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Moins 2,8 % d’inscriptions dans les écoles du Centre-Est

Les populations d’élèves francophones sont à la hausse au Canada (lire l’article ci-contre produit par Francopresse) même si ce n’est pas le cas dans toutes les provinces. L’Alberta figure parmi les gagnants, à l’exception du Conseil scolaire Centre-Est (CSCE) qui a perdu un nombre important d’élèves cette année.

Au 30 septembre, date buttoir pour le calcul de « performance » des conseils scolaires, le Centre-Est doit éponger un déficit de 400 000 $ résultant de ses pertes d’effectifs au sein de trois de ses quatre écoles.

À Plamondon, l’école Beauséjour a vu partir 19 élèves, une baisse d’effectif de 14, 8 % par rapport à l’année dernière. L’école du Sommet à Saint-Paul a subi une perte de 6,9 % dans ses effectifs et Voyageur, à Cold Lake, 4,8 %.

Les constats étaient plus dramatiques la semaine dernière puisque le conseil n’avait pas inclus les chiffres de la prématernelle, qui eux, sont positifs. « Au total, nous avons une baisse de 2,8 % par rapport à l’an dernier, ce qui est significatif, mais un peu moins que ce qu’on s’était imaginé », résume le directeur-général du CSCE, Marc Dumont. « Nos cohortes chez les plus jeunes sont encore très bonnes ».


Le directeur pense que les problèmes de rétention au secondaire sont le principal coupable. « Même les écoles où l’on a gagné des effectifs sont touchées », dit M. Dumont (à Bonnyville, l’école des Beaux lacs enregistre une augmentation de 4,5%). « Au secondaire, les parents vont souvent donner comme excuse le cours que nous on n’a pas par rapport aux autres écoles de la région », témoigne Marc Dumont. Mais en réalité, c’est souvent l’effort supplémentaire de faire sa scolarité dans les deux langues et le souci de réussite scolaire qui préoccupe les élèves, laisse-t-il entendre.

Parfois, les parents écrivent directement à l’école en énonçant ces raisons. À Plamondon, certaines familles ont tout simplement quitté la région. Par contre, à Saint-Paul, les pertes touchent tous les niveaux. « Ce qu’on a pu observer, c’est que les élèves de l’école du Sommet sont partis en anglais, même pas en immersion », relate M. Dumont. C’est un peu inquiétant. »

Pour connaître les raisons réelles de ces départs et pouvoir agir en conséquences, le conseil scolaire a engagé le consultant Richard Vaillancourt, qui s’entourera d’un autre consultant qui travaille beaucoup avec les familles exogames, afin d’effectuer des entrevues de sortie auprès des familles qui ont quitté le CSCE.

Comparativement aux autres conseils scolaires de l’Alberta, le CSCE ne comprend aucune école en milieu urbain, zones où se retrouvent en majeure partie les immigrants francophones et leurs enfants, ce qui comme l’expose l’article ci-contre, est un facteur important de l’augmentation des inscriptions dans les écoles francophones à travers le pays. On note par exemple une augmentation de 8% des inscriptions cette année au Conseil scolaire Centre-Nord et au Conseil scolaire Nord-Ouest.

Pour plus de détails sur les inscriptions dans les autres conseils scolaires, relisez notre bilan de la rentrée scolaire.

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