CSNO : l’âge d’entrée à la maternelle est modifié

Le Conseil scolaire du Nord-Ouest (CSNO) modifie sa politique à la suite d’une demande d’un conseil d’école.

Dès la rentrée scolaire 2014-2015, un enfant inscrit à la maternelle devra avoir 5 ans au 31 décembre, et non au 1er mars, comme c’était le cas jusqu’à présent.


Dans sa demande présentée au CSNO en 2013, le conseil de l’école Héritage de Falher avait suggéré de suivre l’approche des écoles au Québec, où l’âge d’entrée en maternelle est de 5 ans au 30 septembre.

La présidente du conseil d’école, Christine Aubin, explique ce qui a motivé l’école Héritage à demander une modification. « Pour les enfants, c’est très important la maternelle. C’est plus qu’apprendre à compter et connaitre son alphabet, c’est aussi la socialisation et la négociation, comment trouver sa place parmi ses pairs », mentionne-t-elle.

Mme Aubin ajoute que la question de la maturité entre aussi en ligne de compte. « On trouvait que les plus jeunes avaient plus de difficulté et que les enseignants devaient passer plus de temps avec ceux-ci », avance la mère de jeunes écoliers qui a aussi été enseignante en maternelle.

Après avoir fait une analyse sur le sujet, et noté ce qui se fait ailleurs en province, le CSNO a choisi de devancer de deux mois, soit au 31 décembre, l’âge d’entrée à la maternelle, une date qui s’aligne avec la politique en place dans les autres conseils scolaires de la région.

« Nous avons pris cela en considération, reconnait le directeur général du CSNO, Marcel Lizotte. D’ailleurs, nous avons constaté que dans l’ensemble de la province, c’est environ 50 % des écoles qui ont une date d’entrée au 1er mars et l’autre 50 % au 31 décembre. Les recherches ont démontré qu’il ne faut pas seulement tenir compte de l’âge de l’enfant, mais aussi de ce qu’ils appellent “school readiness”, qui comprend des habilités de base, notamment, l’interaction avec les autres jeunes, la socialisation, la dextérité, etc. », poursuit-il.

La directrice de l’école Héritage, Nicole Wallisser, précise qu’il sera possible pour les parents d’enfants qui auront 5 ans entre le 31 décembre et le 1er mars de faire une demande spéciale à la direction d’école si ceux-ci croient que leur enfant est prêt pour la maternelle. « Nous ne voulons pas brimer l’enfant de 4 ans qui est prêt dès septembre. Si le parent croit que son enfant est prêt, nous allons l’évaluer et l’appuyer de ce côté si on voit que c’est le cas. »

La directrice atteste que certains des plus jeunes dans une classe de maternelle peuvent vivre des défis à l’école, tant sur le plan social que scolaire, ce qui rend l’expérience difficile pour ces enfants. « On se disait, ne serait-ce pas mieux que le jeune soit vraiment prêt pour la maternelle? Qu’il soit confiant et capable de réussir de façon plus autonome au lieu d’être appuyé en tout temps », soulève Mme Wallisser.

Elle ajoute qu’au terme de cette première année scolaire de l’élève, il faut s’assurer que l’enfant est prêt à affronter la prochaine étape, soit les nouveaux défis de la 1re année. « Lorsqu’on évalue l’élève, ce n’est pas seulement au niveau intellectuel, mais au niveau social aussi. C’est fragile d’avoir des discussions avec les parents lorsqu’il s’agit d’avoir à refaire la maternelle », partage la directrice.

Pour ce qui est de la rentrée 2014-2015 dans les trois écoles du CSNO, Marcel Lizotte assure que la modification au règlement n’aura pas d’effet important sur les inscriptions. Il indique que 95 % des enfants présentement inscrits dans les prématernelles francophones de la région seront éligibles à intégrer la maternelle à l’automne.

Volteface au Centre-Est
À noter qu’en ce qui a trait aux trois autres conseils scolaires francophones, en l’occurrence le Conseil scolaire Centre-Est (CSCE), le Conseil scolaire Centre-Nord et la Conseil scolaire FrancoSud, l’âge d’entrer en maternelle pour leurs élèves demeure 5 ans en date du 1er mars de l’année pour laquelle ils sont inscrits.

Cependant, le CSCE avait déjà envisagé, au début des années 2000, cette option de ramener cela au 31 décembre. Une politique avait même été adoptée. « Toutefois, étant donné les dates préconisées par la loi scolaire pour la 1re année, nous devions inclure dans cette nouvelle politique un mécanisme pour que les parents puissent demander d’en être exemptés », fait remarquer le directeur général du CSCE Marc Dumont.

Aussi, les écoles d’immersion avec lesquelles le conseil était en compétition maintenaient la date du 1er mars. « Conséquemment, nous nous sommes retrouvés à gérer, à quelques exceptions près, des demandes d’exemption de la part de la majorité des parents, qui ne comprenaient pas pourquoi l’école d’immersion accepterait leur enfant alors que l’école francophone ne les acceptait pas », indique M. Dumont.

Devant la possibilité de perdre des élèves au profit de l’immersion, le CSCE se retrouvait donc à accepter toutes les demandes d’exemption à la politique du 31 décembre.

« Nous avons donc décidé de retourner à la pratique d’admission en fonction du 1er mars, conformément à ce qui était la pratique ailleurs, ayant un lien étroit avec ce qui est préconisé par la loi scolaire pour la 1re année », énonce Marc Dumont.

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