La province investit dans deux écoles francophones

Dans les prochains mois, les écoles francophones Nouvelle Frontière (Grande Prairie) et Sainte-Marguerite-Bourgeoys (Calgary) réfléchiront à leurs projets de modernisation respectifs, alors que le gouvernement provincial vient d’annoncer qu’un investissement leur sera accordé.

Dans les deux cas, le montant des investissements liés à la modernisation des écoles n’a pas été dévoilé et la nature exacte des travaux n’est toujours pas déterminée.


« Un processus de consultation s’amorcera très prochainement entre le Conseil scolaire FrancoSud, les enseignants, peut-être même les comités de parents, afin de déterminer quelles options sont à considérer pour l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys (SMB) », explique le responsable des communications pour le conseil  FrancoSud, Claude Rivest. L’annonce touchant l’école SMB a été faite le 21 janvier.

Le projet qui a été soumis par SMB et qui a été retenu par la province est celui de bonifier l’offre des études professionnelles et technologiques, ces cours pratiques qui s’adressent aux élèves du 2e cycle du secondaire. « Mais de là à dire si les changements seront d’ordre mécanique, cosmétique, ou de design, ce ne sera déterminé qu’après consultation », précise Claude Rivest.

Du côté de Grande Prairie, le montant d’argent n’a pas non plus été dévoilé, mais on peut tout de même s’attendre à l’agrandissement de l’école Nouvelle Frontière.

« À l’heure actuelle, notre taux d’inscriptions croît de 15 % par année. Si la tendance se maintient, on devra ajouter deux classes par année », soulève le directeur de l’école, Alain Blais.

M. Blais souligne qu’alors que l’école francophone avait été bâtie, au départ, pour 110 élèves de la maternelle à la 9e année, elle accueille aujourd’hui 280 jeunes franco-albertains de la prématernelle à la 12e année. Elle produit d’ailleurs cette année sa troisième cohorte de finissants.

« Nous n’avons ni l’espace ni les ressources pour les élèves du secondaire en ce moment, et du coup, plusieurs nous quittent après la 9e année pour fréquenter une école secondaire avec des locaux mieux adaptés, déplore M. Blais. C’est pourquoi notre priorité sera d’avoir des espaces pour le secondaire et ses cours à options, comme la menuiserie, la musique, les arts ou la mécanique. »

Le directeur général du Conseil scolaire du Nord-Ouest (CSNO), Marcel Lizotte, abonde dans le même sens : « On a les élèves, mais pas les classes pour eux », appuie-t-il.

Le CSNO, qui a estimé à 2,9 millions $ le montant nécessaire pour moderniser l’école, espère aussi voir s’ajouter trois salles de classe pour le 2e cycle, ainsi qu’une salle multifonctionnelle qui servira de lieu de rassemblement pour les élèves du secondaire. « Et ce ne sera pas des classes portables », se réjouit la directrice de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Grande Prairie, Michelle Margarit.

Elle n’est d’ailleurs pas la seule à se réjouir : l’annonce faite le 27 janvier a été accueillie dans les applaudissements et les sifflements des élèves de l’école Nouvelle Frontière.

« C’était un moment très émouvant, assure Mme Margarit. Le ministre (des Transports et député de la circonscription de Grrande Prairie-Wapiti) Wayne Drysdale, qui a annoncé la nouvelle, est devenu tout rose quand les jeunes ont éclaté de joie. Il a dit que ça lui montait droit au cœur. »

Pour l’heure, plusieurs décisions restent donc à prendre. L’annonce de financement pour ces écoles ainsi que pour une vingtaine d’autres écoles dans les régions de Calgary et d’Edmonton, dont l’école d’immersion J.H. Picard, est un signe, selon Claude Rivest, que « le gouvernement s’engage à respecter ses promesses électorales. »

Lors de sa campagne en 2012, Alison Redford avait en effet promis qu’une fois élu, son gouvernement assurerait la construction de 50 nouvelles écoles et la rénovation de 70 autres à travers la province. Avant la fin de février 2014, un total de 120 projets devrait ainsi être annoncé.

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