L'innovation au coeur du premier Symposium des Rocheuses

Les 20, 21 et 22 août derniers, à Canmore, s’est tenu le premier Symposium des rocheuses organisé par le Consortium provincial francophone pour le perfectionnement professionnel (CPFPP) du corps enseignant et des intervenants scolaires. Sur le thème Les sentiers de l’innovation, le symposium offrait une variété de conférences exclusivement en français. L’événement a accueilli 130 participants de 9 provinces et territoires du pays.

On y parlait de techniques, d’approches, de structures. « C’est la rencontre d’enseignants qui ont le goût d’être sur le sentier de l’innovation. Le symposium, c’est l’espoir versus l’obligation » déclare Renée Michaud, consultante en programme avec le CPFPP.

C’est dans le but d’explorer des stratégies pour soutenir les changements positifs et la découverte dans le domaine de  l’éducation en plus de créer des liens avec des collègues d’ailleurs et d’offrir des conférences hors de l’ordinaire que l’innovation a été choisie comme thème principal.


« L’innovation, c’était la demande générale ; les gens veulent développer de nouvelles habiletés. », affirme la directrice exécutive du CPFPP, Madeleine Lemire. Les ateliers étaient beaucoup axés sur les nouvelles technologies, mais offraient aussi d’autres genres d’ateliers, originaux et différents. On y retrouvait ainsi des sujets tels que l’utilisation des LEGO en mathématiques, la littératie alimentaire, la place des garçons à l’école et l’écriture en 3D. On a aussi présenté la iClasse, démystifier le moteur de recherche Google, découvert différentes applications éducatives pour le iPad et bien d’autres.  « Nous avons reçu beaucoup de soumissions d’ateliers, les choix étaient difficile. Mais nous avons ciblé les besoins et je crois que nous avons bien choisi », précise l’agente en communication du CPFPP, Jocelyne Hampton.

La conférence d’ouverture par Mylène Paquette, première québécoise à traverser l’Atlantique Nord seule et à la rame, n’a laissé personne indifférent. « C’est une inspiration ! Elle nous parlait d’innovation, d’attitude et de collaboration. Mais aussi de passion et de rêve, » explique Renée Michaud.

« Deux enseignants m’ont vraiment marquée dans mon adolescence, confie Mylène Paquette. Une enseignante de français m’a encouragé à écrire et un enseignant de science m’a poussé à bien connaître quelque chose et à l’affronter avant d’en avoir peur. »

La navigatrice n’a pas oublié ces enseignements. À la veille de terminer son premier livre, elle a toujours une peur terrible de l’eau. Son nouveau défi ? « J’aimerais, un jour, faire le tour du monde à la voile, mais il n’y a rien de précis encore ».

Un domaine dynamique
L’éducation est un domaine en mouvement, qui se transforme et évolue année après année. Il n’est certainement pas chose simple pour les travailleurs de ce milieu de continuellement se mettre à jour, par eux-mêmes.

Annie Garneau, directrice adjointe d’une école primaire en immersion, trouve important que les équipe-écoles assistent à de la formation continue : « C’est primordial dans notre profession de réfléchir à comment nous pouvons améliorer notre pratique. Le symposium est une opportunité pour les enseignants de se perfectionner. Dans ces évènements, on rencontre des gens, on pose des questions, on veut pousser plus loin. Puis, on le rapporte dans notre milieu. C’est très enrichissant. »

Le Symposium des rocheuses a été un succès et l’équipe aimerait le reconduire dans deux ans. « Nous sommes satisfaits du nombre de participants, explique Madeleine Lemire. Mais nous aurions aimé recevoir plus d’enseignants du milieu de l’immersion. » Pour Annie Garneau il est important d’avoir de la formation en français pour les enseignants francophones :. « C’est positif de voir que les milieux francophone et d’immersion travaillent ensemble. Nous avons les mêmes besoins de formation, alors on s’entraide. »

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