Les parents de l’école Rose-des-vents s’impatientent de la lenteur à mettre en œuvre un jugement de la Cour suprême rendu en avril 2015. Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) augmente les pressions politiques pour trouver un terrain propice à construire une nouvelle école élémentaire, sur un autre site que celui occupé par l’école secondaire du conseil. Ce n’est pas facile dans Vancouver où le prix de l’immobilier est le plus élevé au pays.

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L’école La Mosaïque à Calgary a inauguré ses nouveaux locaux le jeudi 26 janvier. Un 10e anniversaire placé sous le signe de la nouveauté et de l’expansion qui en a ravi plus d’un.

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Sur le terrain, le joueur de football étoile Étienne Boulay n’a jamais donné dans la demi-mesure. L’athlète de 33 ans, aujourd’hui à la retraite, a rendu visite les cinq, six, sept et huit avril aux élèves de certaines écoles francophones de l’Alberta. Sportif passionné, cet athlète de haut niveau a connu une jeunesse qui n’a pas toujours été de tout repos. Persévérance, détermination et discipline, voilà toutes des qualités qui l’ont mené à ce qu’il est, aujourd’hui.

Trois fois champion de la Coupe Grey, Étienne Boulay est aussi animateur à la télévision, analyste et conférencier. Voulant s’inspirer de ses expériences vécues pour encourager les jeunes à persévérer, il a préféré demeurer honnête. « Évidemment, je parle des choses positives. Mais je dois aussi parler de mes moins bons moments, des cotés plus difficiles, et de comment je réussis à trouver ma place aujourd’hui à travers les épreuves », a admis l’ex-footballeur.

L’élément déclencheur

Au début du secondaire, Étienne était un jeune turbulent. « J’avais hâte d’aller à l’école, mais c’était pour les mauvaises raisons. J’avais hâte d’aller niaiser avec mes amis », se remémore-t-il. Mauvaises notes, mauvaises fréquentations, il était reconnu comme étant le « bouffon » de la classe.

baeQuand il a découvert le Football, Étienne n’avait sûrement pas imaginé qu’il serait le jeune joueur sollicité qu’il est devenu. Pour pouvoir jouer dans l’équipe, il a dû travailler fort et obtenir de meilleures notes à l’école. Selon Statistique Canada, un Albertain sur dix ne termine pas son secondaire. « Au début, avec les Alouettes (de Montréal), on allait dans les écoles pour contrer le décrochage scolaire. Mais même après le football, j’ai continué à y aller, parce que j’y ai pris goût », a expliqué Étienne.

Lors de sa conférence, il a parlé entre autres de ses blessures sportives. « Quand je me suis blessé, la première chose que j’ai faite a été d’appeler ma mère », a sans gêne avoué l’athlète. « Elle m’a dit de me concentrer sur les choses que je peux contrôler, et d’oublier celles qui sont hors de mon contrôle », a-t-il confié aux élèves. Pour lui, ce conseil a été décisif dans la façon dont il percevait les défis.

Prendre sa retraite a été une épreuve pénible pour Étienne Boulay. Il a confié qu’après le Football, il a commencé à faire la fête et à consommer de l’alcool. Après quelques années difficiles, Étienne a repris sa vie en main en consultant des spécialistes et fait aujourd’hui la promotion d’un mode de vie sain.

 

C’est pour cette raison que la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) a voulu inviter l’athlète. Dans le cadre de leur projet de promotion de la santé, les organisateurs préparent des activités au niveau de la vie active, de la saine alimentation et de la vie mentale. « Oui, il a parlé beaucoup de vie active, mais la raison pour laquelle on l’a fait venir, c’est pour le côté santé mentale », a mentionné l’agente de projet, Renée Levesque-Gauvreau.  « On savait qu’il avait eu des choses à surmonter, et c’est le message de motivation qu’on voulait passer dans les écoles », a-t-elle ajouté.

Le dicton qui dit : « ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort » n’aura jamais sonné plus vrai. Aujourd’hui, bien dans son corps et bien dans sa tête, Étienne Boulay est un bel exemple pour la jeunesse, dans ses forces comme dans ses faiblesses.


Dans tous les coins de la province, les écoles francophones arrivent bientôt à la ligne d’arrivée. Elles sont presque toutes prêtes à accueillir les élèves de la pré-maternelle à la douzième année. Certains conseils scolaires se sont tenus particulièrement occupés cet été, avec divers projets de construction et de rénovation d’écoles, mais sont confiants qu’ils seront prêts à recevoir les jeunes à temps pour la rentrée.


« Free Online Homework Help » c’est le nom de ce nouveau système de tutorat en ligne qui arrive tout doucement en Alberta et mis en place par Voilà Learning. Après avoir  fait ses preuves en Ontario et dans d’autres provinces du pays, l’organisme Canadian Parents for French (CPF), basé en Alberta, est officiellement partenaire de ce projet. Cela permettra d’apporter des ressources supplémentaires en français aux jeunes Albertains et ce, à l’extérieur du cadre scolaire.


Save Our Park tente un dernier recours contre le projet d’école francophone à Scenic Acres. L’association de résidents du quartier a saisi le Conseil scolaire FrancoSud en justice pour cession de titre de propriété illégale.

La bataille de Scenic Acres continue. Depuis le début de l’année, l’association de quartier Save Our Park demande à ce que le Conseil scolaire FrancoSud revienne sur sa décision d’implanter une nouvelle école francophone sur le parc de Scenic Acres. En septembre, le conseil scolaire avait décidé de faire une rencontre portes ouvertes afin de démontrer que ce projet ne dénaturerait pas le parc, et que c’était le meilleur emplacement possible pour la nouvelle école.

Save Our Park a cependant décidé de ne pas en rester là et tente une dernière action. L’association a ainsi soulevé un problème juridique dans ce projet : le conseil scolaire des écoles publiques de Calgary aurait enfreint une loi, la Municipal Government Act, en cédant le terrain de Scenic Acres au Conseil scolaire FrancoSud. En effet, lorsqu’une propriété appartenant à un conseil scolaire n’est plus utilisée, elle doit théoriquement revenir à la ville de Calgary.

Mardi 23 septembre au soir était organisée une rencontre portes ouvertes au sujet de la construction de la future école francophone à Scenic Acres sur l’emplacement actuel du parc du même nom. Ce projet divise depuis déjà plusieurs mois, avec d’un côté le Conseil scolaire FrancoSud et de l’autre les résidents du quartier et le comité Save Our Park.

 

« L’école que nous avons dans le Nord-Ouest attire beaucoup de jeunes. Nous avons encore eu 15 % d’augmentation cette année », soutient la présidente du Conseil FrancoSud, Anne-Marie Boucher. Elle réitère la nécessité de construire une école sur cet emplacement : « Nous avons choisi ce terrain parce qu’il nous appartient et que sa localisation est vraiment idéale. Il y a de grands boulevards qui nous permettent d’amener nos jeunes depuis toute la région du Nord-Ouest. »

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