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Quand les étudiants anglophones font du bénévolat en français

Mercredi 3 décembre, des étudiants anglophones ont présenté leurs expériences en tant que bénévoles au sein d’organismes francophones, dans le cadre du programme Community Service Learning de l’Université de l’Alberta à Edmonton.

Ces derniers mois, dans le cadre du programme Community Service Learning (CSL), une quinzaine d’étudiants en français intermédiaire du professeur Sathya Rao ont fait du bénévolat dans trois organismes francophones : le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), l’Alliance française d’Edmonton et l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). L’objectif ? « Leur montrer que la francophonie en Alberta, c’est quelque chose de vivant ! », explique M. Rao.

Pour cela, des partenariats ont été mis en place entre l’Université et des organismes à but non lucratif afin de « connecter les idées, les théories et les concepts que [les étudiants] apprennent à l’école et les appliquer dans le monde réel », résume Sheryle Carlson, une des coordinatrices des partenariats CSL. Chaque année, plus de 1 200 étudiants de l’Université de l’Alberta et 200 partenaires participent à ce programme vieux de dix ans. Cependant, cela ne fait que quelques années que des organismes francophones ont été intégrés et ils sont encore peu nombreux.


« Une expérience directe de la communauté »

Le professeur de français Sathya Rao pense que le CSL va continuer à se développer : « On est train de changer notre cursus et, de plus en plus, on se dirige vers des activités de CSL. On veut vraiment que l’étudiant puisse faire une expérience directe de la communauté, avec si possible un volet professionnel.  Sur un CV, ça peut faire une différence. »

Les étudiants choisissent eux-mêmes les partenaires qui les intéressent et participent désormais à un évènement ponctuel dans l’année – par exemple le Grand marché des arts avec le RAFA ou le Congrès annuel de la francophonie avec l’ACFA –, au lieu de s’investir tout un semestre comme c’était le cas auparavant.

Le partenariat avec l’Alliance française fait exception car les étudiants ont pu aider à organiser plusieurs petits évènements : un rendez-vous café-croissant, une projection de film, une soirée jeux, etc. « C’est un cadre assez familial, pour eux c’était rassurant : […] ils ne se sentaient pas trop intimidés », affirme Sathya Rao, en citant les commentaires très positifs de ses étudiants.

Chaque professeur ‘‘gère’’ le CSL comme il l’entend. Ainsi, M. Rao a demandé à ses élèves de produire un petit rapport sur leur expérience au sein de la communauté francophone, avec une synthèse critique et une présentation à l’oral qui s’est déroulée mercredi 3 décembre.

« Si on veut que la communauté francophone soit inclusive, il faut que ce genre d’activités se développent davantage afin que les francophiles puissent devenir des acteurs de notre communauté car, selon moi, ils contribuent à faire vivre le français à Edmonton », estime Leticia Gomez, étudiante au Campus Saint-Jean dans le programme d’éducation secondaire et membre du conseil d’administration de l’Alliance française.

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