 20 millions d’habitants. Une bonne introduction au gigantisme brésilien… mais l’évêque belge est surtout là pour parler d’agriculture : «  Les gens veulent retourner à la terre car, en ville, il y a le chômage, la misère ! » Invité par l’organisme catholique Développement et Paix et présenté par Christina Kruszewski – animatrice de l’organisme et ancienne élève de J.H. Picard –, Eugenio Rixen vit au Brésil depuis 35 ans où il soutient l’agriculture familiale. L’évêque travaille au sein de la Commission pastorale de la terre, partenaire de Développement et Paix.

« Au Brésil, on a une forte conscience que la foi doit s’engager dans les problèmes sociaux », explique Mgr Eugenio. Ces problèmes sont nombreux dans le plus grand pays d’Amérique latine, mais le prêtre a choisi de s’attaquer à l’agrobusiness qui consiste à consacrer de plus en plus de terres à des cultures destinées à l’exportation – Chine, pays arabes, Afrique… –, comme le maïs, le soja et la canne à sucre. Le diaporama projeté sur grand écran s’arrête alors sur le portrait d’un coupeur de canne à sucre, « un travail d’esclave » selon l’évêque, presque pas rémunéré. Les petites propriétés écologiquement responsables de l’agriculture familiale sont donc menacées, alors qu’elles produisent trois quarts des aliments consommés au Brésil.

Comme chaque année, l’école Blessed Mother Teresa à Calgary organise un carnaval pour ses élèves, basé sur celui de Québec et sur ceux que l’on célèbre en France à l’occasion de Mardi Gras.

 

L’école catholique d’immersion française Blessed Mother Teresa, située au sud de Calgary, a, cette année encore, organisé un carnaval en français afin de célébrer l’hiver avant le carême. « Notre communauté scolaire profite ainsi d’un peu de culture française » explique le professeur Lee Martin. « Nous avons même la visite du fameux bonhomme du carnaval » s’amuse-t-il.

 

Les écoles Père-Lacombe et Maurice-Lavallée (Edmonton) bénéficient désormais de centres d’apprentissage. Un outil supplémentaire pour favoriser la réussite des élèves avec des besoins spéciaux.

« Pour répondre aux besoins des élèves, il faut une variété de moyens. Le but premier est toujours l’inclusion mais le centre d’apprentissage permet de travailler la littératie, la numératie et des habiletés de vie », explique Gisèle Bourque, conseillère pédagogique en inclusion et littératie au Conseil scolaire Centre-Nord.

À l’École Père-Lacombe, le nouveau centre d’apprentissage complète un dispositif déjà fourni : les équipes du projet Espoir (accompagnement pour l’intégration sociale, la gestion des émotions, la santé physique et mentale), une intervenante en francisation langue seconde et une accompagnatrice pédagogique, sans oublier les aide-élèves. « Certains enfants ne savent pas gérer leurs émotions ou ne savent pas fonctionner dans un milieu où il y a un cadre », explique Josée Lemire, la directrice (photo ci-contre), tout en confirmant que « le but, c’est d’essayer que nos élèves soient en classe le plus longtemps possible ».

Si j’étais mère d’un enfant en âge d’être inscrit à la nouvelle école de Beaumont, ou de Camrose, je me serais posé une question lors de la réunion des parents sur la confessionnalité de l’école. Est-ce que l’école, étant catholique, pourrait refuser de former des alliances gais-hétéros dans l’école de mon enfant ? Est-ce que des précédents font qu’il y aurait de fortes chances que certaines écoles s’y opposent ?

La réponse bien sûr ne relève pas seulement du conseil scolaire. Le projet de loi 10 sur les alliances gais-hétéros est à l’heure actuelle dans la pile « pas pour tout de suite », car le premier ministre Prentice a dû faire face à des représailles de tous côtés, y compris de membres de son propre parti. L’ironie, c’est qu’il essayait, avec un projet de loi pratiquement et idéologiquement contradictoire, d’accommoder tant les droits des jeunes LGBTQ, que ceux des parents ainsi que l’autonomie des conseils scolaires, ne s’attirant au final que des ennuis. Selon l’éditorialiste Graham Thompson, on peut s’attendre à ce que ce projet de loi revienne sur la table à la session parlementaire du printemps.

Jeudi 11 décembre, une quinzaine de parents se sont réunis à l’invitation du Conseil scolaire Centre-Nord pour discuter de la confessionnalité de la nouvelle école de Beaumont.

« On ne veut pas vous influencer d’une façon ou d’une autre. […] La loi veut que l’école soit publique ou catholique. Au conseil scolaire, ça ne fait aucune différence », annonce Henri Lemire, directeur du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), à la quinzaine de parents présents jeudi 11 décembre dans un des six bâtiments de la toute jeune école de Beaumont. Des conseillers scolaires sont également de la partie. Une réunion similaire avait d’ailleurs eu lieu lundi 1er décembre à Camrose.

Ouverte en septembre 2014, l’école de Beaumont compte désormais plus de 70 élèves. Il s’agit maintenant de décider si l’on veut qu’elle soit catholique ou publique. Dans les deux cas, elle dépendra du CSCN, mais le choix n’est pas anodin pour autant. Histoire d’y voir plus clair, deux intervenants ont présenté ces deux approches de l’enseignement francophone en Alberta.

 

L’école Notre-Dame-des-Vallées, ouverte aux élèves depuis le début de l’année scolaire, a été officiellement inaugurée cette semaine en présence des membres de la communauté francophone de Cochrane.

Caroline Lampron, directrice de la nouvelle école, est ravie : la cérémonie d’ouverture du 3 décembre s’est déroulée à merveille. Les invités ont pu tout d’abord visiter les locaux, avant d’assister aux évènements de la soirée. Les élèves, qui occupent leur école depuis déjà trois mois, ont bien sûr participé aux festivités : hymne national, prières, chansons.

La directrice, le député de Banff-Cochrane Ron Casey, mais aussi le maire de la ville, Ivan Brooker, et le conseiller scolaire Louis Arsenault ont chacun leur tour fait un discours pour célébrer ce nouveau bastion de la culture francophone. Suzanne Foisy-Moquin, du Conseil de l’éducation de la foi catholique chez les francophones, a remis une croix à la directrice, et l’abbé Noël, de la paroisse Sainte-Famille, a béni l’école. Le ruban symbolique a été coupé et toute la communauté a pu terminer la soirée en profitant d’un goûter.

Début septembre, les 140 élèves de l’école francophone La Prairie (maternelle à 9e année) ont découvert leur nouvelle école. L’inauguration officielle s’est quant à elle déroulée le 29 octobre, en présence de nombreux invités.

Mercredi 29 octobre, 10 h 30. Près de 200 personnes sont réunies dans le vaste gymnase de la nouvelle école La Prairie pour fêter son inauguration officielle. Jean Doyon, directeur de l’école depuis 2010, glisse un mot d’accueil et rappelle qu’il s’agit de « la seule et unique école francophone de Red Deer ».

Après que l’hymne national interprété par l’orchestre scolaire ait résonné dans l’immense salle de sport, le directeur évoque le chemin parcouru depuis 1996, date de création de l’école qui accueillait à l’époque 23 élèves dans les locaux de la Red Deer Christian Society. Annoncée en 2011, la construction d’un nouvel édifice débute en 2013. La première rentrée a eu lieu cette année. « La voilà enfin, notre belle école tant attendue ! », s’enthousiasme Jean Doyon.

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