Rentrée universitaire à l’ombre du budget

Le Campus Saint-Jean (CSJ) sera beaucoup plus fréquenté cette année qu’à l’habitude. On parle d’une augmentation probable de 8 % en première année du Baccalauréat.

Les effectifs dépassent les cibles, particulièrement au programme bilingue de sciences infirmières pour lequel les inscriptions ont presque doublé, ce qui peut suggérer un manque de financement à venir pour subvenir aux besoins du groupe. « Pour l’instant les chiffres s’équilibrent parce que les effectifs des années précédentes étaient en dessous des cibles, mais à l’avenir nous devrons peut-être revoir nos critères d’admission pour rester plus proche de la cible de 17 étudiants par niveau », avance la doyenne de la faculté des sciences infirmières, Joanne Profetto-McGrath.


En génie, la cohorte prévue à 20 étudiants en enregistre un de plus. « Mais cinq ou 10 étudiants de plus, c’est encore possible de les accommoder puisqu’on a les classes. C’est quand ça dépasse 10 que ça commence à être plus difficile au niveau des espaces physiques et du financement », soutient le doyen par intérim du CSJ, Ed Blackburn.

Pour 2013-2014, le régime minceur du budget n’étant que d’environ 1,5 %, il n’y a pas de changement majeur aux services offerts aux étudiants, ni aux programmes universitaires. « Nous avons éliminé un poste de psychologue », note M. Blackburn comme tout changement notoire. Danielle Leclerc, coordonnatrice à la vie étudiante, note que le budget cette année a eu quelques répercussions sur les choix de cours, mais en aucun cas sur la vie étudiante, qui de toute manière comporte des activités basées sur la participation des étudiants et à cout moindre.

Par contre, le spectre de l’année 2014-2015 pointe le bout de son nez, alors que les facultés de l’Université de l’Alberta devront faire des choix difficiles pour réaliser des économies de plus ou moins 7 % dans leur budget annuel. L’Université de l’Alberta propose depuis le début du mois d’aout un programme de départs volontaires, avec indemnités, pour le personnel académique et administratif qui souhaiterait aider l’institution à se serrer la ceinture. Les employés ont jusqu’au 16 septembre pour soumettre un formulaire de demande pour une retraite anticipée.

Au CSJ, le doyen par intérim a sur son bureau deux applications au programme de départs volontaires, dont la sienne qui doit recevoir l’approbation du recteur de l’Université, Martin Ferguson-Pell. Et il en aura peut-être une troisième. Pour une petite faculté comme Saint-Jean, ces départs seraient suffisants pour couvrir le 7 % de coupes budgétaires demandées. Mais, il est difficile de savoir les répercussions réelles de telle cure minceur, puisque d’autres variables sont encore inconnues, tel le renouvèlement du financement du Official Languages in Education Program (attendu au printemps). Face à l’inconnu, les embauches se feront sur une base contractuelle, du moins pour la session printemps-été 2014.

Pour ce qui est du dossier du Centre collégial, Ed Blackburn dit « toujours  attendre un appel du gouvernement à ce sujet ».  

Danielle Leclerc, quant à elle, a constaté l’augmentation des inscriptions lors de la session d’orientation. Mais ce n’est que lors de la fin de semaine d’intégration au français, qui se tiendra du 13 au 15 septembre, et dans les activités à venir qu’elle verra si cela se transforme en une participation accrue à la vie étudiante. Comme nouvelle activité, elle compte notamment proposer aux étudiants, en partenariat avec l’Association des universitaires de la Faculté Saint-Jean (AUFSJ), un lip dub, l’Oktoberfest et une fin de semaine de camping. S’acclimatant aux discussions budgétaires qui caractérisent cette rentrée universitaire, l’AUFSJ se concentrera cette année à faciliter la communication entre administration et corps étudiant et à informer celui-ci.














 

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