Une nouvelle directrice pour le Centre collégial de l’Alberta (CCA) et des objectifs précis.

Depuis le 18 février dernier, et pour une période d’un an, Kate Peters, connue dans la communauté franco-albertaine pour son rôle d’agente de liaison communautaire au Secrétariat francophone, est en prêt de service à l’Université de l’Alberta. Son mandat : relancer le Centre collégial de l’Alberta.


« C’est un très beau défi qui tombait bien », soutient, d’entée de jeu, celle qui revenait le 18 février dernier d’un congé de maternité.


Au cours de cette année à titre de directrice du CCA, Kate Peters entend concentrer ses efforts sur trois objectifs précis : lancer le programme de Technique d’administration des affaires, mettre en place un programme en tourisme et développer un plan d’affaires de cinq années.

La grande priorité sera de s’assurer que le programme de Technique d’administration des affaires démarre dès septembre 2014.

« Il ne reste que cinq mois, ce qui ne nous donne pas beaucoup de temps pour effectuer le recrutement et monter le programme. Il y a beaucoup de choses à revoir », souligne-t-elle.

Pour la communauté franco-albertaine, cette situation aura un air de déjà vu, puisqu’il y a un an, les inscriptions avaient été suspendues par l’Université de l’Alberta, faute d’avoir recueilli assez de demandes complètes. Ce qui a changé en un an? « On a constaté l’appui de la communauté. On l’a vu dans la dernière année, comment elle tient au secteur collégial francophone », informe Kate Peters.

Aussi, en 2014, tout porte à croire que la donne est différente. « L’objectif, c’est de lancer le programme. Il faut focaliser sur la qualité des demandes plutôt que la quantité. Vouloir accepter le plus de demandes revient à se retrouver, très souvent, avec des personnes qui n’ont pas toutes les compétences pour réussir ce programme. Donc, le plus important pour assurer une qualité de cours, c’est d’avoir des demandes de qualité », estime Kate Peters.

Malgré tout, la directrice croit que les inscriptions ne seront pas reçues au-delà de la fin juin. « C’est la date butoir que l’on se donne puisqu’aux mois de juillet et d’aout, les étudiants potentiels ont déjà choisi depuis longtemps leur programme pour l’année qui vient. L’important, c’est de s’assurer que le programme parte du bon pied », mentionne-t-elle.

Kate Peters espère pouvoir compter sur l’appui de la communauté. « L’an dernier, une coalition d’organismes a été formée et les efforts de mobilisation avaient eu des résultats positifs. Nous partageons le même objectif, qui est de voir des étudiants inscrits au Centre collégial de l’Alberta », avance Mme Peters.

Fait à noter, une personne qui ne se trouve pas à Edmonton pourrait s’inscrire au programme. « On veut offrir une plateforme de formation à distance qui s’aligne avec les priorités d’eCampusAlberta. Il serait possible pour une personne de Lethbridge ou de Grande Prairie par exemple de suivre la formation à distance et même d’assister à des cours par vidéoconférence afin d’avoir une interaction avec les autres étudiants », indique Kate Peters.

Programme de tourisme
Outre la Technique d’administration des affaires, la nouvelle directrice du CCA entend développer l’offre d’une formation en gestion touristique. « Nous maintenons notre partenariat avec le Cégep de Matane, mais le programme pourrait être offert de façon indépendante », affirme Mme Peters en précisant que cela permettra de mieux répondre à l’industrie touristique albertaine.

Pour ce faire, le Centre collégial entend travailler étroitement avec le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA). « Le CDÉA est au cœur du marché touristique et il assure ce lien avec les employeurs potentiels pour que le programme réponde aux besoins du marché », fait remarquer Kate Peters.

Le CCA entend aussi maintenir une collaboration avec d’autres partenaires, tels que l’ACFA, Canadian Parents of French et les conseils scolaires. « Nous devons répondre aux besoins de la communauté alors c’est certain qu’un travail de consultation va s’effectuer dans la prochaine année. Cela permettra d’intégrer les recommandations dans le plan d’affaires », avance Mme Peters.

Au Campus et non à La Cité
Le premier programme collégial francophone – et les autres qui suivront – sera offert au Campus Saint-Jean et non à La Cité francophone. « Nous voulons que les étudiants vivent leur pleine expérience en français au Campus, qu’ils aient accès à tous les services disponibles et qu’ils soient des étudiants de Saint-Jean à part entière », soutient Kate Peters.

Celle-ci ne voit pas de problèmes à court terme d’intégrer un nouveau programme, même si la plage horaire du Campus Saint-Jean est déjà remplie. « On parle ici d’un seul programme, peut-être deux d’ici deux ans, alors à court terme, le problème ne se pose pas », déclare la directrice du CCA.

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