Sécurité sur internet : « Nos élèves en savent plus que nous »

Samedi 22 novembre au Campus Saint-Jean, dans le cadre du 27e colloque annuel de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), un atelier intitulé « Êtes-vous cyber-avertis ? » a été proposé par des élèves de 9e année du club de robotique de l’École Joseph-Moreau.

« Est-ce que tout le monde a amené un ordinateur ou un téléphone ? », demande d’emblée une des élèves de 9e année de l’École Joseph-Moreau aux huit parents présents. En effet, l’atelier « Êtes-vous cyber-avertis ? » se veut interactif : chaque chapitre de l’exposé est introduit par une question à choix multiples à laquelle les parents peuvent répondre via leur appareil personnel. La première est facile : « À quel âge pensez-vous que les enfants commencent à utiliser internet ? ». La réponse est 3 ans. D’où l’importance d’intéresser les tout-petits aux risques liés à la navigation sur internet…

Sur les 10 jeunes du club de robotique de l’École Joseph-Moreau, huit se sont déplacés (sept filles et un garçon) au Campus Saint-Jean, en ce samedi matin frisquet. Pour pouvoir réaliser leur diaporama et préparer leur exposé, les élèves de 9e année ont bénéficié d’une formation par un employé de Telus, dans le cadre du programme CyberFuté.


Dans les premiers instants de l’atelier, certains parents découvrent l’importance du protocole « https » qui indique qu’un site est sécurisé, notamment pour les achats en ligne.

Les participants sont ensuite encouragés à discuter quelques minutes de leur famille ou de leurs animaux de compagnie. Une membre du club pose ensuite l’innocente question à la petite assistance : « Avez-vous dit un de vos mots de passe ? ». Et certains acquiescent… Prudence donc ! Vient alors le temps de donner quelques conseils pour la création de ses mots de passe : alterner majuscules et minuscules sans oublier d’ajouter des chiffres, éviter d’utiliser toujours le même et en changer régulièrement (deux fois par an), etc.

 

Nouveau chapitre : les informations bancaires. Vidéo de prévention à l’appui, le club de robotique rappelle qu’il ne faut jamais les divulguer sur internet, et surtout pas en répondant à un courriel !

Attention aussi à ne pas ouvrir des liens douteux, même si ce sont des amis qui semblent vous les envoyer. C’est une des manières de récupérer un virus qui peut « donner accès à ce que vous tapez ou même à votre caméra ». Il est aussi important de penser à faire des copies de sauvegarde des fichiers les plus précieux.

Le volet médias sociaux de l’atelier permet d’aborder la question de la vie privée et de la propriété intellectuelle. « Les photos postées sur Facebook appartiennent à Facebook ! », annonce une élève de l’École Joseph-Moreau. Une parente en profite pour raconter l’histoire d’un ami photographe qui a retrouvé une de ses photos postées sur Facebook dans un magazine, alors qu’il n’avait pas donné son autorisation.

Un autre parent s’étonne de voir les jeunes fréquenter certains médias sociaux alors qu’ils s’y font parfois intimider. « Dans ce cas-là, pourquoi retourner à l’école si on s’y fait harceler ? », réplique avec malice une élève du club de robotique. « Nos élèves en savent plus que nous... On peut s’apprendre mutuellement! », estime sa professeure Annie Dansereau.

Pour tous les services de vente de particulier à particulier comme Kijiji, il est plus prudent de se rencontrer dans un lieu public, afin de ne pas révéler où l’on habite et les objets de valeur que l’on possède éventuellement. Désactiver les services de géolocalisation sur son téléphone permet aussi de ne pas indiquer à de potentiels cambrioleurs que l’on n’est pas chez soi (le pire étant de poster un profil Facebook du type « Parti en vacances pour trois mois »).

 


L’atelier touche à sa fin. Josée Côté, une des parentes présentes, s’est assurée qu’elle « faisait les bonnes choses » avec ses deux enfants de 5 et 11 ans, très à l’aise avec la technologie. La mère de famille en a profité pour apprendre l’existence de la populaire application de partage de photos Snapchat.

Quant aux jeunes de l’atelier robotique, ils reconnaissent avoir eux aussi appris des choses en préparant leur exposé : faire plus attention aux informations que l’on divulgue en ligne, ne pas ajouter n’importe qui en contact, ne pas dire où l’on se trouve exactement… « Je vais être plus rusée maintenant ! », affirme une des élèves de 9e année. Avec son club, elle participera à la compétition de robotique First Lego League le 17 janvier prochain. « L’idée de la Lego League, c’est de partager des connaissances », précise Annie Dansereau. Un état d’esprit que l’on retrouvait tout au long de l’atelier.


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